mercredi 15 janvier 2020

À part le Sida, l’Afrique ne nous apporte presque rien

« Alors même que les États africains refusent de prendre des mesures pour restaurer un semblant de civilisation au Zimbabwe, il nous faudrait de nouveau faire l’aumône, à l’Éthiopie cette fois. L’Éthiopie était déjà au centre de l’actualité il y a près de 25 ans, avec la campagne contre la faim de Bob Geldof. Et durant ce laps de temps, la population du pays a bondi de 33,5 à 78 millions d’habitants…

Pourquoi diable devrais-je de nouveau encourager la croissance démographique catastrophique de ce pays ? Où est la logique ? Il n’y en a aucune. Et deux choses me disent que la logique ne compte pas dans cette affaire.

https://ripostelaique.com/famines-faut-il-donner-plus-daides-aux-africains-ou-les-laisser-se-debrouiller.html


Africa's peoples are outstripping their resources, and causing catastrophic ecological degradation, writes Kevin Myers. A sick child waits in line to be screened at Giara Clinic, Southern EthiopiaLa première, c’est ma conscience. La seconde, c’est l’image, une fois de plus, d’un de ces enfants qui, une fois de plus, fixe l’objectif, de ses yeux une fois de plus grand ouverts, illustrant une fois de plus la tragédie qui une fois de plus, etc.

Désolé mais moi, j’ai parcouru ce pays. À pied et financièrement. Contrairement à beaucoup d’entre vous, je suis allé en Éthiopie. Comme beaucoup d’entre vous, j’ai craché au bassinet pour les bonnes œuvres qui là-bas luttent contre la famine. L’enfant aux yeux grand ouverts que nous avons sauvé il y a 20 ans est désormais cet homme en rut, arborant une Kalachnikov et procréant comme bon lui semble au gré de ses poussées hormonales.

Il y a sans doute de bonnes raisons pour prolonger ce système économique, social et sexuel détraqué et destructeur. J’ignore lesquelles. Et il y a sûrement toutes les bonnes raisons du monde de ne pas écrire le présent article.

Ces lignes ne me rallieront à coup sûr aucune amitié. Elles provoqueront le courroux indigné des lecteurs bien-pensants, une catégorie qui ne manque jamais une occasion de pervertir le débat public irlandais de ses persiflages et de ses injonctions morales. (…) Qu’importe…

Mais par pitié, vous, les représentants des ligues de vertu bien-pensantes, épargnez-moi les allusions à « Notre Famine » et les analogies trop faciles [NDLR : allusion à la Grande Famine irlandaise entre 1845 et 1852, dont les effets se feront sentir de longues années]. Il n’y aucune comparaison possible. En 20 ans de famine, la population de l’Irlande a été réduite de 30 %. Durant ce même laps de temps, grâce à l’aide alimentaire occidentale, aux semi-remorques Mercedes à dix roues et aux avions Hercules, la population de l’Éthiopie a plus que doublé.

Hélas, ce pays dévasté n’est pas isolé dans sa folie… Quelque part, dans ce continent merveilleux, se trouve la Somalie ; un autre charmant pays bien pourvu en fainéants perpétuellement en rut, brandissant des Kalachnikovs, mâchonnant du khat et excisant les filles. C’est désormais un continent pratiquement entièrement peuplé d’indigents sexuellement hyper-actifs, et des dizaines de millions de personnes ne survivent que grâce à l’aide internationale.

Cette dépendance n’a pas encouragé la prudence politique, ou le simple bon sens. La sottise vaudou semble constamment gagner du terrain et le prochain Président d’Afrique du Sud est persuadé qu’un peu d’eau du robinet sur un pénis post-coïtal est un bon moyen de prévenir les infections. En outre, cela va sans dire, la pauvreté, la faim et l’écroulement social n’ont pu prévenir des guerres ineptes au Tigré, en Ouganda, au Congo, au Soudan, en Somalie, en Érythrée, etc.

Une situation dépeinte à grands coups de crayon, certes. Mais c’est ainsi que l’histoire a souvent dépeint ses épisodes les plus sordides, les plus décisifs aussi. Le Japon, la Chine, la Russie, la Corée, la Pologne, l’Allemagne, le Vietnam, le Laos, le Cambodge… ont eu à surmonter des épreuves bien plus dures que celles que doit endurer l’Afrique. Tous ces pays aident aujourd’hui ce continent, y investissent, alors que l’Afrique, avec ses vastes savanes et ses opulents pâturages n’apporte pratiquement rien à personne, si ce n’est le Sida.

