vendredi 9 novembre 2018

Islamisme et politique 09.11.2018

Russie : poussée de fièvre dans des républiques musulmanes du Caucase

Enquête dans le Caucase russe. Cette région au Sud du pays compte plusieurs républiques musulmanes, dont l’Ingouchie et la Tchétchénie. Cette dernière est dirigée d’une main de fer par Ramzan Kadyrov, le protégé de Vladimir Poutine. Si en Tchétchénie, Ramzan Kadyrov fait taire toute contestation, début octobre, la colère a éclaté dans la république voisine, […]

Fraudes fiscales : les comptes des réseaux sociaux pourront désormais être scrutés

Le ministre de l’Action et des Comptes publics annonce la mise en place en début d’année, d’une expérimentation visant à scruter les comptes personnels des Français sur les réseaux sociaux pour lutter contre l’évasion fiscale.

[Ouest-France] On fait moins de bébés dans le monde : une bonne nouvelle pour l’environnement et pour les migrants

Un pays sur deux n’atteint plus le seuil de 2,05 enfants par femme nécessaire au renouvellement de la population. Une bonne nouvelle… pour l’environnement. Et pour les migrants. Fini le baby-boom mondial de 1950, quand les femmes donnaient naissance à 4,7 enfants, en moyenne. En 2017, le taux de fécondité a plongé à 2,4 selon une étude publiée dans The […]

Autriche : un espion russe au cœur de l’armée

Un colonel autrichien à la retraite est soupçonné par Vienne d’avoir mené durant des décennies, et jusqu’à très récemment, des activités d’espionnage au profit de la Russie.

États-Unis : en votant Trump, les femmes blanches sont accusées de trahir les intérêts des minorités

(…) Les femmes blanches représentent l’un des plus grands blocs électoraux du pays et l’un des groupes démographiques les plus divisés et les moins cohérents sur le plan idéologique. Aucune autre race ni aucune autre minorité sexuelle n’est autant divisée. Il y a une bataille pour l’âme de l’Amérique, entre la cruauté raciste de Trump […]

Emmanuel Macron paye sa tournée aux clients d’un bar PMU

En marge de son « itinérance mémorielle », le chef de l’État s’est arrêté dans un établissement de Bully-les-Mines où il a répondu à des questions des habitants.

Pays-Bas : les ambulanciers désormais équipés de gilets pare-balles et de gilets de protection contre les attaques au couteau

Pays-Bas – Les services ambulanciers sont désormais équipés de gilets pare-balles et de gilets de protection contre les coups de couteau. « C’est nécessaire, malheureusement. Les patients deviennent de plus en plus agressifs. Nous voyons de plus en plus de gens porter des armes ou des couteaux avec eux », explique un ambulancier. Les gilets doivent assurer […]

La grande débâcle de l’industrie française

En amont des commémorations du centenaire de l’armistice, Emmanuel Macron a arpenté l’est et le nord du pays, visitant à la fois les hauts lieux des combats de la Grande Guerre, mais aussi les usines et sites industriels de ces régions minées par le déclin économique. Que peut faire le gouvernement pour sortir l’industrie française […]

Pourquoi les jouets français s’imposent de plus en plus dans les listes de Noël ?

Les jeux français se vendent de mieux en mieux dans l’Hexagone, mais aussi à l’étranger. Si le marché du jeu français progresse c’est aussi parce qu’il répond à une tendance d’achat engagé. «Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux achats éco-responsables. C’est une manière de défendre le patrimoine, sans être réac», commente Frédérique […]

Paris : la diversité de l’art contemporain africain, loin des clichés

Ils sont photographe sud-africain, peintre algérienne ou plasticien congolais : tous sont mis à l’honneur de vendredi à dimanche à Paris, lors de la 3e édition de la foire d’art contemporain africain « Also Known As Africa », avec l’espoir de casser les clichés autour des œuvres du continent. Rendez-vous du 9 au 11 novembre au Carreau […]

États-Unis : l’acteur Viggo Mortensen obligé de s’excuser pour avoir prononcé le mot « nègre » en voulant dénoncer l’usage de ce terme

L’acteur Viggo Mortensen, connu pour son rôle d’Aragorn dans le Seigneur des anneaux, a dit ce mot lors d’une interview en faisant la promotion de son nouveau film sur une amitié interraciale, il a promis : « Je ne le répéterai pas ». Viggo Mortensen, acteur nommé aux Oscars, s’excuse d’avoir utilisé le « N-word » (« Nègre ») lors d’une […]

Soins gratuits pour les immigrés clandestins : Le budget de l’AME en hausse en 2019 frôlera le milliard d’€ (MàJ)

. @MLP_officiel propose de réduire l’aide médicale de l'État (AME) de 95% et de préserver seulement un budget dédié aux soins urgents. Un amendement "extrêmement dangereux" selon @agnesbuzyn.#DirectAN #PLF2019 pic.twitter.com/itLypDAxjo — LCP (@LCP) November 8, 2018 Le budget de l’AME, qui permet aux étrangers en situation irrégulière résidant en France depuis plus de 3 mois […]

Les Gaulois embaumaient la tête de leurs ennemis vaincus

EXPLICATION Conformément à ce qu’affirmaient les historiens de l’Antiquité, archéologues et chimistes ont, pour la première fois, apporté la preuve, dans un article publié mercredi 7 novembre, que les guerriers gaulois embaumaient la tête de leurs ennemis avant de les exposer sur leurs monuments. Comme souvent en archéologie, les textes et inscriptions des auteurs de […]

« Trop d’Antillais et d’Africains sur Paris », « Il fallait prendre un peu de Blancs par rapport aux Blacks » : le PSG a-t-il mis en place un système de recrutement ethnique dès 2013 ?

L’affaire a été enterrée par la direction parisienne du PSG. Des jeunes joueurs français recrutés en fonction de leur couleur de peau, c’est ce que révèle un document confidentiel auquel « Envoyé spécial » a eu accès dans le cadre de l’enquête sur les « Football Leaks », en partenariat avec Mediapart et le Consortium européen d’investigation EIC. Extrait […]

Européennes 2019 : Macron tente d’imposer sa vision des progressistes contre les populistes


C’est son leitmotiv. A près de six mois des élections européennes, Emmanuel Macron tente plus que jamais de résumer l’enjeu du scrutin du 26 mai 2019 à un duel entre les « progressistes » et les « nationalistes ». Emmanuel Macron veut fédérer les pro-européens contre les forces d’extrême droite du Vieux Continent (la Française […]

Chartres (28) : le maire refuse 2 000 emplois pour préserver la mixité sociale

Le maire de Chartres (39 000 hab, Eure-et-Loir), Jean-Pierre Gorges, qui est aussi président de Chartres Métropole, a révélé, mercredi 7 novembre, à un parterre de chefs d’entreprise qu’il avait rejeté l’offre d’implantation d’une plate-forme logistique au printemps 2018. Le nom du porteur du projet n’a pas été communiqué. L’offre en question portait pourtant sur […]

Esteban Morillo est sorti de prison

Pour le sociologue Michel Fize, le RN est une forme de radicalisation comparable au djihadisme

250 € pour un Paris-Roissy : Un taxi clandestin escroque des touristes

Une enquête pour « exercice illégal de la profession de taxi » a été ouverte après la diffusion d’une vidéo, montrant un couple de touristes thaïlandais en train de se faire escroquer par un taxi clandestin. La scène se déroule dans une rue de Paris, à l’intérieur du véhicule d’un homme qui prétend exercer pour […]

Asia Bibi : le monde musulman se tait
A part quelques voix isolées et la masse de ceux qui réclament sa mort
 - 9 novembre 2018

Asia Bibi. AFP. HANDOUT / BRITISH PAKISTANI CHRISTIAN ASSOCIATION / AFP

Le soulagement n’aura duré que quelques jours. Après avoir acquitté Asia Bibi, le Pakistan cède devant les pressions des islamistes et remet en cause ce verdict. Son avocat a été obligé de s’exiler, sa famille cherche asile à l’étranger, et elle-même est plus menacée que jamais si elle reste dans son pays. Pendant ce temps, à l’exception de quelques voix isolées et de la masse de ceux qui réclament sa mort au nom de l’islam, les musulmans du monde entier… se taisent.

