mardi 13 novembre 2018

Montée de la christianophobie en France : halte au silence assourdissant des grands médias !

Un crucifix renversé nau cimetière de Saint-Roch, à Castres. Photo ©REMY GABALDA / AFP

Depuis quelques années, les actes de vandalisme contre les monuments chrétiens connaissent des hausses spectaculaires. Pourtant, ceux-ci restent encore largement passés sous silence, regrette le professeur d'histoire Kevin Bossuet.

Mercredi dernier, c’est un véritable acte de vandalisme qui s’est produit au sein de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux. En effet, à l’intérieur de l’église datant du XIe siècle, plus de quarante chaises ont été volontairement réduites en miettes et de très nombreuses tables ont été renversées. Cette exaction christianophobe qui constitue, par le symbole qu’elle représente, un acte déshonorant autant pour la France que pour la République, n’a fait réagir pratiquement aucun responsable politique, et n’a été relayée par quasiment aucun grand média. Heureusement que sur les réseaux sociaux, certains internautes n’ont pas hésité à dénoncer cette odieuse profanation qui serait passée complètement inaperçue sans leur précieuse intervention. Bref, c’est encore une fois dans l’indifférence générale qu’on s’en est pris, en France, à un lieu de culte chrétien.

https://www.valeursactuelles.com/societe/montee-de-la-christianophobie-en-france-halte-au-silence-assourdissant-des-grands-medias-100655

Ce fait divers, que certains qualifieront volontiers d’insignifiant, voire d’anecdotique, en dit pourtant long sur la gravité et l’ampleur des actes christianophobes qui se produisent chaque semaine, sur notre territoire, sans que personne ne prenne la peine de s’en émouvoir publiquement.  Depuis le début de l’année 2018, ce ne sont effectivement pas moins de 200 actes christianophobes environ qui ont été recensés en France par l’Observatoire de la christianophobie. En 2017, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, les atteintes aux sépultures et aux édifices chrétiens se sont élevés à 878 et constituent environ 90% des atteintes globales aux édifices religieux et aux sépultures. Autant dire que nous sommes ici en présence d’une véritable tendance qui apparaît comme particulièrement inquiétante.

Que ce soient les incendies criminels, les actes de vandalisme ou encore les vols avec ou sans effraction, on ne compte plus le nombre faramineux d’atteintes à notre patrimoine et à nos symboles chrétiens. Par exemple, en juillet dernier, c’est le cimetière Saint-Roch de Pontarlier (Doubs) qui a été profané. Des statues du Christ ont été descellées et brisées, des pots de fleurs ont été renversés, et des plaques commémoratives ont été morcelées. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 août, sur l’île de Noirmoutier (Vendée), c’est carrément la tête de la Vierge et celle de l’Enfant-Jésus d’une immense statue qui ont été décapitées. En septembre dernier, à Tréguier, dans les Côtes-d’Armor, ce sont des tags antireligieux qui ont été retrouvés sur les murs et les portes de la cathédrale Saint-Tugdual. Quant aux deux chapelles du couvent des Sœurs du Christ, elles ont vu leur plancher être arrosé d’huile de vidange, leurs fenêtre être barricadées et leurs portes être cadenassées et enchaînées. Ces quelques exemples, qui sont évidemment loin d’être exhaustifs, illustrent à merveille la haine anti-chrétienne qui existe dans notre pays.

Des lobbies laïcards aux fanatiques d'extrême gauche sans oublier les musulmans intégristes, qui veut la peau des monuments chrétiens ?
Ces délits de lèse-chrétienté sont la plupart du temps le fait de fanatiques d’extrême gauche, souvent très proches des milieux satanistes, ainsi que des lobbies laïcards, féministes et LGBT. Les tags et les graffitis laissés sur le lieu des profanations sont, de ce point de vue, toujours très équivoques. A Besançon, par exemple, la cathédrale Saint-Jean, qui a été à plusieurs reprises taguée au cours des derniers mois, a eu droit aux inscriptions suivantes : « Gendarmes assassins, cathos complices », « Nos vies, nos corps nous appartiennent » ou encore « A bas la charité, vive la solidarité ». En février dernier, à Strasbourg, ce sont des tags agrémentés du slogan « ni Dieu ni maître » qui ont été retrouvés sur les murs et le portail de la cathédrale Notre-Dame.