Pendant ce temps, les populations africaines épuisent leurs ressources, et provoquent des dégâts écologiques catastrophiques. En 2050, la population de l’Éthiopie sera de 177 millions : l’équivalent de la France, de l’Allemagne et du Benelux réunis, mais situés dans les zones arides et dévastées de la Vallée du Rift, où l’on trouve de moins en moins de sources de protéines.

Quel sens cela a-t-il d’encourager activement l’augmentation de la population adulte d’un pays déjà surpeuplé, à l’environnement dévasté et économiquement dépendant ? En quoi est-il moral de sauver un enfant éthiopien de la faim aujourd’hui, et lui permettre de survivre dans un contexte de circoncision brutale, de pauvreté, de faim, de violence et de sévices sexuels, qui résultera en une autre demi-douzaine d’enfants aux grands yeux, dont les perspectives seront tout aussi réjouissantes ? Cela vous permettra sans doute de vous sentir mieux, ce qui est la raison principale d’une charité aussi abondante. Mais ce n’est pas suffisant.

Cette charité intéressée est l’un des fléaux de l’Afrique. Elle a permis de maintenir en place des régimes politiques qui se seraient effondrés autrement. Elle a prolongé de 10 ans la guerre entre l’Érythrée et la Somalie. Elle a inspiré à Bill Gates un programme d’éradication de la malaria, alors qu’en l’absence quasi complète d’auto-discipline, cette maladie est actuellement l’une des formes les plus efficaces de contrôle des populations.

Si ce programme réussit, se vante-t-il, des dizaines de millions d’enfants qui seraient morts en bas-âge parviendront à l’âge adulte. Très bien, et ensuite ? Hmm… je sais. Qu’ils viennent tous ici. En voilà une riche idée.

Kevin Myers - The Irish Independent - Africa is giving nothing to anyone -- apart from AIDS(Africa is giving nothing to anyone — apart from AIDS)

Article paru dans “The Irish Independent”, le 10 juillet 2008.

par Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais.



http://www.independent.ie/opinion/columnists/kevin-myers/africa-is-giving-nothing-to-anyone--apart-from-aids-1430428.html
Article paru dans “The Irish Independent”, le 10 juillet 2008 - par
Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais.

« Alors même que les États africains refusent de prendre des mesures
pour restaurer un semblant de civilisation au Zimbabwe, il nous faudrait
de nouveau faire l’aumône, à l’Ethiopie cette fois. L’Éthiopie était
déjà au centre de l’actualité il y a près de 25 ans, avec la campagne
contre la faim de Bob Geldof. Et durant ce laps de temps, la population
du pays a bondi de 33,5 à 78 millions d’habitants…

Pourquoi diable devrais-je de nouveau encourager la croissance
démographique catastrophique de ce pays ? Où est la logique ? Il n’y en
a aucune. Et deux choses me disent que la logique ne compte pas dans
cette affaire.

La première, c’est ma conscience. La seconde, c’est l’image, une fois de
plus, d’un de ces enfants qui, une fois de plus, fixe l’objectif, de ses
yeux une fois de plus grand ouverts, illustrant une fois de plus la
tragédie qui une fois de plus, etc.

Désolé mais moi, j’ai parcouru ce pays. A pied et financièrement.
Contrairement à beaucoup d’entre vous, je suis allé en Ethiopie. Comme
beaucoup d’entre vous, j’ai craché au bassinet pour les bonnes œuvres
qui là-bas luttent  contre la famine. L’enfant aux yeux grand ouverts
que nous avons sauvé il y a 20 ans est désormais cet homme en rut,
arborant une Kalachnikov et procréant comme bon lui semble au gré de ses
poussées hormonales.

Il y a sans doute de bonnes raisons pour prolonger ce système
économique, social et sexuel détraqué et destructeur. J’ignore
lesquelles. Et il y a surement toutes les bonnes raisons du monde de ne
pas écrire le présent article.

Ces lignes ne me rallieront à coup sûr aucune amitié. Elles provoqueront
le courroux indigné des lecteurs bien-pensants, une catégorie qui ne
manque jamais une occasion de pervertir le débat public irlandais de ses
persiflages et de ses injonctions morales. (…) Qu’importe…

Mais par pitié, vous, les représentants des ligues de vertu bien
pensantes,  épargnez-moi les allusions à “Notre Famine” et les analogies
trop faciles [ndlr : allusion à la Grande Famine irlandaise entre 1845
et 1852, dont les effets se feront sentir de longues années] . Il n’y
aucune comparaison possible. En 20 ans de famine, la population de
l’Irlande a été réduite de 30%. Durant ce même laps de temps, grâce à
l’aide alimentaire occidentale, aux semi-remorques Mercedes à dix roues
et aux avions Hercules, la population de l’Éthiopie a plus que doublé.