Le 31 octobre était apparu comme un jour d’espoir, un jour de victoire pour le bon sens, l’Etat de droit et la justice face aux vociférations haineuses des islamistes. La Cour suprême du Pakistan avait enfin acquitté la chrétienne Asia Bibi, accusée de blasphème et risquant la peine de mort pour avoir bu de l’eau d’un puits réservé aux musulmans. Accusation absurde et inhumaine. Voilà la vision que de nombreux musulmans du Pakistan ont de ceux qui ne se soumettent pas à leurs dogmes : des êtres indignes de boire la même eau qu’eux, des impurs, moins que des bêtes – car je ne doute pas qu’avec leurs bêtes de somme, ils partageraient plus volontiers leur eau.
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Un musulman et un catholique assassinés par des islamistes
Il faut saluer le grand courage des juges qui ont préféré la justice au fanatisme : un gouverneur de province et un ministre ont déjà payé ce choix de leur vie. Le musulman Salman Taseer et le catholique Shahbaz Bhatti, assassinés par les islamistes. Aurions-nous ce courage ? Nos juges et nos gouvernants l’auraient-ils ? L’ont-ils ? Ici, face aux islamistes ils risquent heureusement bien moins et pourtant trop souvent ils cèdent. Par aveuglement ou par laxisme, par complaisance idéologique ou devant la pression, celle des « quartiers difficiles » ou celle de médias que leur détestation de l’Occident rend complices des islamistes. Ils cèdent, au nom de la « paix civile », paix bien munichoise, ou dans l’espoir de s’attirer des votes communautaires. Souvenons-nous-en avant de critiquer le Pakistan. Les juges de sa Cour suprême ont choisi la justice au péril de leur vie. C’est une leçon.
Hélas, la lueur fut de courte durée. La rage des islamistes a déferlé dans les rues, leurs hurlements et leurs menaces ont envahi l’espace médiatique. Et le gouvernement pakistanais a cédé. Il a autorisé un recours contre l’acquittement d’Asia, et tout est remis en cause. L’espoir demeure mais il est bien fragile, et se situe surtout du côté de l’exil. Cela aussi, c’est une leçon : nous devons tout faire pour que jamais la même chose ne puisse se produire chez nous. Ne nous y trompons pas : certains le voudraient et œuvrent à criminaliser toute critique de l’islam, toute attitude qui refuserait de se soumettre à leur sentiment de supériorité. Ne leur cédons rien, jamais. Dans tout compromis ils ne verront que faiblesse.
De rares voix musulmanes s’élèvent
Et pendant ce temps, le monde musulman se tait. Au nom de l’islam, de son prophète et de son dieu, des milliers de musulmans pakistanais défilent en faisant porter par des enfants des pancartes réclamant la mort d’une innocente. Et les autres musulmans, les millions d’autres, tous ceux dont on nous somme de croire que leur religion n’aurait rien à voir avec le fanatisme conquérant et obscurantiste, laissent faire.
Il y a bien sûr des exceptions, notables et admirables. Il y a ces juges, avant tout. Il y a les soutiens d’Asia dans son pays, et certains comme Bilawal Bhutto sont musulmans – ils sont même plus que ça : ils sont ce qui reste d’honneur à l’islam pakistanais. Il y a celles et ceux qui intérieurement se révoltent, mais ne savent pas comment agir ou choisissent d’agir discrètement. Il y a quelques personnalités qui prennent la parole, je pense par exemple à Rachid Benzine ou à Maajid Nawaz, anglais musulman d’origine pakistanaise, qui lui aussi s’interroge sur le silence de la communauté dont il est issu.
Car malgré l’authenticité de convictions discrètes et le courage de quelques voix qui s’élèvent, le constat demeure. Dans cette affaire, des musulmans ont choisi la vérité et la justice, et cela compte. Mais ils ont fait ce choix à titre individuel. Les communautés musulmanes, en revanche, en tant que communautés, qui ont pourtant l’habitude de descendre dans la rue pour se faire entendre, se taisent ou sont ouvertement du côté des bourreaux et des fanatiques. Que faut-il en conclure ?
La lâcheté du silence
Parmi les musulmans, ou du moins ceux qui se disent tels, certains font de leur religion une monstruosité. On nous dit qu’ils n’ont « rien à voir avec l’islam ». Ils sont pourtant nombreux, trop nombreux, ceux qui se veulent musulmans, se réfèrent à l’islam, appliquent à la lettre les principes énoncés dans ses textes sacrés, et dont on voudrait nous faire croire qu’ils n’ont « rien à voir avec l’islam ». Et ils agissent, crient, revendiquent, menacent et emploient toutes les armes de la violence et de l’influence pour soumettre le monde à l’insatiable soif de puissance de ce en quoi ils croient. Au nom de l’islam, du prophète de l’islam et du dieu de l’islam.
Et les autres musulmans, qui pourtant n’hésitent pas à s’exprimer, se taisent. Tous ceux qui sont descendus dans la rue pour s’indigner de dessins qui selon eux blasphémaient contre leur religion, leur prophète et leur dieu, où sont-ils ? Tous ceux qui s’empressent de dénoncer la moindre critique en l’accusant d’islamophobie, tous ceux qui ne cessent de s’exprimer pour revendiquer des « accommodements raisonnables », où sont-ils ? Pourquoi ne les entend-on pas ? Honte ? Indifférence ? Complicité ?
Peut-être, à l’exception de quelques trop rares esprits éclairés, la « communauté musulmane », l’Oumma, ne voit-elle pas la condamnation d’Asia Bibi comme un crime ? Peut-être ces musulmans étonnamment silencieux ont-ils le sentiment qu’après tout, la tuer ne serait pas tout à fait contraire aux principes de leur religion ? Que les croyances des islamistes ne seraient pas assez différentes des leurs pour être clairement et fermement condamnées ? A eux de nous le dire et de prouver ce qu’ils disent ou de continuer à se taire. A nous d’en tirer toutes les conséquences.



L’islam c’est l’islamisme au repos, l’islamisme c’est l’islam en mouvement
Publié le 21 janvier 2013 - par Jean Ducluzeau - 5 030 vues

Le procès de l’islam en quelques lignes incontestables…
« L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. C’est une seule et même affaire » affirme le président du gouvernement provisoire kabyle, en exil à Paris, Ferhat Mehenni.
Je dirai même plus que l’islam c’est l’islamisme en attente et l’islamisme, l’islam en action, l’un et l’autre se réclamant d’un seul et même Coran.
La meilleure preuve en est que le Coran divise le monde en deux camps : Dar-el-Islam, la zone musulmane, qui désigne le territoire sous contrôle de la charia islamique, et Dar-el-Harb, la zone de guerre, le reste du monde à soumettre.
Le Coran fait devoir à tout musulman de conquérir tous les pays du monde par tous les moyens, la ruse, la tromperie (taqqiya), le prosélytisme, la force et le meurtre si nécessaire. Islam et islamisme sont les deux faces d’une même pièce — d’une même tragédie : le combat d’Allah contre les infidèles. Aucune paix durable au monde n’est à espérer tant que l’un des deux camps n’aura vaincu définitivement l’autre.
L’attaque du 11 septembre 2001 contre le cœur des USA a été le coup d’envoi d’une offensive générale de l’islam sur la planète. Une Troisième Guerre Mondiale, une guerre sainte, est annoncée. Les jihadistes en sont le fer de lance ; les autres musulmans, dits « modérés », gardent le silence, peut-être non consentants, peut-être par peur, mais soumis (islam signifie « soumission ») ; ils sont en attente. Un signe, et ils seront majoritairement dans le camp des islamistes — comme en Égypte, Libye, Tunisie, Palestine… et demain en Syrie.
Ah ! J’entends les clameurs des bien-pensants occidentaux…
Non, détrompez-vous, les bien-pensants. Ne croyez pas, comme vous l’affirmez, que l’immense majorité des musulmans sont pacifiques, qu’ils ne demandent qu’à vivre en paix. Vous les voyez selon vos critères moraux, vous prenez vos désirs pour la réalité, vous êtes convaincus qu’ils se rallieront à votre raison… Mais vous négligez deux facteurs essentiels.
Le premier facteur, c’est le fatalisme musulman. Immergé dès la naissance dans un mode de vie tribal où toute individualité est proscrite au profit d’une soumission à la communauté (Oumma), formaté dès son plus jeune âge à un dogmatisme qui traque et punit toute velléité de remise en question, voire simplement de question, confronté aux interdits et à la violence (circoncision, égorgement du mouton…) ainsi qu’à la mort, une mort synonyme d’accès au voluptueux paradis d’Allah, le musulman ressent sa vie terrestre comme une transition, qu’il subit à contre-cœur en raison notamment des frustrations diverses imposées par le Coran. À cela s’ajoute l’interdiction de prévoir, privilège divin, qui l’incite à l’attente, ou plus précisément à une forme de prostration ruminante.
Le second facteur, c’est le complexe d’infériorité, inavoué, face au reste du monde, le Dar-el-Harb triomphant, triomphant non seulement militairement mais aussi dans son développement et ses progrès dans tous les domaines, particulièrement en technologie — progrès dont le musulman bénéficie mais auquel son Dar-el-Islam, paralysé par son Coran omniscient, est incapable de participer en tant qu’acteur. On touche là à un conflit intime pavlovien, opposant la foi à la raison, qui entraîne des troubles obsessionnels compulsifs. La foi étant sourde à la raison, cette situation entretient un sentiment de haine et un obscur désir de revanche sur l’infidèle triomphant ; et cette revanche ne peut être que violente, puisque les autres domaines lui sont inaccessibles. C’est ainsi qu’il suffit d’un incident pour que le musulman pacifique, mais fier, bascule dans la violence. Les émeutes des banlieues « sensibles » en sont l’évidente manifestation.
Tout compromis, toute reculade, toutes tergiversations contribuent à céder du terrain aux croisades islamiques. On recense officiellement 751 zones de non-droit en France, c’est-à-dire des zones d’extra-territorialité sous contrôle maffieu, où médecins, pompiers et forces de l’ordre ne peuvent plus pénétrer, zones que l’on présente comme des bastions d’un grand banditisme lié à la drogue mais où, coïncidence ?, les acteurs sont musulmans. Pourrait-on y trouver un juif, un chrétien ou un athée « sous-chien » ?
Avec les dernières « repentances », le monde civilisé a atteint les limites du « politiquement correct » ; il aura tout donné, il aura tout fait pour éviter l’affrontement. Et malgré le honteux black-out des médias (de mèche avec le pouvoir au sein d’associations secrètes type « Le Siècle », la « FAF », etc.) mais grâce aux réseaux internet d’information libre, la police de la pensée ne parvient plus à maîtriser la prise de conscience de sa population, pourtant pacifique, elle, mais excédée par les agressions dont elle est victime.
Une population que révulsent certains jugements iniques émis par une Justice souvent aux mains d’une idéologie d’extrême-gauche, qui justifie ses décisions de clémence vis-à-vis des agresseurs sous couvert de nécessité économique, mais qui poursuit les victimes…
Une population qui voit ses valeurs bafouées et son pays spolié par des envahisseurs barbares qui maltraitent leurs femmes et torturent les animaux, sans parler des atrocités dont ils sont friands…
Une population qui sait aujourd’hui qu’aucun pouvoir politique, pas même le Front National, ne peut se lancer dans une guerrilla de reconquête, tant leurs leaders sont terrorisés à l’idée d’être accusés de crimes de guerre voire de génocide…
Une population enfin, désarmée face à des barbares puissamment armés et décidés, mais qui gronde et appelle au secours, ultime recours, son armée. Car c’est à elle et elle seule, et non aux laquais et roquets bonimenteurs de notre système démocratique émasculé qui ne trompe plus personne, qu’il revient aujourd’hui de sauver la France et, au-delà, notre civilisation.
Jean Ducluzeau

