lundi 16 octobre 2017

Le Manipulateur Pervers Narcissique : les injonctions paradoxales







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« Les paradoxes, les sophismes pèsent autant que les vérités et que les généralités dans la conduite des hommes et des choses qui les intéressent » (Gambetta).
La littérature mentionne que l’une des « armes » qu’utilise le « pervers » pour manipuler autrui est l’injonction paradoxale, terme français correspondant aux expressions anglaises « double bind » ou « knot ».

Un peu d’histoire
Le « double bind » (double lien ou double contrainte) est un concept introduit par Grégory Bateson en 1958.

A l’origine, Gregory Bateson s’intéressait à des patients hospitalisés avec un diagnostic de schizophrénie, c’est-à-dire de dissociation de la personnalité. Son idée de départ était que l’effet, la dissociation de la personnalité, devait avoir une cause de même type. S’intéressant alors à au schizophrène au sein de son milieu familial, il avança l’hypothèse que la cause de la maladie devait se trouver dans une façon particulière de communication familiale, basée sur l’émission de deux obligations ou injonctions contradictoires, verbales ou non, qui, s’interdisant mutuellement, induisent une impossibilité logique à les résoudre ou les exécuter sans contrevenir à l’une des deux. Le terme de « knot » (nœud) est également employé pour décrire cette  situation d’enfermement. Selon Bateson, le caractère dissociatif de ce type de communication serait à l’origine de la dissociation de la personnalité. Il  introduit ainsi l’idée que la maladie mentale peut être un mode d’adaptation à un contexte extérieur qui contiendrait l’élément pathologique. C’est le principe fondateur de la thérapie familiale qui s’attache à soigner cette pathologie relationnelle directement plutôt que l’effet induit sur un individu en particulier.
L’exemple type d’injonction paradoxale est l’ordre : « Sois spontané ! ». Car si l’on essaie d’y obéir, on ne peut plus être spontané, et si on refuse d’obéir non plus. Ce type d’ordre met la personne qui le reçoit dans une situation psychologiquement inconfortable, le résultat de l’une ou de l’autre action (obéir ou ne pas obéir) aboutissant chacune à ne pas satisfaire l’ordre initial (ne pas être spontané).
La femme qui dit à son mari : «Sois plus viril» le coince, le met en état d’être manipulé. En effet, soit il se montre plus «viril», mais il ne fait alors qu’obéir à sa femme, ce qui n’est pas très viril. Soit il désobéit et il reste un homme peu viril.
Parfois l’injonction peut être créée par une contradiction entre une affirmation verbale et un comportement non verbal qui vient le contredire. Voici, de Bateson, l’exemple  de la mère balinaise qui dit à son fils : « Tu ne m’embrasses pas ? » et qui se raidit quand celui-ci vient lui faire un câlin. Que le fils obéisse ou non, il est rejeté par sa mère.
Vers une définition spinoziste de l’injonction paradoxale
Le terme « injonction » ne pose pas de problème. Il s’agit d’un ordre émanant d’une autorité dominante, parents, enseignants, managers, etc. Mais c’est même un commandement précis, non discutable, qui doit être obligatoirement exécuté et qui est souvent accompagné de menaces de sanctions.
Dans le contexte étudié, le mot « paradoxe » désigne une antinomie, une complexité contradictoire inhérente à la réalité de quelque chose, ce quelque chose étant l’injonction envisagée.
Mais allons plus loin dans l’analyse de la « contradiction », puisque c’est celle-ci, dans des circonstances particulières, qui semble pouvoir perturber au point d’entraîner des conséquences extrêmement graves, allant du simple inconfort psychologique, en passant par la maladie mentale, et pouvant conduire au suicide.
Spinoza :
« Des choses sont de nature contraire, c’est-à-dire ne peuvent être dans le même sujet, dans la mesure où l’une peut détruire l’autre » (Eth III, 5).
On a là une définition :
Deux choses sont dites de nature contraire lorsqu’elles ne peuvent être dans le même sujet.
Et une caractérisation équivalente :
Deux choses sont de nature contraire lorsque l’une peut détruire l’autre.
Ainsi le concept d’ « injonction paradoxale » ou de « double contrainte » désigne deux obligations qui se contrarient en s’interdisant mutuellement, augmentées d’une troisième qui empêche l’individu de sortir de cette situation. En termes de logique, elle exprime l’impossibilité que peut engendrer une situation où le paradoxe est imposé et maintenu.
