lundi 31 juillet 2017

Ayaan Hirsi Ali, Ma vie rebelle (2006)

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Ayaan Hirsi Ali, Ma vie rebelle (2006) : grandes images

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Ayaan Hirsi Ali, Insoumise (2005)

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dimanche 30 juillet 2017

Fawzia Zouari, Je ne suis pas Diam's (2015)

« Je ne suis pas Diam’s. Ni par la naissance, ni par le parcours, ni par la conception de l’islam. J’ai vu le jour en Tunisie, dans un petit village où mon père avait le titre de "cheikh" qui lui conférait une autorité religieuse. Ma mère a passé sa vie enfermée derrière les murs de sa maison et je n’ai aperçu sa chevelure que sur son lit de mort. Vers douze ans, mes sœurs aînées ont été interdites d’école et cloîtrées. Je me suis alors promis d’aller jusqu’au bout de mes études et de ne pas me voiler.
Toutes les questions qui me tracassaient enfant, voilà que je les repose aujourd’hui à une jeune femme convertie à l’islam qui croit bien faire alors qu’elle me fait mal.»

Tunisienne, musulmane, Fawzia Zouari s’adresse avec vigueur et respect à la chanteuse Diam’s, qui incarnait une certaine modernité avant de s’exposer de nouveau au public, mais sous le voile. L’auteur s’engage avec passion en faveur d’un islam des Lumières, intégré dans le pays de la laïcité dont elle défend les valeurs.

Comptes-rendus :







samedi 29 juillet 2017

Trafic de drogue, grand banditisme

Un lance-roquettes saisi dans un local à vélo à Saint-Denis (21.08.2017)
Saint-Denis: une cache d'armes découverte (20.08.2017)
Trois braqueurs français d'une horlogerie suisse arrêtés (14.08.2017)
Limoges : 67 kg de pâte d'amphétamine saisie (14.08.2017)
Saisie de 800 kg de cocaïne au Havre (31.07.2017)
Pays-Bas : arrestation de voleurs d'iPhone sur autoroute (31.07.2017)
Les gangs en scooter déferlent sur Londres (30.07.2017)
Rennes : une centaine d'armes à feu saisies (27.07.2017)
Grenoble «gangrénée par le trafic de drogue» (26.07.2017)
Opération mondiale contre le crime en ligne (20.07.2017)
Des millions de bitcoins, des drogues et des armes... la fin des sites de vente AlphaBay et Hansa (20.07.2017)
Deux sites de trafic du "dark web" fermés (20.07.2017)
800 millions d'euros de cocaïne saisies en Allemagne (20.07.2017)
2 tonnes de cannabis interceptées en Méditerranée (17.07.2017)
Afghanistan. L’armée reprend un district de l’opium aux talibans (17.07.2017)
Gard et Hérault. Des hommes encagoulés sèment la terreur sur les routes (17.07.2017)
La Fed s'inquiète de la consommation d'opiacés (13.07.2017)
Escroquerie aux allocations: 200.000 euros de préjudice (13.07.2017)
Jawad, le «logeur de Daech», ne sera pas jugé pour terrorisme (11.07.2017)
Essonne: 3 blessés, dont 2 policiers après une interpellation (06.07.2017)
Culture de cannabis à Tourcoing : 4 arrestations (06.07.2017)

Macron président (2017-2022)

Macron fait du terrorisme islamiste l'ennemi numéro un (29.08.2017)
Macron qualifie le régime de Maduro au Venezuela de «dictature» (29.08.2017)
Wikileaks publie 71.000 emails de la campagne Macron (31.07.2017)
Macron : le «modèle suédois», une «source d'inspiration» (31.07.2017)
Pourquoi Rihanna est-elle reçue par Emmanuel Macron ? (25.07.2017)
La leçon de communication du général Pierre de Villiers à Emmanuel Macron (21.07.2017)
Le FMI salue les réformes "ambitieuses" et "courageuses" de Macron (17.07.2017)
Attentat de Nice: Macron "comprend la colère" contre l'Etat (14.07.2017)
Armées : Dupont-Aignan juge "indigne" le rappel à l'ordre de Macron (14.07.2017)
Elisabeth Lévy : « Macron nous rappelle qu'entre le sublime et le ridicule, la frontière est ténue » (13.07.2017)

"Finalement, il y a quoi dans le Coran ?" de Rachid Benzine et Ismaël Saidi


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Coran et que vous n'avez jamais osé demander.
Tout le monde parle du Coran, pourtant, peu de personnes l'ont lu et encore moins arrivent à appréhender les concepts qu'il aborde.