SINEAD O'CONNOR : CONVERTIE À L'ISLAM, ELLE NE VEUT PLUS FRÉQUENTER DE "BLANCS"
Sinead O'Connor : Convertie à l'islam, elle ne veut plus fréquenter de "Blancs"
Mardi 06 Novembre - 15:38
Quelques semaines après s'être reconvertie à l'Islam, Sinead O'Connor a suscité la polémique sur Twitter, ce mardi 6 novembre, avec un Tweet dans lequel elle disait ne plus vouloir passer de temps avec les "Blancs". Non Stop People vous en dit plus.
Le 19 octobre dernier, Sinead O'Connor surprenait ses fans en annonçant sa reconversion à l'Islam, sur son compte Twitter. "Je suis fière d'être devenue musulmane. C'est la conclusion naturelle du parcours de tout théologien intelligent", écrivait-elle ainsi avant de déclarer qu'elle avait officiellement changé d'identité. Sinead O'Connor n'est donc plus, il faut l'appeler Shuhada Davitt. "On va me donner un autre nouveau nom. Ce sera Shuhada", un patronyme qui signifie "martyr" en arabe. Un changement radical d'identité qui n'était pas son premier puisque la chanteuse de 51 ans avait déjà opté pour le prénom de Magda, en 2017.

"JE NE VEUX PLUS JAMAIS PASSER DE TEMPS AVEC LES BLANCS"
Mais ce mardi 6 novembre, Sinead O'Connor, ou Shuhada Davitt, a suscité la polémique sur Twitter. "Je suis terriblement désolée. Ce que je vais dire est quelque chose de tellement raciste que je ne pensais pas que mon âme puisse le ressentir", commence-t-elle dans une publication. "Mais vraiment, je ne veux plus jamais passer de temps avec des gens Blancs (si c'est comme ça qu'on appelle les non-musulmans). Pas un instant, peu importe la raison", ajoute-t-elle. Avant de s'attirer les foudres de la Twittosphère une bonne fois pour toutes. "Ils sont dégoûtants". Dans la foulée, l'interprète de "Nothing Compares 2 U" a été la cible d'un violent backlash de la part de ses abonnés et d'autres internautes. "Personne n'est dégoûtant à case de son ethnicité, peu importe les individus dont vous avez croisé le chemin", "il y a de bons non-musulmans mais aussi des mauvais non-musulmans", ont écrit certains twittos. De son côté, celle qui répond au prénom de Shuhada, s'en est ensuite prise à Donald Trump, accusant les citoyens américains de complicité. Ambiance…
I'm terribly sorry. What I'm about to say is something so racist I never thought my soul could ever feel it. But truly I never wanna spend time with white people again (if that's what non-muslims are called). Not for one moment, for any reason. They are disgusting.
— Shuhada’ Davitt (@MagdaDavitt77) 6 novembre 2018
Par Laura C-M


Les vérités sont dites sur les réseaux sociaux
Par Ivan Rioufol le 24 octobre 2018 13h33 | 171 Commentaires
Le succès du hashtag #PasdeVague, qui brise ces jours-ci l’omerta sur la perte de l’autorité enseignante au cœur de l’Education nationale, illustre la libération de la parole et son approche sans tabous des réalités occultées. Les règles du jeu politique, corseté depuis des décennies par le conformisme, sont dès à présent bouleversées. Car la révolution numérique est une aubaine pour nos démocraties d’apparence, qui radotent des idées toutes faites. Aujourd’hui, les vérités cachées sont dites sur les réseaux sociaux, en dépit des sottises qui sont aussi le lot des interventions anonymes. L’internet permet de contourner le monopole des médias et de s’affranchir des censures officielles.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la macrocrature suspicieuse essaie d’installer des mises sous surveillance et des codes de bonne conduite.
Reste que Donald Trump s’est fait élire grâce à ces paroles dissidentes, qui ont eu raison de l’opposition quasi-unanime des médias américains. 
Jean-Luc Mélenchon a compris, lui aussi, les bénéfices qu’il pouvait retirer d’une utilisation maligne de Facebook ou de Twitter. Sa récente décision de diffuser la perquisition, par la Police judiciaire, de son domicile puis celle de La France insoumise a été motivée par cette quête de transparence, même si les outrances du tribun risquent de se retourner contre lui : les mises à nu obligent à des comportements impeccables.
Ce blog, lancé il y a plus de dix ans au nom de la liberté d’expression, remplit parfaitement le rôle que je lui avais imaginé dès le départ : celui d’un forum libre d’accès, imperméable au politiquement correct. J’y puise des remarques originales, que la machine médiatique, ankylosée par la copie conforme, n’est plus capable de transmettre.
Reste la question : ce mouvement de fond, qui mobilise déjà la société civile, peut-il déboucher sur de nouvelles pratiques politiques ? Oui, répond Emile Servan-Schreiber (un des fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber) dans un livre scientifique mais accessible qui sort ce mercredi (1).
Ce spécialiste de l’intelligence collective croit en la "sagesse des foules", quand celles-ci sont sollicitées intelligemment. Les marchés prédictifs fonctionnent sur cette intelligence collective, qui n’est jamais que le bon sens du peuple raisonnable. Google et Wikipédia sont les premiers monuments de cette nouvelle civilisation née de l’avènement du Web dans les années 1990. Servan-Schreiber explique : "Des milliards d’individus interagissent quotidiennement avec ces intelligences supercollectives qui, dans leurs domaines, surpassent de très loin les plus intelligents et les plus instruits d’entre nous". Dans cette perspective participative, l’homme providentiel n’a plus sa place.
L’intelligence artificielle est laissée aux autocrates qui rêvent de contrôler, comme en Chine, le cerveau des peuples. L’urgence est de rendre plus intelligentes nos démocraties fatiguées, guettées par la bêtise. L’auteur constate : "Quand des prévisions sont mentionnées dans le débat démocratique, elles sont souvent faussées par l’idéologie ou la pensée magique". Aussi suggère-t-il : "Les responsables politiques pourraient interroger systématiquement la sagesse collective des Français, via un marché prédictif moyen". Il propose notamment, dans cette perspective, la mise en place d’un ministère des pronostics. "Nos responsables politiques doivent accepter de jouer plus collectif avec les citoyens". C’est en tout cas vers cette France de moins en moins silencieuse, mais toujours méprisée des élites, que les idées bouillonnent depuis longtemps.
(1) Supercollectif, la nouvelle puissance de nos intelligences, Fayard
Je participerai, ce mercredi, au Club Pujadas, sur LCi (18h-19h30)
Je participerai, jeudi, à Punchline sur Cnews (17h50-19h40)