Hélas, ce pays dévasté n’est pas isolé dans sa folie… Quelque part,
dans ce continent merveilleux, se trouve la Somalie ; un autre charmant
pays bien pourvu en fainéants perpétuellement en rut, brandissant des
Kalachnikovs, mâchonnant du khat et excisant les filles. C’est désormais
un continent pratiquement entièrement peuplé d’indigents sexuellement
hyper-actifs, et des dizaines de millions de personnes ne survivent que
grâce à l’aide internationale.

Cette dépendance n’a pas encouragé la prudence politique, ou le simple
bon sens. La sottise vaudou semble constamment gagner du terrain et le
prochain Président d’Afrique du Sud est persuadé qu’un peu d’eau du
robinet sur un pénis post-coïtal est un bon moyen de prévenir les
infections. En outre, cela va sans dire, la pauvreté, la faim et
l’écroulement social n’ont pu prévenir des guerres ineptes au Tigré, en
Ouganda, au Congo, au Soudan, en Somalie, en Erythrée, etc.

Une situation dépeinte à grands coups de crayon, certes. Mais c’est
ainsi que l’histoire a souvent dépeint ses épisodes les plus sordides,
les plus décisifs aussi. Le Japon, la Chine, la Russie, la Corée, la
Pologne, l’Allemagne, le Vietnam, le Laos, le Cambodge… ont eu à
surmonter des épreuves bien plus dures que celles que doit endurer
l’Afrique. Tous ces pays aident aujourd’hui ce continent, y
investissent, alors que l’Afrique, avec ses vastes savanes et ses
opulents pâturages n’apporte pratiquement rien à personne, si ce n’est
le Sida.

Pendant ce temps, les populations africaines épuisent leurs ressources,
et provoquent des dégâts écologiques catastrophiques. En 2050, la
population de l’Ethiopie sera de 177 millions : l’équivalent de la
France, de l’Allemagne et du Benelux réunis, mais situés dans les zones
arides et dévastées de la Vallée du Rift, où l’on trouve de moins en
moins de sources de protéines.

Quel sens cela a-t-il d’encourager activement l’augmentation de la
population adulte d’un pays déjà surpeuplé, à l’environnement dévasté et
économiquement dépendant ? En quoi est-il moral de sauver un enfant
éthiopien de la faim aujourd’hui, et lui permettre de survivre dans un
contexte de circoncision brutale, de pauvreté, de faim, de violence et
de sévices sexuels, qui résultera en une autre demi-douzaine d’enfants
aux grands yeux, dont les perspectives seront tout aussi réjouissantes ?
Cela vous permettra sans doute de vous sentir mieux, ce qui est la
raison principale d’une charité aussi abondante. Mais ce n’est pas
suffisant.

Cette charité intéressée est l’un des fléaux de l’Afrique. Elle a permis
de maintenir en place des régimes politiques qui se seraient effondrés
autrement. Elle a prolongé de 10 ans la guerre entre l’Erythrée et la
Somalie. Elle a inspiré à Bill Gates un programme d’éradication de la
malaria, alors qu’en l’absence quasi complète d’auto-discipline, cette
maladie est actuellement l’une des formes les plus efficaces de contrôle
des populations.

Si ce programme réussit, se vante-t-il, des dizaines de millions
d’enfants qui seraient morts en bas-âge parviendront à l’âge adulte.
Très bien, et ensuite ? Hmm… je sais. Qu’ils viennent tous ici. En voilà
une riche idée.
Taureau assis
https://groups.google.com/forum/#!topic/soc.culture.african/9SkzCNvfLTY

















Kevin Myers
Titre original : Africa is giving nothing to anyone — apart from AIDS
http://www.independent.ie/opinion/columnists/kevin-myers/africa-is-giving-nothing-to-anyone–apart-from-aids-1430428.html

Famines : faut-il donner plus d’aides aux Africains ou les laisser se débrouiller ?
Publié le 20 septembre 2019 - par Julien Martel - 45 commentaires - 3 745 vues
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Un enfant éthiopien assis sur les genoux de sa mère au camp de réfugiés de Wad Sherife au Soudan, près de la frontière éthiopienne, sur cette image du 13 mars 1985. Une grande partie de ce qui s’est passé en Éthiopie à cette époque n’a jamais été rapportée dans les médias occidentaux.