Avec une dose d'humour, un fond solide et scientifique (les auteurs font appel à l'Histoire, à la sociologie, à l'archéologie et aux sciences humaines), dans un langage clair et compréhensible, Rachid Benzine et Ismaël Saidi décryptent les concepts-phares :

- C'est quoi un mécréant ?

- Le port du voile est-il démandé et justifié dans le Coran ?

- C'est vrai que le Coran déteste les juifs ?

- La violence est-elle inscrite dans le Coran?

-...

Chaque chapitre peut être lu séparément. De l'humour et du sérieux, bref, un cocktail parfait.

Rachid Benzine apparait très souvent dans les médias pour commenter l'actualité : France 24, LCI, Canal +, BFM, France Inter, RTL France. Il connait parfaitement la Belgique où il est invité pour éclairer les aspects liés au vivre-ensemble, au terrorisme et à l'islamisation radicale et violente.

Burkina Faso

Burkina : 17 morts dans une "attaque terroriste" contre un restaurant à Ouagadougou (14.08.2017)
Bruno Jaffré : «Sankara continue d’inspirer beaucoup de monde au-delà du Burkina Faso» (24.07.2017)

Burkina : 17 morts dans une "attaque terroriste" contre un restaurant à Ouagadougou (14.08.2017)


 14 aoû 2017, 07h29

Des forces de l'ordre à Ouagadogou, le 13 août 2017, aux abords du café-restaurant Istanbul cible d'une "attaque terroriste"

Une "attaque terroriste" a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou, faisant au moins 17 morts et une dizaine de blessés, a annoncé le gouvernement burkinabè.

Les forces spéciales ont lancé l'assaut contre les assaillants retranchés.

"Aux environs de 21 heures, une attaque terroriste a touché le restaurant Istanbul sur l'avenue Kwame Nkrumah à Ouagadougou", a déclaré le gouvernement dans un communiqué. "Cette attaque a fait pour l'instant 17 victimes dont les nationalités restent à préciser et huit blessés", indique le communiqué. Le restaurant Istanbul est situé à environ 200 mètres du café Cappuccino, qui avait été en janvier 2016 la cible d'une attaque jihadiste sanglante, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Cette attaque avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

Les assaillants, dont le nombre n'est pas connu, "sont confinés dans un étage de l'immeuble qu'ils ont attaqué", a déclaré le ministre burkinabè de la communication Remis Dandjinou à la télévision nationale, lors d'un flash d'information. "Les forces de défense et de sécurité et l'unité d'élite de la gendarmerie sont en opération", a-t-il dit.

- 'Des otages retenus' 

Selon un officier de l'armée s'exprimant sous couvert d'anonymat, "il y a des otages retenus au premier et au deuxième étages du bâtiment de deux étages" qui abrite le café-restaurant se trouvant au rez-de-chaussée. Selon un serveur du restaurant Istanbul, l'attaque a débuté vers 21h30 heure locale (même heure GMT).

"Trois hommes sont arrivés à bord d'un véhicule 4x4 vers 21h30, sont descendus du véhicule et ont ouvert le feu sur les clients assis sur la terrasse" de ce café fréquenté par une clientèle expatriée, a indiqué ce serveur s'exprimant sous couvert d'anonymat. La police a évacué des civils avant l'arrivée de l'armée et de la gendarmerie qui ont tout de suite lancé l'assaut, et les tirs, nourris au départ, sont ensuite devenus sporadiques, a rapporté un journaliste de l'AFP. "Actuellement nous sommes débordés", a confié un chirurgien à l'AFP sous couvert d'anonymat. "Nous avons reçu une dizaine de blessés, dont trois qui sont décédés. La situation des autres blessés est très critique. Trois sont pris en charge actuellement en bloc opératoire". "Nous avons évacué onze personnes mais un (homme) est décédé dès notre arrivée à l'hôpital. Il s'agit d'un Turc. Une dame a également succombé à ses blessures à l'hôpital", a déclaré un ambulancier.