Pourquoi le conformisme est une lâcheté
Par Ivan Rioufol le 22 octobre 2018 13h01 | 341 Commentaires
Surtout, ne pas stigmatiser les minorités ethniques ! Le politiquement correct, cette novlangue européenne, oblige à fermer les yeux sur certains de leurs comportements pour éviter une accusation en racisme ou en discrimination. Résultats : parce que la justice britannique craignait des réactions islamophobes, elle a interdit aux médias d’évoquer les enquêtes et les procès sur des réseaux pédophiles pakistanais soupçonnés d’avoir violé des dizaines de jeunes filles blanches. L’omerta judiciaire n’a été levée que vendredi, à l’issue du verdict du tribunal de Leeds : il a condamné pour viols et agressions sexuelles vingt membres d’un gang ayant sévi de 2004 à 2011. De la même manière, le monde politique français feint de découvrir, depuis ce week-end, la violence et l’impunité qui se sont installées dans certains établissements scolaires des cités. "Nous allons rétablir l’ordre", explique ce lundi Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, au Parisien. C’est ce quotidien qui a révélé, samedi, une vidéo tournée dans une salle de classe d’un lycée de Créteil (Val-de-Marne) : elle montre un élève de 15 ans, grand gaillard noir, pointant un révolver (qui se révèlera factice) sur la tempe d’une enseignante en lui ordonnant de le noter "présent" alors qu’il vient d’arriver en retard. Dans la vidéo, les élèves rient ; l’un d’eux se place devant l’objectif pour faire un doigt d’honneur. L’enseignante a attendu la diffusion de la scène pour porter plainte. Dimanche, place de la République à Paris, plusieurs milliers de personnes ont manifesté contre des violences homophobes, en se gardant d’être plus précises sur les agresseurs.
Sous couvert d’humanisme et de morale, cet aveuglement collectif est une lâcheté. Celle-ci explique la perte d’autorité des professeurs, lâchés par leur hiérarchie, dans certains établissements scolaires, et les débordements haineux et sexistes de ceux qui se sentent protégés par leur statut de victime sociale. En Grande-Bretagne, le silence imposé n'a pas permis à la presse d’enquêter sur les réseaux criminels au prétexte qu’ils mettaient en cause des musulmans. "Ces hommes ont délibérément pris pour cibles des victimes vulnérables, les manipulant et les exploitant pour leur propre satisfaction sexuelle", a dévoilé le ministère de la Justice après le jugement. Plutôt que de dénoncer ces tortionnaires, la pensée dominante s’en est prise au journaliste anglais Tommy Robinson, coupable d’avoir refusé de se plier aux injonctions de se taire et d’étouffer le scandale. Pour avoir enfreint l’interdiction de la Justice d’évoquer les arrestations et les procédures en cours, Robinson a été jeté en prison en mai dernier (mon blog du 4 juin), dans l’indifférence générale, y compris des journalistes français. Présenté par le discours dominant comme étant avant tout "un activiste d’extrême droite" et un "islamophobe", ce lanceur d’alerte, libéré depuis sous caution, reste un infréquentable pour le monde politique et médiatique. Mais comment prendre au sérieux ces journalistes qui assurent défendre la liberté de la presse, quand ils se montrent incapables de s’indigner quand celle-ci est ouvertement méprisée ? Le conformisme médiatique est devenu l’ennemi de la démocratie.
Je participerai, ce lundi, à un débat sur I24 News (19h30-20h)
Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h) ; puis aux Voix de l’info, sur CNews (22h-23h)



Pourquoi la "vague" anti-Trump a fait flop
Par Ivan Rioufol le 7 novembre 2018 12h50 | 180 Commentaires
La gauche américaine n’est guère plus vaillante que la gauche française. Certes, les démocrates ont remporté une victoire partielle aux élections législatives de mi-mandat. Ce mercredi matin, les décomptes du scrutin d’hier leur donnent une légère majorité à la Chambre des représentants, qui étaient dominée jusqu’alors par les républicains. Mais ces derniers améliorent leur position majoritaire au Sénat.
La "vague" anti-Trump a fait flop, en dépit de la mobilisation générale des médias, du show-biz, des intellectuels, des universités, mais aussi des faiseurs de scandales, des fouilleurs de poubelles, des dénonciateurs anonymes et de tous les habituels prêcheurs du camp du Bien. Le président des Etats-Unis trébuche à la chambre basse, dans un scénario devenu coutumier pour des Midterms. Mais il n’a rien perdu de sa dynamique, qui lui ouvre un possible nouveau mandat pour 2020. Ce matin, Donald Trump a salué "un immense succès" pour son camp : c’est malgré tout beaucoup dire, puisqu’il devra subir une cohabitation avec une gauche hystérisée, qui ne lui fera aucun cadeau. Reste que ce résultat démontre à ceux qui en doutaient encore que l’Amérique silencieuse demeure une réalité politique importante. Elle n’a rien de commun avec l’Amérique bavarde et donneuse de leçons. Il est aisé de faire le parallèle avec ce que connait la France. Les Oubliés de chez nous ressemblent aux Forgotten men de là-bas. Ce même électorat, qualifié de populiste par les élites, est en train de s’imposer comme le nouvel acteur incontournable.
N’en déplaise à la pensée commune : Trump n’est pas l’abruti ni le vendu qui ressort des caricatures de ses adversaires. Le procureur Robert Mueller, qui traque le président, n’a jusqu’à présent rien prouvé de ses multiples soupçons. Les électeurs, eux, ont pu juger Trump sur ses résultats économiques : une croissance en hausse, un chômage en baisse, un pouvoir d’achat en progression. Les blue collars, les ouvriers, savent ce qu’ils doivent à la révolution trumpienne en cours. Ce sont ces classes moyennes qui ont délaissé la gauche pour rejoindre les républicains. Les démocrates ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Comme le remarque Guy Millière, bon observateur de la politique américaine (1) : "Le parti démocrate, de fait, n’est plus le parti de John Kennedy. Il n’est plus le parti de Bill Clinton (…). Il est le parti de Barack Obama et de Bernie Sanders, d’Elizabeth Warren et Kamala Harris, de Keith Ellison et de Tom Perez (…) Il est un parti extrémiste". Les élections de mi-mandat confirment la nouvelle sociologie démocrate, qui attire les minorités ethniques et sexuelles, les femmes célibataires, les étudiants, les diplômés de l’internet, etc. Le parti démocrate s’enlise dans le gauchisme et ses utopies. Pour sa part, le parti républicain se convertit à la pensée positive et au réalisme patriotique de Trump : une stratégie apparemment gagnante.
(1) Ce que veut Trump, Presses de la délivrance
Je participerai, ce mercredi, au Club Pujadas, sur LCI (18h-19h30)
Je participerai, jeudi, à Punchline, sur CNews (17h50-19h15)



Par Ivan Rioufol le 29 octobre 2018 13h06 | 436 commentaires
Le monde médiatique vient de se trouver une nouvelle cible. Il s’appelle Jair Bolsonaro. Il a été élu dimanche soir par les Brésiliens avec 55,1% des suffrages, contre 44,9 % à son concurrent, Fernando Haddad. Xénophobe, homophobe, misogyne, apprenti-dictateur sont quelques-uns des qualificatifs que lui réserve l’universelle pensée progressiste, qui transforme les salles de rédaction en un même écho indigné. La France ne fait pas exception à cet unanimisme : il était impossible, ce lundi matin à l’écoute des médias audiovisuels, d’échapper aux semblables clichés sur le fascisme en ordre de marche.