Dans les relations humaines il s’agit d’un ensemble de deux ordres (explicites ou implicites) intimés à quelqu’un qui ne peut en satisfaire un sans violer l’autre.
Cet ordre est donc impossible à réaliser.
Le commandé se retrouve coincé entre deux actions contraires. Cette situation fait furieusement penser à celle d’un « flottement de l’âme » ou ambivalence de sentiments, cet « état de l’esprit qui naît de deux sentiments contraires », que nous avons souvent utilisé et que nous avons schématisé comme suit :
Conatus + chose extérieure → ambivalence
                          ↗  joie            → amour  →  désir de se rapprocher de la chose
de sentiments
                          ↘  tristesse    → haine    →  désir de s’éloigner de la chose
Il y a cependant deux différences essentielles : les désirs et les actions qui s’ensuivent y naissent de sentiments et ces désirs débouchent nécessairement sur une seule action bien définie : soit se rapprocher, soit s’éloigner de la chose. L’individu y est entraîné à l’action par des sentiments contraires, c’est-à-dire « des sentiments qui, bien que du même genre, entraînent l’homme en sens opposés, comme la gourmandise et l’avarice, qui sont des espèces de l’amour » (Eth IV, Définition 5), mais une action est à chaque fois possible et nécessaire, même si elle peut ne pas être la meilleure (« voir le meilleur et faire le pire »). Cette poussée vers l’action a une cause extérieure et une cause intérieure.
Le flottement de l’âme est la condition naturelle de l’homme :
« On voit par là que nous sommes agités en mille façons par les causes extérieures ; et, comme les flots de la mer soulevés par des vents contraires, notre âme flotte entre les passions, dans l’ignorance de l’avenir et de sa destinée » (Eth III, 59, Scolie).
L’injonction paradoxale place l’homme dans une situation non naturelle : il y est poussé à l’action par une cause qui lui est totalement extérieure (et à laquelle il est obligé de se soumettre). On pourrait donc la définir, en termes spinozistes comme « un flottement de l’âme résultant, non de sentiments contraires, mais de l’imposition d’actions contraires », et la schématiser comme suit, sans possibilité de prolonger le schéma par un choix d’action :
                                                     ↗ obéir
Conatus + injonction paradoxale
                                                     ↘ désobéir
Jean-Pierre Vandeuren
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Pourquoi une injonction paradoxale peut-elle perturber psychologiquement quelqu’un ?
Les actions contraires sont imposées à l’individu en dehors de toute coloration affective génératrice. Son Conatus, son effort pour persévérer dans son être, n’y trouve aucun intérêt positif ou négatif (ni joie, ni tristesse) ; il ne peut donc pas s’y orienter dans un désir particulier. Première source de trouble.
La deuxième source de trouble est celle mise en évidence au départ par Bateson : le caractère dissociatif de ce type de communication peut engendrer une dissociation, plus ou moins grave, de la personnalité, dans le but de s’y adapter. Plutôt que du terme « dissociation », nous préférerons parler d’ « incohérence logique » dans la communication. Il est assez évident que toute incohérence induit un trouble chez la personne qui la subit.
Une troisième  source de trouble provient de la difficulté à se soustraire à l’injonction à cause de l’aliénation de puissance qu’elle présuppose.
En effet, une injonction paradoxale présuppose une relation de dépendance forte entre le commandant et le commandé : parent – enfant ; mari – femme ; enseignant – enseigné ; employeur – employé, …
Le commandé s’y trouve dans l’obligation d’exécuter l’ordre. Ne pouvant le faire, il se trouve enfermé, coupé encore plus de sa puissance.
« Par vertu et puissance, j’entends la même chose, c’est-à-dire que la vertu, en tant qu’elle se rapporte à l’homme, est l’essence même de l’homme, ou sa nature, en tant qu’il a le pouvoir de faire certaines choses qui peuvent être comprises par les seules lois de sa nature » (Eth IV, Définition 8).
Une injonction paradoxale, si le commandé ne peut s’y dérober, détruit sa nature même en l’empêchant de réaliser sa puissance, de produire des choses qui découlent de ses propres lois. Il n’est donc que logique qu’il soit plus ou moins perturbé, son degré de perturbation étant proportionnel à son degré de dépendance, réel ou imaginé, vis-à-vis du commandant.
Comment briser cet enfermement lorsqu’on ne peut pas l’éviter ?