Cet article de Kevin Myers, journaliste et éditorialiste irlandais, publié le 22 juillet 2008, n’a pas pris une ride. Voilà pourquoi une petite traduction s’imposait en 2019.

L’Afrique contient une centaine de bombes démographiques qui menacent de provoquer de gigantesques tsunamis migratoires et d’engloutir le monde entier et en premier lieu l’Europe. Les premières déflagrations ont touché le Vieux Continent avec la crise des « réfugiés » qui dure depuis 30 ans, mais a connu une vive accélération en 2015 avec le « Migrants Welcome » et l’ouverture des frontières par Merkel.

Si le flux de tiers-mondistes n’est pas stoppé très vite ET si une remigration n’est pas mise en place, la France et toute l’Europe occidentale bisounours ethnomasochiste deviendront à leur tour des pays du tiers-monde violents et miséreux, incapables de progrès social, scientifique et technique, de beauté architecturale, de douceur de vivre et de grandeur civilisationnelle.

Ce que j’aurais dû écrire des années plus tôt sur l’Afrique

Le 10 juillet, alors que la famine approchait à nouveau, je me suis demandé s’il était sage d’acheminer encore plus d’aide à l’Éthiopie. (Voir l’article « À part le Sida, l’Afrique ne nous apporte rien » reproduit juste au-dessus). Depuis la grande famine du milieu des années 80, la population éthiopienne est passée de 33,5 millions à 78 millions.

Mais attention, je n’écris pas de rapports pour les Nations unies ; j’écris une chronique dans un journal et j’ai délibérément fait preuve d’une grande fermeté dans mon langage, comme je l’avais d’ailleurs fait lorsque j’ai rédigé des reportages en Éthiopie au plus fort de cette terrible famine.

J’étais sûr que ma chronique susciterait une certaine hostilité : mes inquiétudes se sont intensifiées quand j’ai vu le gros titre : « L’Afrique n’a donné au monde que le Sida. » Ce qui n’est pas tout à fait ce que j’ai dit – le fait que le mot « presque » a été enlevé a des conséquences ; et de toutes façons, mon article concernait l’aide au développement, pas le Sida.

Comme cette chère vieille Irlande peut assez souvent ressembler une foule prête au lynchage en place publique, je me suis préparé au pire : et bien sûr, les emails sont arrivés. Trois cents le premier jour, et bientôt plus de 800 : mais, étonnamment, plus de 90 % me soutenaient, et surtout de la part de personnes déconcertées, décentes et inquiètes. La minorité qui m’a attaqué était risiblement prévisible, s’exprimant avec une supériorité morale vindicative et sans appel. (Pourquoi tant de ceux qui prétendent aimer l’humanité détestent-ils tant les gens ?)

Il y a un quart de siècle, en Éthiopie, nous avons fait plus que sauver des enfants d’une mort terrible par famine : nous avons aussi sauvé un système social maléfique, misogyne et dysfonctionnel. En supposant que la moitié de la population (disons 17 millions) qui existait au milieu des années 80 soit aujourd’hui morte de causes non liées à la famine, la population ajoutée totale depuis cette époque est d’environ 60 millions, dont environ la moitié de femmes.

Autrement dit, l’Éthiopie a effectivement gagné l’équivalent de toute la population du Royaume-Uni depuis la famine. Mais au moins 80 % des filles éthiopiennes sont circoncises, ce qui signifie que pas moins de 24 millions de filles ont subi ce sort, généralement sans anesthésie ni antiseptique. L’Onu estime que 12 millions de filles meurent de septicémie, de « convulsions rachidiennes », de traumatismes et de pertes de sang après circoncision, ce qui signifie probablement qu’environ trois millions de petites filles éthiopiennes ont été massacrées depuis la famine, soit à peu près le même nombre que les femmes juives mortes pendant la Shoah.

Quelle est donc la justification morale pour sauver un bébé de la mort par la faim, afin de lui donner une mort encore plus douloureuse, presque sacrificielle, à huit ou treize ans ? Cette pratique aurait pu être éradiquée, avec une volonté politique suffisante, comme l’a déjà été le sati en Inde. Et les féministes occidentales n’auraient jamais permis qu’une telle aide inconditionnelle soit apportée à une société aussi méchante et brutale si elle avait été dirigée par des hommes blancs.