Mais où sont les démocrates chez ceux qui contestent une élection démocratique ? Plutôt que d’ouvrir dès à présent le procès de Bolsonaro, les commentateurs feraient mieux de comprendre les ressorts de sa victoire. Bolsonaro, qu’il faudra juger aux actes, est d’abord le produit de l’échec d’une gauche brésilienne corrompue, laxiste, incompétente. C’est ce progressisme en faillite, symbolisé par Lula da Silva désormais en prison, qui a été rejeté au Brésil comme il l’avait été préalablement aux Etats-Unis avec l’élection de Donald Trump à la succession de Barack Obama. La même exaspération des électeurs se retrouve en Europe, à travers la vague populiste qui ne cesse de prendre de l’ampleur, et qui a incité ce lundi Angela Merkel à ne plus briguer un autre mandat à la tête de la CDU. Un phénomène que la plupart des médias trouve plus simple, là encore, de caricaturer que d’analyser. Il est vrai qu’ils auraient alors à s’interroger sur leurs connivences avec les "élites" à la ramasse.
Ce qui se passe au Brésil et dans les démocraties fatiguées n’est autre que la révolte des peuples trahis. Ces insurrections sont de saines réactions. Elles cherchent à mettre à bas des systèmes politiques à bout de souffle, qui ne produisent plus que des désastres. L’insécurité au Brésil a atteint des seuils inacceptables (blog du 8 octobre). Ceux qui dénoncent les "discours de haine" que tiendraient Bolsonaro ou Trump ne s’entendent pas éructer : ils sont les premiers à désigner comme ennemis ceux qui ne veulent plus les suivre, ou qui ne sont plus intimidés par leurs leçons de morale. C’est ainsi que le président des Etats-Unis, qui ne cache pas sa bienveillance pour Israël et dont trois de ses petits-enfants sont juifs, est désigné par la gauche comme responsable indirect de l’attentat antisémite commis samedi par un extrémiste de droite contre une synagogue de Pittsburg (11 morts). Vendredi, c’est Emmanuel Macron, présumé président de tous les Français, qui a tweeté : "Qui a gagné les élections européennes en France ? Le Front national. Qui était au second tour de l’élection présidentielle ? Le Front national. Ils sont là, les nationalistes. Il faut aller les combattre sur le terrain". Qui sème la haine sinon ceux, à commencer par Macron, qui appellent à combattre les peuples en rupture avec le système oligarchique ? Qui méprise la démocratie sinon ceux qui ne supportent pas qu’elle s’exprime librement ? Pour l’instant, ce n’est pas Bolsonaro qui inquiète, mais ceux qui n’acceptent pas les raisons de sa victoire.
Je participerai, ce lundi, à Punchline sur Cnews (17h50-19h40)
Je participerai, mardi, à On refait le monde, sur RTL (19h15-20h) puis aux Voix de l’Info sur CNews (22h-23h)
Je participerai, mercredi, au Club Pujadas sur LCI (18h-19h30)
(Il n’y aura pas de blog mercredi ni lundi prochain, mais le bloc-notes sera au rendez-vous dès jeudi soir)


Ivan Rioufol : «Le poilu, ou comment s'en débarrasser…»
Par Ivan Rioufol
Mis à jour le 08/11/2018 à 20h42 | Publié le 08/11/2018 à 19h26
CHRONIQUE - Pas de défilé militaire pour le centenaire de l'Armistice. Le président ne se rendra pas non plus aux Invalides samedi. La pompeuse «itinérance mémorielle» d'Emmanuel Macron semble tenir plus de l'errance en marche que du souvenir enraciné.
Le poilu faisait la guerre à un envahisseur. Il se battait pour protéger sa patrie, ses frontières. Il voulait chasser l'indésirable. Le soldat était prêt à se faire tuer au nom de l'honneur, de la grandeur, du courage. Il croyait en la force des armes. Bref, cent ans après la fin de la Grande Guerre, le poilu a tout pour effarer la délicate Macronie, cotonneuse et complaisante. Quand le chef de l'État s'obstine à faire un lien entre les «nationalistes» d'aujourd'hui et les années 30, il insulte ceux qui ont péri pour défendre la France de ses ennemis.
Emmanuel Macron ressemble aux pacifistes de l'entre-deux-guerres. Or ceux-ci furent nombreux à choisir Vichy et la collaboration, au nom de l'apaisement avec Hitler. En fait, le président de la République se montre désemparé devant la bravoure de ceux de 14-18. Il évite de prononcer le mot «guerre», sinon pour dire qu'elle fut et reste inutile. Son «itinérance mémorielle», effectuée cette semaine sur des zones de combats du Nord et de l'Est, a pris soin d'éloigner l'exemplarité militaire, au profit d'une autopromotion souvent déplacée.
Tout à sa dénonciation d'un «nationalisme belliqueux», le chef de l'État en est venu à se contredire sur les héros de la Première Guerre mondiale, qu'il voulait dépeindre en victimes. Aux Éparges (Meuse), mardi, il a évoqué sur Europe 1 «l'absurdité de ces conflits». Peu après, néanmoins, il a annoncé l'entrée prochaine au Panthéon de l'écrivain Maurice Genevoix et, «à titre collectif», de «ceux et celles de 14» (en référence à Ceux de 14). But de cet heureux choix: rendre hommage à «l'armée victorieuse».
Mais si l'armée sut vaincre les Allemands, c'est donc que son sacrifice ne fut pas inutile. La pompeuse «itinérance mémorielle» tient plus de l'errance en marche que du souvenir enraciné. D'ailleurs, le centenaire de l'Armistice fera l'économie, dimanche, d'un défilé militaire. Le chef de l'État, qui n'entend pas froisser Angela Merkel, n'a pas souhaité rappeler la défaite de l'Allemagne. Il ne se rendra pas davantage aux Invalides samedi, où l'armée rendra hommage aux maréchaux de la Grande Guerre, en évitant toutefois le fantôme de Philippe Pétain. Le poilu, ou comment s'en débarrasser.
Il est gênant de constater que l'angélisme du président ménage le totalitarisme coranique
Le chef de l'État ne veut admettre que ce sont les «nationalistes» qui nomment le mieux les ennemis de l'Occident culpabilisé, de l'Europe passoire, de la France endormie. Contrairement à ce que Macron prétend, ni la Russie ni les États-Unis ne sont des menaces pour l'Europe et sa sécurité. Est-ce parce que ces deux nations ont désigné l'islamisme comme l'adversaire qu'elles sont devenues suspectes à ses yeux? Il est gênant de constater que l'angélisme du président ménage le totalitarisme coranique, comme d'autres jadis avaient pris soin de ne pas brusquer les idéologies communiste ou nationale-socialiste.
Ainsi Macron ne veut-il plus commémorer lui-même les attentats islamistes du 13 novembre 2015 qui ont meurtri Paris. Il est prêt à réviser la loi de 1905 afin d'adapter en partie la laïcité à l'islam politique. Il accuse ses opposants de «fracturer» l'Europe sans vouloir analyser les ravages causés par le multiculturalisme, cheval de Troie de la conquête musulmane. C'est pourtant son ex-ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, qui a dit craindre des affrontements communautaires de plus en plus violents et peut-être «irréversibles».
Mardi, la police antiterroriste a arrêté six suspects liés à l'ultradroite. Ils auraient eu le projet, «imprécis et mal défini» selon les enquêteurs, d'une action violente contre le chef de l'État. La tentation est grande, dans la Macronie qui se rêve en résistante au fascisme, d'attirer les regards sur des extrémistes de droite répondant au profil idéal que Macron cherche à brosser. Mais cette diabolisation opportune cache mal son côté bricolé. Tout à sa lutte contre les populistes, le chef de l'État s'interdit d'entrer dans l'histoire qui s'écrit sans lui.
Mardi, il a certes reconnu que la taxation sur les carburants pénalisait ceux qui se déplacent en voiture pour travailler. Mais plutôt que de revoir son projet, il a ouvert la voie à d'alambiquées indemnités compensatrices. Il est aussi convenu qu'il fallait entendre «la peur et la colère» suscitée par «une Europe ultralibérale». «On a besoin d'une Europe qui protège davantage les salariés, qui soit moins ouverte à tous les vents.» Mais ce ne sont pas les salariés qui veulent des protections. Elles sont réclamées par les citoyens. Il ne les entend pas.
● Trump: les bons choix
Le choix de Macron de faire de l'élection européenne un plébiscite national sur sa politique «progressiste» est une erreur stratégique: il la paiera de sa crédibilité en cas de possible désaveu. Ses actuelles tentatives visant à redéfinir en urgence son projet européen ou à réduire l'impact dela fiscalité verte sur les conducteurs les moins aisés laissent voir son inquiétude devant la révolte populaire.
Mais où est le courage quand l'État matraque les plus faibles, qu'ils soient retraités ou habitants de la France périphérique ?
Elle enfle sur les indomptables réseaux sociaux. Une insurrection s'ébauche pour le 17 novembre, première étape pour d'autres frondes. En réalité, le président voit une bonne partie de la société civile lui tourner le dos et le laisser seul avec ses certitudes. La Macronie se réduit à un club d'admiration mutuelle. Ses membres croient déceler du courage dans les «j'assume!» que répète crânement son leader. Mais où est le courage quand l'État matraque les plus faibles, qu'ils soient retraités ou habitants de la France périphérique?
La comparaison avec Donald Trump n'est pas de bon augure pour le président, qui a souvent laissé voir une condescendance pour son allié balourd. En dépit de l'opposition quasi unanime des médias et des «élites» américaines, le président des États-Unis s'est plutôt bien sorti, mardi, des élections législatives de mi-mandat, toujours sévères pour le président en place. Si les républicains ont cédé la majorité à la Chambre des représentants, ils ont consolidé leur position au Sénat. La «vague» anti-Trump, qu'annonçait la gauche, a fait flop. En appliquant une politique de baisse d'impôts, de relocalisation industrielle, de lutte contre l'immigration, et d'affirmation de la souveraineté nationale, Trump a dynamisé la révolution populiste qui affole l'establishment en sursis. Cette révolution, qui pousse le pari démocrate à glisser dans le gauchisme et ses excès, lui ouvre la perspective d'un second mandat en 2020.
● Hommage déplacé
En visite à Hanoï (Vietnam) vendredi dernier, le premier ministre Édouard Philippe a rendu hommage à Hô Chi Minh, oubliant les 47 000 soldats français morts en Indochine et les centaines de milliers de Vietnamiens victimes du régime stalinien installé par le dirigeant communiste. Seul Pétain serait donc infréquentable?