Le plus sûr moyen d’éviter l’enfermement est de ne pas s’y laisser entraîner, de hausser les épaules et de s’en aller (« La vertu de l’homme libre se révèle également grande à éviter les dangers qu’à les surmonter » (Eth IV, 59)), ce que n’autorise souvent pas la relation de dépendance : un enfant ne peut que très rarement s’éloigner de ses parents, un époux éprouvera aussi des difficultés à rompre avec son conjoint, un salarié ne renoncera pas facilement à son emploi.
Et pourtant, il est nécessaire de sortir de sortir de la contradiction :
« Si, dans le même sujet, deux actions contraires sont provoquées, il devra se faire un changement nécessairement, soit dans l’une et l’autre, soit dans une seule, jusqu’à ce qu’elles cessent d’être contraires »(Eth V, Axiome 1).
Pour rendre ce changement possible, il y a une méthode « douce » (elle provoque le changement de l’une et l’autre des actions contraires) et une « agressive » (elle provoque le changement d’une seule des actions contraires).
La méthode douce est celle que préconiserait Spinoza : la compréhension par les causes. En comprenant ainsi, on a des idées adéquates, des idées dont notre esprit est cause adéquate, on est actif, on renoue avec sa puissance. Le troisième trouble est ainsi contré, du moins diminué. Etant plus puissant, on est aussi plus indépendant des causes extérieures et l’on est moins troublé par l’absence de coloration affective et l’incohérence, les deux autres sources de perturbation.
L’émission d’une injonction paradoxale n’est pas anodine, elle a une raison, consciente ou non : la manipulation du commandé. La mise à jour de cette raison dévoilant les intentions, voulues ou non, du commandant lui enlève son caractère apparemment arbitraire pour le commandé et lui  permet, par cet acte, d’exercer sa puissance de penser et donc de se libérer immédiatement de l’enfermement. Elle unifie les deux actions contraires sous-jacentes à l’injonction dans la compréhension de la raison de celle-ci.
Un employeur qui intime l’ordre de « produire plus avec moins de moyens » émet une injonction paradoxale, probablement sans en être conscient. On peut sans doute  devenir plus productif en consommant moins de ressources, mais à condition d’investir beaucoup de ressources à court terme afin d’étudier les moyens qui nous permettront peut-être de réaliser cet objectif à long terme. L’employeur, soumis à certaines contraintes économiques de diminution de profits, cherche peut-être naïvement comment augmenter ceux-ci et il ne voit que deux aspects qu’il imagine indépendants : accroître la production et diminuer les coûts. C’est ce préjugé d’indépendance qui le conduit à émettre son injonction qui s’apparente alors à un sophisme qu’il s’agit de démonter.
En admettant que le fils de la femme libanaise dans l’exemple de Bateson cité plus haut en soit capable, il comprendrait que le raidissement de sa mère au contact de son baiser dévoile son manque d’amour pour lui et que son ordre de venir l’embrasser n’est destinée qu’à l’humilier ou à respecter des convenances sociales. Il pourrait alors s’affirmer et dévoiler le non-dit en l’embrassant de façon très distante et en lui déclarant l’embrasser comme une tante, ou une amie lointaine.
L’injonction paradoxale peut-être subtile.
En voici un exemple.
Avant un échange d’idée, on émet le message suivant :
« Personne ne détenant LA vérité, il importe que les différences de point de vue s’expriment sans restriction mais dans un cadre qui fait droit à l’opinion d’autrui. Les mots pouvant être des armes blessantes, il conviendra de s’exprimer comme cela doit se faire. »
Ce genre de message repose sur une injonction paradoxale subtile. Ainsi en même temps que l’on prône la liberté de parole, on censure cette dernière immédiatement. Bien entendu, chacun conçoit que la courtoisie soit de mise dans un échange mais dire que les mots sont des armes blessantes revient à admettre qu’il faut débattre à fleuret moucheté. Finalement le débat est admis pourvu que l’on soit tous d’accord ; les désaccords ne pouvant reposer que sur des détails mineurs. Soyez libres mais pas trop. On pourra se demander qui fixe l’étendue des propos acceptables. Il y a forcément quelqu’un, qui maitrisant le débat, est un peu plus égal que les autres.
En même temps que l’on vante la libre parole on vient la circonscrire. Si l’on parle librement on risque donc de dépasser les bornes implicites mais si l’on respecte ces bornes alors on ne respecte plus l’incitation à la libre parole. De même, tandis que l’auteur explique que personne ne détient LA vérité, il admet tout de même la censure en imposant  SA ou du moins UNE vérité.