Mais, au lieu de cela, l’État était dirigé par des hommes noirs, auxquels s’applique apparemment une dispense spéciale de race et de sexe : ainsi les deux péchés les plus politiquement incorrects de notre époque – le sexisme et le racisme – par un processus moral mystérieux, semblable aux mathématiques du double négatif, s’annulent mutuellement, et produisent une vertu positive incontestée, appelée Éthiopie.

Je ne suis pas innocent dans tout ça. Le peuple irlandais est resté dans l’ignorance de la réalité africaine à cause de journalistes lâches comme moi. Lorsque je suis allé en Éthiopie il y a un peu plus de 20 ans, j’ai vu beaucoup de choses que je n’ai jamais rapportées, comme l’effet menaçant des gangs de jeunes hommes avec des Kalachnikovs partout, alors que les femmes faisaient tout le travail. Au milieu de la famine et de la mort, les hommes passaient leur temps à boire la gnôle locale dans des bistrots en tôle. À côté se trouvaient des bordels miteux, où les buveurs se rendaient de temps en temps, pour se soulager brièvement dans l’orifice cicatrisé d’une misérable prostituée (que Dieu préserve et protège).

J’ai vu tout cela et je ne l’ai pas rapporté, ni la colère des travailleurs humanitaires irlandais face à l’incontinence sexuelle et à l’insensibilité des hommes éthiopiens. Pourquoi ? Parce que je voulais écrire une prose violette, acclamée et tirant des larmes, sur des enfants aux yeux larges et infestés de mouches, et non des accusations froides, impopulaires et même « racistes » de culpabilité des hommes africains.

Suis-je capable de réfuter des gens bons et honorables comme John O’Shea, qui nous avertit maintenant qu’une fois de plus, nous devons nourrir les enfants éthiopiens affamés ? Non, bien sûr que non. Mais je suis émerveillé par les terribles options qui s’offrent à nous. C’est le plus grand dilemme moral auquel le monde est confronté. Nous ne pouvons pas laisser mourir les enfants affamés d’Éthiopie.

Pourtant, les enfants aux yeux écarquillés de 1984-1986, sauvés par les médicaments et les produits alimentaires occidentaux, ont contribué à déclencher la plus grande explosion démographique de l’histoire de l’humanité, qui portera la population éthiopienne à 170 millions en 2050. D’ici là, le Nigeria comptera 340 millions d’habitants (contre seulement 19 millions en 1930). Il en va de même pour une grande partie de l’Afrique.

Nous nous dirigeons donc vers un holocauste démographique, avec un potentiel de pertes en vies humaines prématurées dépassant de loin celui de toutes les guerres du XXe siècle. Cette terrible vérité ne peut être ignorée.

Mais de retour en Irlande, il y a des groupes d’activistes moralisateurs qui aspirent à empêcher la discussion, et même à emprisonner ceux d’entre nous qui tentent, même imparfaitement, d’exposer la vérité sur l’Afrique.

Traduction : Julien Martel

https://www.independent.ie/opinion/columnists/kevin-myers/writing-what-i-should-have-written-so-many-years-ago-26463692.html

http://www.independent.ie/opinion/columnists/kevin-myers/africa-is-giving-nothing-to-anyone--apart-from-aids-1430428.html

By Kevin Myers


Thursday July 10 2008

No. It will not do. Even as we see African states refusing to take action to restore something resembling civilisation in Zimbabwe, the begging bowl for Ethiopia is being passed around to us, yet again. It is nearly 25 years since Ethiopia's (and Bob Geldof's) famous Feed The World campaign, and in that time Ethiopia's population has grown from 33.5 million to 78 million today.

So why on earth should I do anything to encourage further catastrophic demographic growth in that country? Where is the logic? There is none. To be sure, there are two things saying that logic doesn't count.

One is my conscience, and the other is the picture, yet again, of another wide-eyed child, yet again, gazing, yet again, at the camera, which yet again, captures the tragedy of . . .

Sorry. My conscience has toured this territory on foot and financially. Unlike most of you, I have been to Ethiopia; like most of you, I have stumped up the loot to charities to stop starvation there. The wide-eyed boy-child we saved, 20 years or so ago, is now a priapic, Kalashnikov-bearing hearty, siring children whenever the whim takes him.