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PUBLIÉ PAR PIERRE LURÇAT LE 14 OCTOBRE 2018
Trois livres récents abordent l’état actuel des élites politiques en Occident.
Les deux premiers sont des essais, le troisième plutôt un pamphlet. Trois livres utiles pour comprendre le débat politique en France et aux Etats-Unis, la dérive identitaire de la gauche, en proie au multiculturalisme et à la “stratégie de l’identité” analysée par Mark Lilla, et pour comprendre comment la France et l’Europe en sont arrivées au point où elles se trouvent aujourd’hui. Le fil conducteur entre ces trois livres est sans doute celui de la “trahison des élites” décrite par Yves Mamou, ou de la trahison par la gauche des idéaux républicains décrite par Mark Lilla aux Etats-Unis et par Benoît Rayski en France. La mise en parallèle des trois ouvrages permet aussi de comprendre que ce sont des phénomènes similaires qui transforment la vie politique et la société sur les deux rives de l’Atlantique et aussi, avec des différences importantes, en Israël. P.L
Le grand abandonhttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=2810008353* d’Yves Mamou : la trahison des élites face à l’islam
Présentation de l’éditeur (Editions du Toucan)
Une fracture politique s’est creusée entre le haut (« les élites ») et le reste de la population en France ; et cette fracture commence à être sérieusement documentée. « Révolte des élites », « sécession des élites », « déconsolidation démocratique », « crépuscule de la France d’en haut »… sont les termes les plus couramment employés. Sociologues, historiens, géographes, aucun de ceux qui tentent de cerner l’évènement ne le considère comme un phénomène conjoncturel qu’un patch électoral permettrait de replâtrer. C’est d’un divorce des continents politiques et sociaux dont il est question.
Qu’une caste au pouvoir fasse passer ses intérêts avant ceux du reste de la population est la marque d’une dictature. Que cette dictature ait lieu et se poursuive sous les auspices de la démocratie change la nature de la démocratie.
Ce livre a pour but de montrer, sources à l’appui, comment la caste au pouvoir a aussi fait alliance avec des groupes ennemis de l’intérêt national, pour consolider son pouvoir. En France, la bourgeoisie française mondialisée « qui prône l’égalité des territoires mais promotionne la métropolisation, (…), qui demande plus de mixité sociale mais pratique le grégarisme social et un séparatisme discret (…), qui fait la promotion du vivre ensemble mais participe à l’ethnicisation des territoires », cette bourgeoisie-là, favorise, voire pactise objectivement avec des groupes et une idéologie islamistes qui noyautent progressivement la société démocratique.
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La gauche identitairehttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=223408623X* de Mark Lilla
Présentation de l’auteur (Stock)
« Les États-Unis sont en proie à une hystérie morale – notre sport national – sur les questions de race et de genre qui rend impossible tout débat public rationnel. La gauche américaine a délaissé la persuasion démocratique pour s’engager à cor et à cri dans la dénonciation hautaine. La gauche européenne elle aussi est à la recherche d’un nouvel élan, et certains suivent avec intérêt ce qui se passe outre-Atlantique. Mon livre s’adresse tout particulièrement à eux. Je veux les mettre en garde et les convaincre que la politique identitaire est un piège qui, à la fin, ne servira que la droite qui a bien plus l’habitude d’exploiter les différences. Après la lutte des classes, après un flirt avec l’insurrection armée, après le rêve romantique du tiers-mondisme et face aux défis de la mondialisation, il est grand temps que la gauche redécouvre les vertus de la solidarité républicaine. »
M. L.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Emmanuelle et Philippe Aronson
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Les bâtards de Sartrehttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=2363712595*, de Benoît Rayski
Présentation de l’éditeur (Pierre-Guillaume de Roux)
En Pologne, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis collaient du sparadrap sur la bouche des fusillés pour les empêcher de crier : « Vive la liberté ! »
Ainsi procèdent les plumitifs, les écrivassiers qui prétendent régenter nos âmes. De Jean-Paul Sartre ils ont appris qu’il était permis de tuer l’homme blanc. Et de Frantz Fanon, que le colonisé aurait sa revanche en violant la femme blanche.
Dès leur réveil, ils hantent les matinales radiophoniques. À midi, ils investissent les grandes rédactions et, le soir, occupent les plateaux de télévision. Ils sont munis de sparadrap. Pour nous faire taire. Ce livre, en forme d’insurrection, ne leur donnera pas le dernier mot.
Benoît Rayski est essayiste et journaliste. Il a, entre autres, collaboré au Matin de Paris, à Globe et à L’Événement du jeudi.
Il a écrit de nombreux livres, dont L’Affiche rougehttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=2207261166* (Denoël), L’homme que vous aimez haïrhttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=224677991X* (Grasset) et Fils d’Adamhttps://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=drzzfr-21&l=am2&o=8&a=2912969794* (Exils). Ses chroniques sont publiées sur Atlantico.fr et Causeur.fr.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Lurçat pour Dreuz.info.
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5 thoughts on “La trahison des élites et la déconfiture de la gauche occidentale”
  1. Simon dit :

Il manque probablement « 2 points », et à coup sûr 1 « s » :
de la gauche occidentale : 3 livres…
  1. Eschyle 49 dit :
Ces trois ouvrages sont pertinents, mais vous oubliez ces deux livres de référence :
– en 2000 , condamnation à 100.000 francs par la 17ème Chambre du TGI de Paris : https://archive.org/stream/LaColonisationDeLeurope/guillaume-faye-la-colonisation-de-leurope_djvu.txt
– en septembre 2018 , le troisième opus de Laurent Obertone ( 544 pages & 19,95 € ) :
https://www.amazon.fr/France-Interdite-Laurent-Obertone/dp/B07C5K541N
https://www.ring.fr/livres/la-france-interdite
  1. patphil dit :
trahison des zélites, ça n’est pas nouveau:
l’évêque cauchon, et ensuite le roi qui avait été couronné grace à jeanne d’arc
  1. aster dit :
La déconfiture de la gauche en Occident ? Dans certains pays mais pas en Belgistan francophone où la tendance est radicalement opposée ! On vient de le voir aux élections municipales où, malgré les scandales financiers à répétition du PS, ce sale parti se maintient et est talonné immédiatement par les Ecolo et le parti marxiste PTB ! Cela est du au fait que, pour la première fois, une forte proportion de jeunes ayant atteint la majorité, a pu voter cette année et ces idéalistes ont été bien drealés notamment dans les facs et sur facebook ! D’autre part, à Molenbeek, tristement célèbre, c’est la fille de l’ex-maire musulman ps, l’infâme Philippe Moureau, qui a remporté la mise ! C’est à gerber ! D’une manière générale, c’est la vague verte gauchiste au service de la peste verte qui l’emporte et qui augure déjà des résultats des élections régionales dans deux ans ! La France et la Belgique francophone marchent à contre-courant de la tendance générale en Europe, hélas !
  1. Serge dit :
La France et la Belgique francophone marchent à contre-courant de la tendance générale en Europe, hélas !
ET ELLES EN PAIERONT UN PRIX QUI NE DIS PAS SON NOM DÛ A LEUR AVEUGLEMENT.


