mardi 8 août 2017

La Haine de l'Occident (Ziegler, 2006)

Où qu'il aille, dans l'exercice de ses fonctions internationales, Jean Ziegler est frappé par l'hostilité de principe que les peuples du Sud manifestent à l'endroit de ceux du Nord. Jusqu'à rendre parfois impossible l'adoption de certaines mesures d'urgence en faveur des plus démunis. Dans ces conditions, localiser les racines de la haine que le Sud voue désormais à l'Occident, et réfléchir aux moyens propres à l'extirper, est devenu une question de vie ou de mort pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants à la surface du globe. 

Comment contraindre le nouvel ordre du capitalisme mondialisé à cesser de soumettre le reste du monde à sa domination meurtrière, comment conduire l'Occident à assumer ses responsabilités ? Comment faire en sorte qu'au Sud, l'horizon de l'état de droit ne soit pas récusé du fait des injustices qui sont commises en son nom ? Dans quelles conditions le dialogue peut-il être renoué ? 

Des réponses sont apportées à ces questions au long d'un parcours documenté, riche en expériences de terrain - du Nigeria à la Bolivie, des salles de conférences internationales aux villages les plus déshérités de la planète -, sur un mode toujours vibrant et engagé. En forme d'hommage, si l'on veut, aux deux puissantes voix tutélaires qui hantent ce livre, celle d'Aimé Césaire et celle de Wole Soyinka.

A lire absolument, pas en raison des qualités intrinsèques de l'ouvrage (tendancieux, manipulateur de grands sentiments et souvent désinformateur au niveau des faits et des chiffres), mais parce qu'il ouvre les yeux sur un phénomène dont on ne prend pas assez la mesure : la haine (justifiée ou non) que les peuples du tiers-monde (y compris leurs diasporas installées chez nous) portent à l'Occident. Accessoirement, c'est une contribution à la définition de ce qui constitue l'identité occidentale: l'Occident, c'est l'ensemble des peuples sur qui se cristallise la haine du reste du monde (haine non exempte de fascination, selon un schéma très classique : cf. "Le renard et les raisins" de La Fontaine). 

Être occidental, c'est l'être dans le regard de l'Autre. La problématique est très similaire à celle de l'antisémitisme, tel que Sartre l'analysait dans ses "Réflexions sur la question juive". 

A lire, donc, en gardant son esprit critique. (Michel)

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Où qu'il aille, dans l'exercice de ses fonctions internationales, Jean Ziegler est frappé par l'hostilité de principe que les peuples du Sud manifestent à l'endroit de ceux du Nord. Jusqu'à rendre parfois impossible l'adoption de certaines mesures d'urgence en faveur des plus démunis. Dans ces conditions, localiser les racines de la haine que le Sud voue désormais à l'Occident, et réfléchir aux moyens propres à l'extirper, est devenu une question de vie ou de mort pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants à la surface du globe. 

Comment contraindre le nouvel ordre du capitalisme mondialisé à cesser de soumettre le reste du monde à sa domination meurtrière, comment conduire l'Occident à assumer ses responsabilités ? Comment faire en sorte qu'au Sud, l'horizon de l'état de droit ne soit pas récusé du fait des injustices qui sont commises en son nom ? Dans quelles conditions le dialogue peut-il être renoué ? 

Des réponses sont apportées à ces questions au long d'un parcours documenté, riche en expériences de terrain - du Nigeria à la Bolivie, des salles de conférences internationales aux villages les plus déshérités de la planète -, sur un mode toujours vibrant et engagé. En forme d'hommage, si l'on veut, aux deux puissantes voix tutélaires qui hantent ce livre, celle d'Aimé Césaire et celle de Wole Soyinka.

A lire absolument, pas en raison des qualités intrinsèques de l'ouvrage (tendancieux, manipulateur de grands sentiments et souvent désinformateur au niveau des faits et des chiffres), mais parce qu'il ouvre les yeux sur un phénomène dont on ne prend pas assez la mesure : la haine (justifiée ou non) que les peuples du tiers-monde (y compris leurs diasporas installées chez nous) portent à l'Occident. Accessoirement, c'est une contribution à la définition de ce qui constitue l'identité occidentale: l'Occident, c'est l'ensemble des peuples sur qui se cristallise la haine du reste du monde (haine non exempte de fascination, selon un schéma très classique : cf. "Le renard et les raisins" de La Fontaine). 

Être occidental, c'est l'être dans le regard de l'Autre. La problématique est très similaire à celle de l'antisémitisme, tel que Sartre l'analysait dans ses "Réflexions sur la question juive". 

A lire, donc, en gardant son esprit critique. (Michel)

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