There is, no doubt a good argument why we should prolong this predatory and dysfunctional economic, social and sexual system; but I do not know what it is. There is, on the other hand, every reason not to write a column like this.

It will win no friends, and will provoke the self-righteous wrath of, well, the self-righteous, letter-writing wrathful, a species which never fails to contaminate almost every debate in Irish life with its sneers and its moral superiority. It will also probably enrage some of the finest men in Irish life, like John O'Shea, of Goal; and the Finucane brothers, men whom I admire enormously. So be it.

But, please, please, you self-righteously wrathful, spare me mention of our own Famine, with this or that lazy analogy. There is no comparison. Within 20 years of the Famine, the Irish population was down by 30pc. Over the equivalent period, thanks to western food, the Mercedes 10-wheel truck and the Lockheed Hercules, Ethiopia's has more than doubled.

Alas, that wretched country is not alone in its madness. Somewhere, over the rainbow, lies Somalia, another fine land of violent, Kalashnikov-toting, khat-chewing, girl-circumcising, permanently tumescent layabouts.

Indeed, we now have almost an entire continent of sexually

hyperactive indigents, with tens of millions of people who only survive because of help from the outside world.

This dependency has not stimulated political prudence or commonsense. Indeed, voodoo idiocy seems to be in the ascendant, with the next president of South Africa being a firm believer in the efficacy of a little tap water on the post-coital penis as a sure preventative against infection. Needless to say, poverty, hunger and societal meltdown have not prevented idiotic wars involving Tigre, Uganda, Congo, Sudan, Somalia, Eritrea etcetera.

Broad brush-strokes, to be sure. But broad brush-strokes are often the way that history paints its gaudier, if more decisive, chapters. Japan, China, Russia, Korea, Poland, Germany, Vietnam, Laos and Cambodia in the 20th century have endured worse broad brush-strokes than almost any part of Africa.

They are now -- one way or another -- virtually all giving aid to or investing in Africa, whereas Africa, with its vast savannahs and its lush pastures, is giving almost nothing to anyone, apart from AIDS.

Meanwhile, Africa's peoples are outstripping their resources, and causing catastrophic ecological degradation. By 2050, the population of Ethiopia will be 177 million: The equivalent of France, Germany and Benelux today, but located on the parched and increasingly protein-free wastelands of the Great Rift Valley.

So, how much sense does it make for us actively to increase the adult population of what is already a vastly over-populated, environmentally devastated and economically dependent country?

How much morality is there in saving an Ethiopian child from starvation today, for it to survive to a life of brutal circumcision, poverty, hunger, violence and sexual abuse, resulting in another half-dozen such wide-eyed children, with comparably jolly little lives ahead of them? Of course, it might make you feel better, which is a prime reason for so much charity. But that is not good enough.

For self-serving generosity has been one of the curses of Africa. It has sustained political systems which would otherwise have collapsed.

It prolonged the Eritrean-Ethiopian war by nearly a decade. It is inspiring Bill Gates' programme to rid the continent of malaria, when, in the almost complete absence of personal self-discipline, that disease is one of the most efficacious forms of population-control now operating.

If his programme is successful, tens of millions of children who would otherwise have died in infancy will survive to adulthood, he boasts. Oh good: then what?I know. Let them all come here. Yes, that's an idea.

kmyers@independent.ie



Life is not always worth preserving
July 14 2008 7:52 AM


While I'm sure that Mr Myers has received a barrage of criticism, let it be said by this reader that he has struck a serious blow for free-thinking with his article on Africa.

There is a big difference between realism and racism and Mr Myers grasps that fact.

What we need is some prominent person to organise a series of concerts to raise awareness of the problem of overpopulation in an unjust world!

Short of that, we need more public figures (like Mr Myers) to question the lunacy of the proposition that life is an unqualified good in all circumstances.

It isn't. Africa proves that. And he has made a compelling case for this reality in his superb piece.

KEVIN CONNOLLY

GLASHEEN, CORK

Thanks for brave article on Africa
July 14 2008 7:53 AM


I would like to thank Kevin Myers for writing this brave article and the editors for publishing it.

While his argument will prove uncomfortable for many, I believe it weighs most heavily on the conscience of the bureaucrats and their organizations which have, through pride, neglect, and an absolute refusal to accept critical review, only made Africa worse.

While the wealthy and powerful defenders of the status quo will cry racism, hate, and bias -- the real crime here is ignorance -- their ignorance.

MATT PARROTT

INDIANA, USA



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