Ivan Rioufol : «En finir avec l'omerta qui abrutit la France !»
Par Ivan Rioufol
Publié le 25/10/2018 à 19h50
CHRONIQUE - Par paresse ou militantisme, les médias se sont majoritairement faits complices des mensonges des dénégationnistes. Encore aujourd'hui, le langage médiatique oblige le public à décrypter les euphémismes.
La presse est chatouilleuse: elle aime faire la leçon mais déteste en recevoir. Certes, les insanités déversées ces jours-ci par Jean-Luc Mélenchon sur les dos de Radio France et Mediapart ont dévoilé sa fièvre stalinienne. Ces outrances contre des journalistes, coupables d'avoir mis le nez dans le financement de La France insoumise, ont justifié la réplique solidaire, lundi, des sociétés de journalistes, dont celle du Figaro. Reste que les procès en superficialité, voyeurisme ou conformisme, instruits contre les médias, ne sont pas tous infondés. Nombreux sont ceux qui concourent au décervelage de l'opinion. Deux confrères du Monde, Fabrice Lhomme et Gérard Davet, débarquent comme les carabiniers, ces jours-ci, pour décrire, dans un livre salué par la caste, l'islamisation de la Seine-Saint-Denis. Or cela fait plus de vingt ans que ce basculement a été identifié par quelques-uns. Mais ceux-là, à en croire Lhomme et Davet, n'étaient pas crédibles: ils faisaient de l'idéologie, tandis que les deux compères feraient du journalisme. Quand la presse se laisse ainsi aller à l'arrogance, elle montre son ridicule.
L'idéologie est bien l'écueil du journalisme. Mais, en l'espèce, c'est elle qui a incité les sentencieux limiers du Monde à ignorer la portée des révélations des premiers lanceurs d'alerte. Dès les années 90, le journaliste du Point Christian Jelen, disparu depuis, avait tout dit de la France éclatée, des casseurs de la République, de la guerre des rues. En 2002, les auteurs desTerritoires perdus de la Républiquesonnaient à leur tour le tocsin. Votre serviteur a apporté son lot, avec d'autres encore. Cependant, parce qu'il ne fallait pas montrer les banlieues du doigt, ni stigmatiser des minorités, ni discriminer l'immigration, ni contrarier l'islam, ni faire le jeu du FN, une omerta a été avalisée par les autruches à carte de presse. Ceux qui ont refusé cette chape de plomb ont, tous, été marginalisés et caricaturés en fascistes et en racistes. Encore aujourd'hui, le langage médiatique oblige le public à décrypter ses euphémismes, comme le faisait le lecteur de l'Est sous la censure soviétique: un «jeune», une «cité sensible», une «voiture folle», un «déséquilibré», un «migrant» sont des mots flous jetés comme des voiles pudiques.
La violence à l'école et la perte d'autorité des enseignants font partie de ces sujets qui s'observent à l'œil nu depuis des décennies, sans avoir pu percer le mur du déni. «Menacer un professeur est inacceptable», a tweeté samedi soir le président de la République. Sa réaction a répondu à la diffusion d'une vidéo montrant un grand gaillard noir, élève d'un lycée de Créteil (Val-de-Marne), en train de pointer un revolver à billes sur la tempe d'une enseignante passive. «Nous allons rétablir l'ordre», a également tonné Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale. Reste que si cette scène n'avait pas été diffusée sur les réseaux sociaux, rien n'aurait été montré de ce qu'endurent des enseignants de certains établissements. Leur parole se libérerait-elle enfin des silences imposés par le politiquement correct? C'est ce que semble indiquer le succès que rencontre auprès des professeurs le hashtag #Pasdevague. Les enseignants y déplorent, sous prétexte de bienveillance, la lâcheté des hiérarchies.
Les réalités le prouvent: par paresse ou militantisme, les médias se sont majoritairement faits complices des mensonges des dénégationnistes. Le discours dominant persiste à occulter tout ce qui peut abîmer l'image des minorités protégées, surtout quand elles se laissent aller à la violence, au racisme, à l'antisémitisme, à l'homophobie, au sexisme. Actuellement, les mouvements LGBT s'indignent d'agressions physiques contre certains couples homosexuels. Mais les dénonciateurs restent évasifs sur le profil des brutes. Mardi, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, s'est inquiétée de la «recrudescence» des actes antisémites dans des établissements de l'enseignement supérieur, sans en dire davantage. Or, sachant que le moindre indice suffirait pour dénoncer l'extrême droite, il est loisible d'en conclure que les réflexes pavloviens ne suffisent plus pour désigner les coupables rêvés. Le courage de la vérité est l'impératif qui s'impose à ceux qui s'estiment avoir été bernés par un discours aseptisé. Le conformisme et ses œillères se révèlent être les ennemis de l'intelligence.
Écouter la sagesse collective
Les partis politiques sont les victimes de l'infantilisation des discours. Ce petit monde roupille sur des idées dépassées. Elles sont de moins en moins comprises par la société civile: elle n'a jamais rencontré l'univers cotonneux du vivre-ensemble. Les plus lucides des militants commencent, comme à La République en marche, à prendre conscience du vide qu'il leur faut remplir. Tous ont à s'extraire des idées fausses colportées depuis trente ans. L'audience que rencontre #Pasdevague n'est autre que le besoin des gens de témoigner sans interdits de ce qu'ils vivent dans le monde réel. L'Internet offre cette liberté. La macrocrature a raison de craindre cette glasnost: elle annonce le bouleversement du jeu politique, confisqué aux mains des professionnels, des technocrates, des experts. Les Français en colère ne se laisseront plus museler. Actuellement, des automobilistes, assommés de taxes, se mobilisent sur le Net pour manifester le 17 novembre.
Ce réveil de la société civile est une aubaine. L'utilisation du Web a réussi à déstabiliser les citadelles médiatiques, souvent contraintes de suivre les révélations des réseaux sociaux. Donald Trump, honni des médias, a construit sa stratégie en s'appuyant sur cette démocratie directe. La mise en valeur de cette intelligence collective, qui alimente Google et Wikipédia, reste une perspective politique à exploiter. Émile Servan-Schreiber a parié depuis longtemps sur ce bon sens collectif qu'il utilise dans les marchés prédictifs. Il invite à aller plus loin (1) afin de rendre plus intelligentes nos démocraties fatiguées. L'auteur écrit: «Les responsables politiques pourraient interroger systématiquement la sagesse collective des Français, via un marché prédictif moyen.» Il propose la mise en place d'un ministère des pronostics. L'heure est venue, pour le peuple raisonnable, de reprendre son destin en main.
La Commission européenne, qui a rejeté mercredi le projet de budget de l'Italie pour 2019, n'entend visiblement rien de l'aspiration des peuples à leur souveraineté. Le dogmatisme dont Bruxelles fait preuve accélère sa séparation d'avec la démocratie.
(1) Supercollectif, Fayard.
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Lettre ouverte aux Président et Premier-Ministre du Pakistan: liberté pour Asia Bibi
Mes amis intellectuels et moi adressons cette «lettre ouverte aux Président et Premier-Ministre de la République Islamique du Pakistan» afin qu'ils respectent le verdict - l'acquittement - que la Cour suprême de leur pays vient d'émettre en faveur de la chrétienne Asia Bibi, et qu'ils la libèrent donc instamment. Au nom de la dignité humaine, des droits de l'homme et de la femme !
LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENT ET PREMIER-MINISTRE DE LA REPUBLIQUE ISLAMIQUE DU PAKISTAN
LIBERTE POUR ASIA BIBI !

Monsieur le Président de la République Islamique du Pakistan, Arif Alvi,
Monsieur le Premier-Ministre de la République Islamique du Pakistan, Imran Khan,