Le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, et le ministre de l'Energie, Alpha Omar Dissa, sont arrivés sur les lieux de l'attaque. L'avenue s'est vidée de ses passants immédiatement après l'attaque, seuls des véhicules des forces de sécurité et des ambulances étaient visibles, selon le journaliste de l'AFP.

Le mode opératoire de cet attentat est similaire à celui du 15 janvier 2016. Un commando avait attaqué le café Cappuccino et plusieurs autres établissements, l'hôtel Splendid, l'hôtel Yibi et le Taxi-Brousse, situés sur l'avenue Kwame N'Krumah, comme le restaurant Istanbul. Frontalier du Mali et du Niger, le Burkina Faso est le théâtre d'attaques jihadistes régulières depuis 2015. En décembre 2016, une douzaine de soldats burkinabè avaient été tués dans une attaque contre un détachement de l'armée basé dans le nord du pays.

En octobre 2016, une précédente attaque avait fait six morts, quatre militaires et deux civils. Plusieurs enlèvements ont aussi été perpétrés, de Burkinabè comme d'étrangers. Un Australien et un Roumain, enlevés en 2015, sont toujours captifs de groupes islamistes liés à Al-Qaida.

Le Burkina Faso, petit Etat sahélien d'Afrique de l'Ouest, pauvre et enclavé, a réaffirmé le 18 juillet la nécessité de "lutter contre le terrorisme" avec son voisin la Côte d'Ivoire, également touchée par un attentat jihadiste en 2016.



Des portraits de Sankara brandis par des manifestants à Ouagadougou en 2014 en hommage aux victimes du soulèvement d'octobre.

Bruno Jaffré : «Sankara continue d’inspirer beaucoup de monde au-delà du Burkina Faso» (24.07.2017)


Par Maria Malagardis — 24 juillet 2017 à 17:06 (mis à jour le 25 juillet 2017 à 18:35)


Des portraits de Sankara brandis par des manifestants à Ouagadougou en 2014 en hommage aux victimes du soulèvement d'octobre. Photo Joe Penney. Reuters 

Un recueil de discours, publié par Bruno Jaffré, est consacré à Thomas Sankara, ce leader qui n’aura pourtant exercé le pouvoir que quatre ans avant d’être assassiné par son plus proche compagnon, Blaise Campaoré. Retour sur un personnage hors normes, héros tragique devenu légende. Une icône dont les idées infusent encore aujourd’hui.

Thomas Sankara reste un héros des temps modernes. Une vie fulgurante, interrompue trop vite, puisqu’il meurt à 37 ans, trahi et assassiné par son frère d’armes et plus proche compagnon, Blaise Compaoré. Mais les quatre années (1983-1987) pendant lesquelles il a dirigé l’ex-Haute-Volta, rebaptisée à sa demande «Burkina Faso» («le pays des hommes intègres»), marqueront la postérité. Immortel, Sankara ? Dans sa patrie, c’est même une évidence : c’est son nom que scanderont les manifestants qui descendront dans la rue pour renverser Compaoré en 2014. Mais la légende de Sankara a vite dépassé les frontières de son pays natal : ses prises de positions sur l’aliénation de l’Afrique, les relations aux institutions internationales, la défense de l’environnement ou encore les droits des femmes restent d’actualité. Des thèmes qu’on retrouve dans le recueil de discours le plus complet à ce jour, publié par Bruno Jaffré, ingénieur de formation, considéré comme le principal biographe de Thomas Sankara qu’il a eu la chance de rencontrer, et dont il mesure l’aura historique dans une époque où les leaders charismatiques ont tendance à se faire rares.

Comment peut-on expliquer la fascination qu’exerce encore Sankara près de trente ans après sa mort, le 15 octobre 1987 ?