Manipulation consciente ou non ? Sans doute inconsciente, l’auteur n’ayant probablement voulu qu’exprimer la nécessité de rester courtois. Mais cette expression va bien plus loin et il est nécessaire d’en démonter la contradiction sous-jacente.
Le mieux cependant est que cette compréhension se double de sa communication, car, pour Spinoza tout ce que la Raison désire est non seulement de comprendre, mais aussi de faire comprendre.
Considérons par exemple la demande impossible suivante : « J’aimerais que tu m’offres un cadeau, mais j’aimerais que cela vienne de toi, pas parce que je te l’ai demandé» (Si l’autre décide d’offrir un cadeau à cette personne, celle-ci lui  dira que ça ne vient pas du cœur et va le lui reprocher. S’il ne lui offre pas de cadeau, il n’aura pas répondu à sa demande et cela lui sera également reproché). La mise en évidence de la contradiction, pourrait être retournée en choix pour la personne qui a émis la demande : « Préfères-tu recevoir un cadeau en sachant que c’est parce que tu l’as demandé, ou attendre que cela vienne par surprise ? ».
La deuxième méthode requiert d’abord une analyse générale logique de l’injonction paradoxale.
Face à toute injonction, il y a théoriquement deux possibilités, obéir ou désobéir. Lorsque l’injonction est « normale », lui obéir aboutit à la satisfaction du désir exprimé par le commandant et lui désobéir à sa non satisfaction, quel que soit le but réel poursuivi par ce commandant. Il y a cohérence entre l’action d’obéir ou de désobéir et le résultat attendu par celui qui ordonne. Lorsque le sergent intime l’ordre de ramper, le fait d’y obéir satisfait son attente.
Ce n’est pas le cas pour une injonction paradoxale : qu’on lui obéisse ou non, elle sera toujours insatisfaite. « Sois spontané », « sois viril », « produis plus avec moins de moyen », que l’on obéisse ou désobéisse, le résultat sera toujours contraire à l’attente de l’ordre : on ne sera pas spontané, pas viril, on produira soit plus avec plus de moyens, soit moins avec moins de moyens. Il ne peut donc y avoir de cohérence entre l’action effectuée, obéir ou désobéir, et son résultat, satisfaire ou non l’attente du donneur d’ordre, que dans le cas de la désobéissance.
Une façon de forcer la cohérence est alors de décider, face à une injonction paradoxale, de toujours désobéir. C’est la méthode que nous avons appelée « agressive ». Elle supprime de facto l’un des deux ordres et donc la contradiction. Son avantage n’est pas seulement de contrer la deuxième source de trouble, car, résultant d’une analyse rationnelle de la situation, elle permet aussi à l’esprit de renouer avec sa puissance d’être et d’agir. Mais, agressive et radicale, elle expose l’individu aux rétorsions de l’autorité dominante, parents, enseignants, employeurs, etc.
Pour pallier cet inconvénient, elle devrait adopter des voies indirectes, comme celle de l’humour.
Un énoncé paradoxal peut être la pire ou la meilleure des choses : il est la pire des choses lorsqu’il a pour effet de « tourner en bourrique », de bloquer la capacité d’agir de celui à qui il est adressé; il est la meilleure des choses lorsque, en quelque sorte, la victime du paradoxe, c’est l’énoncé lui-même et la position, relativisée, ironisée, humorisée, de celui qui énonce le paradoxe. Dans un énoncé paradoxal, celui qui énonce la règle implique dans la règle quelque chose qui rend impossible de la prendre purement et simplement au sérieux.
Ainsi, une injonction paradoxale peut se résoudre dans un éclat de rire libérateur de l’intelligence (de l’intelligence qui comprend, pas celle qui se mesure). Au moment de comprendre, l’acte d’intelligence a force d’entraînement, parce que cet acte d’intelligence libère immédiatement le Conatus de l’emprise de l’énoncé et de l’énonciateur.
 L’injonction paradoxale « Arrêtez d’essayer de me comprendre ! » lancée par le psychanalyste Jacques Lacan en réponse à l’un de ses auditeurs trop soucieux de vouloir saisir le sens de chacun de ses propos, aurait pu recevoir comme retour : «Non, je vais continuer, même si c’est une perte de temps ! ». Cette répartie, choisissant la désobéissance, aurait permis de briser l’enfermement de la double contrainte, en soulignant agressivement l’obscurité des exposés de Lacan et en justifiant la continuité de la présence de l’auditeur dans l’amphithéâtre.
Jean-Pierre Vandeuren