Ce 30 octobre 2018, la Cour suprême, à Islamabad, du pays que vous dirigez, la République islamique du Pakistan, émettait un verdict, aussi juste que courageux, acquittant de tous ses chefs d’accusation Madame Asia Bibi, une femme, d’obédience chrétienne, condamnée à mort (par pendaison), il y a huit ans, pour un présumé blasphème.
Son hypothétique tort  aux yeux des religieux les plus extrémistes du lieu où elle habitait alors, la région du Panjab, à grande majorité musulmane ? Avoir osé boire, en cette fatidique date du 14 juin 2009, à une fontaine publique, où elle était théoriquement interdite, par ce que les mêmes intégristes de votre pays appellent abusivement la « loi islamiste » (la charia), au motif de sa prétendue « impureté » en tant que chrétienne précisément ! Ainsi, en attendant que cette abominable et rétrograde sentence, digne d’un autre âge que celui de nos démocraties modernes, et de la civilisation en général, ne soit appliquée, a-t-elle déjà passé huit ans de sa vie – huit longues et douloureuses années – en une obscure prison de Rawalpindi, où, de surcroît, elle était cruellement mise au supplice psychologique de l’isolement.
C’est de cette prison, précisément, que Madame Asia Bibi devait être libérée ces jours-ci, après que la Cour suprême de la République Islamique du Pakistan ait donc prononcé, le 30 octobre dernier, son acquittement. Or, aujourd’hui, Madame Asia Bibi n’a toujours pas retrouvé cette liberté qui lui était pourtant juridiquement due, en plus de lui avoir été humainement promise. Pis : il semble que, face à la violence des protestations, dans les principales villes de votre pays, qui ont suivi ce noble verdict, votre Gouvernement ait finalement décidé, après avoir trouvé un supposé « accord » avec ces mêmes fondamentalistes islamistes qui l’avaient outrancièrement condamnée dès le départ, de postposer, sinon d’annuler, sa libération !
Vous comprendrez donc aisément, Monsieur le Président Arif Alvi et Monsieur le Premier-Ministre Imran Khan, notre profonde indignation morale, en plus de notre légitime incompréhension intellectuelle, face à ce qui apparaît ainsi là, de votre part, comme une malheureuse capitulation. Davantage : une négation, sinon un outrage, au Droit lui-même ! D’autant que, comble de notre étonnement (c’est un euphémisme) devant pareille contradiction, vous êtes vous-mêmes, tous deux, les illustres fondateurs, dans votre pays, du « Mouvement du Pakistan pour la Justice », ce même parti qui vous a portés au pouvoir.
Ainsi donc, chers Messieurs, au nom de ces mêmes valeurs de justice et d’éthique que vous prétendez vous-mêmes défendre, vous demandons-nous instamment de respecter cet ultime verdict émis par la Cour suprême de votre propre pays, la République islamique du Pakistan, en remettant effectivement en liberté, toutes affaires cessantes, Madame Asia Bibi.
C’est aussi là, en plus de son humanisme, un enjeu de civilisation, au sein duquel, conformément à ce que nous enseignèrent les esprits les plus cultivés et charitables du Siècle des Lumières, nous nous honorons de prôner, quant à nous, la tolérance religieuse, la pluralité des idées et, osons-nous dire également en cette circonstance, l’égalité entre les sexes.
Cet appel à la libération de Madame Asia Bibi, du reste, nous l’avions déjà adressé, quelques-uns de mes amis intellectuels et moi, il y a quatre ans, pratiquement jour pour jour, le 25 novembre 2014 pour l’exactitude, en une « lettre ouverte », également, au précédent Président du Pakistan, Monsieur Mammoun Hussain, ainsi qu’en témoigne cet article, parmi d’autres, paru dans la presse internationale (https://blogs.mediapart.fr/daniel-salvatore-schiffer/blog/251114/douze-intellectuels-pour-asia-bibi-appel-au-president-du-pakistan) Mais, alors, en vain ! Aussi espérons-nous, très sincèrement, être mieux entendus, aujourd’hui, par vous-mêmes.
De grâce, la liberté pour Asia Bibi !
     DANIEL SALVATORE SCHIFFER
CO-SIGNATAIRES :
Daniel Salvatore Schiffer : philosophe, écrivain, professeur à l’Ecole Supérieure de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, professeur invité au « Collège Belgique » sous le parrainage du Collège de France.
Elisabeth Badinter : philosophe.
Robert Badinter : avocat, ancien Ministre français de la Justice (Garde des Sceaux, artisan de l’abolition de la peine de mort en France) sous la présidence de François Mitterrand.
Stéphane Barsacq : écrivain, éditeur.
Rachid Benzine : islamologue.
Véronique Bergen : philosophe, écrivain.
Bouzouk: artiste plasticien.
Hélène Bravin : essayiste, spécialiste du monde arabo-musulman.
Jean-Marie Brohm : professeur émérite de sociologie à l’Université de Montpellier III.
André Comte-Sponville : philosophe.
Jacques De Decker : écrivain, dramaturge, Secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique.
François Dessy: avocat, juriste.
Nadine Dewit : artiste-peintre.
Lou Ferreira : philosophe, dramaturge, présidente du Cercle Esthétique et Philosophique Wildien.
Luc Ferry : philosophe, ancien Ministre français de l’Éducation Nationale.
Bernard Fixot: éditeur.
Caroline Fourest : essayiste, réalisatrice.
Elsa Godart : philosophe, psychanalyste.
Michèle Goslar : écrivain, responsable du Centre International de Documentation Marguerite Yourcenar (CIDMY).
Marek Halter : écrivain.
Jean Jauniaux : écrivain, président de PEN club Belgique.
Claude Javeau : professeur émérite de sociologie à l’Université Libre de Bruxelles (ULB).
Jack Lang: Président de l'Institut du Monde Arabe (Paris), ancien Ministre français de la Culture sous la présidence de François Mitterrand.
Victor Loupan : écrivain, éditeur.
Gabriel Matzneff : écrivain.
Daniel Mesguich : comédien, metteur en scène, écrivain.
Edgar Morin: sociologue, philosophe.
Maryam Namazie : porte-parole de « One Law For ALL » (Comité International contre la Peine de Mort et la Lapidation, dont le siège est à Londres) ainsi que du Conseil des ex-Musulmans de Grande-Bretagne et de Fitnah, Mouvement de Libération des Femmes en Iran.
Fabien Ollier : directeur de la revue et des éditions « Quel Sport ? ».
Corine Pelluchon : philosophe, professeur à l’Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée.
Gilles Perrault : écrivain, membre du comité d'honneur de l'Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.
Michelle Perrot : historienne, professeure émérite des Universités.
Robert Redeker : philosophe.
Elisabeth Roudinesco : psychanalyste, historienne, professeur à l’Université-Denis Diderot-Paris VII.
Lluis Sala-Molins : professeur émérite de philosophie politique aux Universités de Paris I et Toulouse II.
Isa Sator : artiste-peintre.
Jean Soler : historien des religions.
Guy Sorman : essayiste, professeur d'économie.
Annie Sugier : présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, association fondée par Simone de Beauvoir.
Pierre-André Taguieff : philosophe, historien des idées, directeur de recherches au CNRS.
Valérie Trierweiler : écrivain, journaliste.
Michèle Vianès : présidente de « Regards de Femmes ».
Michel Wieviorka : sociologue, président de la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme.
Jean-Claude Zylberstein : avocat, éditeur.



Prisons de Ludovic-Hermann Wanda: les mots contre les poings
Par Alice Ferney
Mis à jour le 08/11/2018 à 11h58 | Publié le 08/11/2018 à 10h31
Un dealer se retrouve en prison avec d'autres jeunes de la banlieue. Il fait du savoir sa seule arme et de Chateaubriand son professeur. Un premier roman audacieux.
Premier roman écrit par un inconnu et publié par une jeune maison d'édition, Prisons est un livre comme vous n'en avez sans doute jamais lu: le récit frais et drolatique d'un combat entre les poings et les mots, le déterminisme social et la foi dans une bonne étoile.
«Black» des banlieues incarcéré pour trafic de drogue, Frédéric Nkamwa naîtra une seconde fois en devenant maître de la langue, époux de la culture. Étonnant, ambitieux, intelligent, optimiste, plein d'énergie, Prisons fait le portrait de la France d'aujourd'hui, ses écoles, ses quartiers, ses deux jeunesses - celle qui a un destin utile et l'autre qu'on dit nuisible -, ses communautés - les clichés qui les enferment et les haines qui les séparent -, sa justice, ses inégalités, non pas pour déplorer, juger ou se plaindre, mais pour comprendre.
Si le titre est au pluriel, c'est que les prisons sont nombreuses. Il y a celles de la République et Fleury-Mérogis, la plus grande d'Europe, où se déroule l'action. Mais il y a toutes les autres, et qui parfois mènent à Fleury: la pauvreté, l'ignorance, la drogue, l'argent facile, l'orgueil masculin…
Cette liste nous concerne tous, mais surtout le héros plein de sagesse qui sait la dresser. Le livre s'ouvre sur son arrestation au bout d'un quai de la gare du Nord alors qu'il descend du Thalys avec une valise hors la loi et se referme six mois plus tard dans le bureau du juge. Entre ces deux moments, Frédéric traverse la détention, les cris dans la nuit carcérale, les vagues de suicides, la drogue, la violence des clans.
«Mathieu, Mamadou  et Mohammed» 
Avec le lecteur, sous les yeux de la Marianne républicaine qui se mêle de raconter, avec l'aide du Dieu qu'il prie et contre Satan dont il connaît les discours (des pages formidables de monologue intérieur), celui qu'on surnomme bientôt «l'encyclopédiste du D3» se métamorphose. La vraie richesse est la connaissance, qui se partage sans s'épuiser, elle est l'or de la vie: cet enseignement du Talmud est la source du miracle. L'apologie de la lecture se fait ici cri du cœur: bien loin devant la consommation, le sport, le sexe et l'argent, la lecture est le remède.
Frédéric quitte la «wesh-attitude», s'interdit les insultes, fait du savoir sa seule arme et de Chateaubriand son professeur. Au-delà du «mur de Molière», infranchissable obstacle qui sépare la racaille de ceux qui savent parler, Frédéric le diplomate remplacera le Black Attila et montrera que le français sculpté et magnifique «appartient à Mathieu, Mamadou et Mohammed».
Grâce à ce héros volubile, dandy et malin, qui manie sa nouvelle culture avec l'émerveillement de celui pour qui savoir n'est pas encore naturel, Ludovic-Hermann Wanda écrit dans l'élan de la délivrance, maniant les métaphores audacieuses et jubilatoires, alignant ses vérités d'expérience, faisant feu de toute référence sans oublier le temps où il les ignorait.
Comme dans une édition bilingue, la narration alterne les chapitres en français littéraire et en français des

- Crédits photo : l'Antilope
banlieues. Plus qu'une trouvaille, cette double écriture dédouble et redouble le propos, le raconte et le met en scène, varie les points de vue, multiplie les narrateurs. Les chapitres wesh-wesh ont la force d'une réalité effarante que l'écriture a réussi à ne pas édulcorer.
Se distinguer par son sujet et son style est donné à peu d'auteurs contemporains. Ludovic-Hermann Wanda n'a pas volé cette originalité, il l'a conquise contre l'adversité. C'est ce qui donne à ce roman autobiographique sa puissance de passion.
«Prisons» de Ludovic-Hermann Wanda, L'Antilope, 286 pages, 19 euros.
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