En outre, les musulmans intégristes, mus par leur volonté effrénée de répandre et d’imposer leur doctrine politico-religieuse partout où ils se trouvent, commettent également de nombreux actes christianophobes. En juillet 2016, c’est bien deux islamistes qui, à Saint-Etienne-du-Rouvray, ont lâchement assassiné le père Hamel dans une église. En février 2018, à Mâcon (Saône-et-Loire), c’est un immense drapeau turc qui a été déroulé sur le parvis de l’église Saint-Pierre au cours d’un mariage. En juillet dernier, à Reims, un individu, après le spectacle son et lumière, n’a pas hésité à crier « Allahou Akbar ! Vive Daech ! Je vais vous égorger ! » à tous les individus qu’il croisait devant la cathédrale des sacres. « Je vais faire un attentat ! Je vais faire sauter la cathédrale » a-t-il alors surenchéri. Ces crimes, ces délits et ces provocations christianophobes, qui sont loin d’être des actes de folie, participent allègrement à la stratégie d’intimidation et de terreur si chère aux islamistes.

Ce qu’il y a d’excessivement choquant, outre les faits eux-mêmes, c’est bien le silence médiatique qui entoure ces exactions. Imaginons un seul instant que des synagogues ou des mosquées subissent chaque semaine le même sort ; cela ferait, à coup sûr, la une des journaux et provoquerait, à juste titre, un déferlement de réactions émues, aussi bien de la part de nos hommes politiques que de nos éditorialistes. Ce silence assourdissant, révélateur de l’indifférence qui existe pour le sort des chrétiens dans beaucoup de sphères d’influence, n’est évidemment pas acceptable. Les chrétiens sont, au même titre que les juifs ou les musulmans, des citoyens comme les autres et ils ont de ce fait droit, comme ces derniers, à ce que l’on évoque les exactions qu’ils subissent au quotidien.

Pire encore, ce silence est, chez beaucoup de journalistes, parfaitement conscient et voulu et n’est que la conséquence d’un combat idéologique qu’ils entendent mener avec vigueur. D’ailleurs, est-ce bien étonnant quand on sait à quel point bon nombre de journalistes ont tout fait, il y a quelques mois, pour dézinguer le trop catholique François Fillon afin de lui substituer le laïcard Emmanuel Macron ? Est-bien surprenant quand on entend tous les matins sur France Inter ou tous les soirs dans l’émission Quotidien, des journalistes dénigrer avec force nos valeurs, notre culture et nos racines chrétiennes ? Est-ce si étrange de mettre en avant ce constat quand, la semaine dernière, Le Monde, journal pourtant de référence, a osé illustrer un article sur l’explosion de l’antisémitisme en France par une photographie avec des symboles chrétiens ? C’est bien un combat purement dogmatique que mènent, à travers cette  « omerta », un certain nombre de nos journalistes.

Il ne s’agit évidemment pas ici de tomber dans une quelconque théorie du complot ou d’incriminer tous les journalistes, dont beaucoup font admirablement bien leur travail, mais de pointer du doigt une omission qui remet clairement en cause la manière dont est réalisé, dans beaucoup de médias, le traitement de l’information. Or, comment les grands médias peuvent-ils assurer la circulation des opinions, leur confrontation et leurs limites, ce qui est leur rôle dans une démocratie, s’ils dissimulent ou s’ils négligent une partie des informations qu’ils ont en leur possession ? Comment peuvent-ils informer objectivement les citoyens s’ils n’accordent pas la même importance aux actes de même nature en fonction de la religion de leurs auteurs comme de leurs victimes ?

En effet, n’en déplaise à certains, les exactions perpétrées à l’encontre des chrétiens sont aussi graves que celles perpétrées à l’encontre des juifs ou encore des musulmans. Les Français, quelles que soient leurs croyances, ont en effet le droit de savoir que toutes les semaines, sur notre territoire, des édifices chrétiens subissent des pillages, des incendies criminels ou des actes de vandalisme et qu’un bon nombre de chrétiens se font, du fait de leur religion, régulièrement injuriés et maltraités.

Oui, taire la montée de la christianophobie dans notre pays, c’est assurément se rendre complice de ceux qui commettent ces actes odieux. Taire la montée de la christianophobie au sein de la société française, c’est laisser penser qu’il existerait des citoyens de seconde zone dont on ne parle jamais, et des citoyens de première zone qui, au moindre incident, ont accès, en grande pompe, à tous les médias nationaux. Taire la montée de la christianophobie, c’est assurément contribuer à diviser encore un peu plus une société qui, à l’heure de la montée des communautarismes, n’en n’a absolument pas besoin. Alors oui, parlons de la profanation de nos églises, parlons des pillages des lieux de culte chrétiens, parlons des agressions christianophobes et rétablissons enfin un peu de justice et d’honnêteté dans le traitement de l’information. Il en va de la crédibilité de la presse, il en va de la liberté d’accès à l’information !

Kevin Bossuet / Lundi 12 novembre 2018 à 11:10 929 7

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