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NM : L'islam n'est qu'un ramassis de contradictions destiné à rendre le muzz un esclave total de la double contrainte.

D'un côté, Mohammed dit que quiconque dit la chahada avant de mourir ira au paradis et sera sauvé du feu, et d'un autre côté il dit qu'il n'y a aucune garantie pour quiconque d'aller au paradis, même s'il a été muzz pratiquant la prière toute sa vie.

D'un côté, il dit que celui qui ment est fautif, et de l'autre il dit qu'on peut mentir à sa femme pour faire une réconciliation, qu'on peut mentir à ses ennemis, et qu'on peut mentir à tout le monde avec intention de réconcilier.

Cette secte utilise LA DOUBLE CONTRAINTE...... et c'est pour ça qu'elle rend les gens fous à lier.

NM : Je suis d’accord avec toi. Le coran et les hadiths contiennent aussi bien l’appel au meurtre que l’appel à aimer son prochain.

DAECH trouve les versets qui lui donne bonne conscience à violer, vendre les femmes Yazidis comme esclaves, égorger, etc.
Certains prédicateurs trouvent les hadiths et les versets qui leur permettent d’entuber les occidentaux tels : vous avez votre religion et j’ai la mienne, celui qui tue une personne c’est comme s’il a tué l’humanité toute entière, etc.
Chacun peut se servir et prendre ce qui lui convient !

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Pour la double contrainte, on peut enfoncer le clou sur ce qui a été dit : Premièrement, le Coran est truffé de contradictions. Prométhée, aide-moi mais il me semble que tu as sous le coude la majeure partie des contradictions du Coran.
Ensuite, le Coran est censé être la parole d'Allah telle quelle, intacte, parfaite, authentique et conservée.
Alors, en associant ces deux premières propositions, on obtient la double contrainte divine suivante :
Allah dit dans la sourate machin X est Y et c'est absolument vrai. Par contre dans la sourate trucbidule, il dit X n'est pas Y et c'est aussi absolument vrai.
Du coup, soit tu n'es pas déjà dans la secte et de l'extérieur, ça te paraît totalement ridicule. Soit tu nages dedans depuis tout petit, tu avales des couleuvres en permanence et tu es devenu incapable de penser rationnellement au sujet de l'islam.
Depuis que j'ai commencé sur YT, je n'ai jamais tenu une conversation rationnelle sur l'islam avec des musulmans pendant plus de deux commentaires, avec des ex-musulmans, oui, avec des chrétiens, des athées, oui, mais avec des musulmans, on bascule toujours dans l'exagération, le mensonge, la propagande, l'insulte, la contradiction, le sophisme, l'argument ad hominem, etc.
Je n'ai jamais vu un musulman reconnaître honnêtement : « oui, c'est vrai, Mohammed était pédophile. Mais comme c'est le prophète de l'islam, on ne peut rien dire, donc je le défends quand même ».
Ou encore avouer lucidement et franchement, « oui, c'est vrai, il a bien plus ou moins violé une petite fille de 9 ans d'après les hadiths et si Mohammed l'a fait, c'est que la pédophilie n'est pas un crime ».

Devant un auditeur occidental non-musulman ou devant un musulman ignorant, on aura toujours affaire à des arguments du style :
- Aïcha était plus âgée, elle avait en fait 19 ans,
- en ce temps-là, les femmes étaient matures plus vite, elles avaient leurs règles à 8 ans et pouvaient tomber enceinte à 9 ans,
- il ne faut pas juger l'époque d'il y a 1400 ans avec les normes d'aujourd'hui.

------------------------------ Pour approfondir ce thème de la manipulation psychologique sectaire en islam, voir ces deux études psychologiques de Mohammed et de l'islam :
Masud Ansari, Psychology of Mohammed: Inside the Brain of A Prophet (2007)

Ali Sina, Understanding Muhammad and Muslims
http://ecolereferences.blogspot.com/2017/11/understanding-muhammad-and-muslims-ali.html