C’est vrai qu’il continue d’inspirer beaucoup de monde, même au-delà du Burkina Faso, beaucoup d’artistes notamment. Cette année au festival off d’Avignon, est présentée une pièce qui lui est consacrée : Sank ou la patience des morts du dramaturge burkinabé Aristide Tarnagda. Demeure aussi, bien sûr, cette relation très sentimentale qui le lie à son peuple. Sankara était un homme modeste, qui a bousculé les idées reçues, innovant dans tous les domaines, de l’économie à la culture. En ce sens, il a été le dernier dirigeant révolutionnaire de l’Afrique contemporaine. Et ce n’est pas un hasard si le seul «printemps africain» qui ait réellement débouché sur le renversement d’un dictateur ces dernières années a eu lieu au Burkina Faso en 2014. Le mot d’ordre de cette insurrection populaire, c’était «la Patrie ou la Mort», le slogan de Sankara. Pourtant, dans son pays, son nom était resté longtemps tabou après son assassinat. On interdisait la diffusion de ses images, on cachait ses discours. Mais son message s’est transmis aux générations suivantes, il est resté vivant dans la mémoire des Burkinabés et c’est cette mémoire-là qui a rejailli lors de la chute du régime Compaoré, c’est elle qui a donné la force aux manifestants de descendre en masse dans la rue et d’affronter l’armée, laquelle va finalement déguerpir. Il a inspiré les jeunes dans la rue au Burkina, mais il est aussi une légende pour une partie de la jeunesse d’autres pays d’Afrique, voire française. Son nom est connu de tous, même si on ne mesure pas toujours l’ampleur des réformes qu’il a mises en œuvre. Et puis certains de ces discours sont diffusés sur Internet. C’était un excellent orateur, un visionnaire précoce, il n’avait pourtant que 33 ans lorsqu’il prend le pouvoir.

En quoi ses idées sont encore pertinentes ?

Quand on relit son discours sur la dette, totalement improvisé en 1987 à Addis-Abeba, on y retrouve les problématiques qui s’imposent aujourd’hui à de nombreux pays européens, comme la Grèce mais aussi la France. La dette n’est-elle pas aussi un instrument de soumission ? Le discours de Sankara rejoint les arguments de ceux qui militent pour remettre en cause la légitimité de ces dettes. Sankara, lui, a en outre refusé de se soumettre au FMI, il a rejeté l’aide conditionnée à des réformes dictées de l’extérieur. Il était anti-impérialiste, sans être dogmatique. Or, la mondialisation, l’omniprésence et les diktats du FMI et de la Banque mondiale restent des enjeux du monde actuel. Par ailleurs, Sankara, très influencé par l’écologiste René Dumont, est certainement le premier dirigeant politique à avoir dénoncé les responsabilités humaines dans la dégradation de l’environnement. Mais il a eu aussi des paroles fortes sur l’émancipation des femmes, sur le refus de l’aliénation culturelle qui ne signifiait pas rejet de la culture dominante (l’usage du français en Afrique par exemple) mais la valorisation d’une double culture. Préoccupé par la dépendance de son pays sur le plan économique, il a aussi beaucoup fait pour transformer sur place le coton, principale ressource du Burkina Faso. Incitant notamment les fonctionnaires à porter le «Faso Dan Fani», cet habit traditionnel tissé par les femmes. Ce costume est d’ailleurs revenu à la mode au Burkina depuis la chute de Compaoré !

Mais il va finir assassiné… A-t-il commis des erreurs qui l’ont mis en danger ?

Sa révolution a vite été confrontée à des contradictions intérieures, les fonctionnaires lui en voulaient parfois d’avoir baissé leur salaire et de les obliger à consommer local. Il se fixait des objectifs, et il voulait aller vite. On a parfois accusé les comités locaux qu’il a créés, les CDR, d’agir comme des milices. Ce fut parfois vrai, il y a eu des débordements. Mais au départ, c’était un instrument de mobilisation de la population. Et Sankara lui-même avait critiqué ces dérives, avec beaucoup d’humour. Au fond, sa vraie faiblesse, c’était de dire la vérité et de ne pas vouloir composer. La France n’a guère apprécié qu’il appelle à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie. La réussite économique de ses réformes et sa lutte contre la corruption inquiétaient les pays voisins, alliés de la France. Il s’est créé des ennemis, c’est certain.

En sait-on plus aujourd’hui sur son assassinat ?

Il reste beaucoup de questions en suspens, notamment sur le rôle des services français. La justice burkinabée a adressé une demande de commission rogatoire et souhaite avoir accès aux archives dont François Hollande avait pourtant promis l’ouverture. Depuis, ça traîne, rien ne se passe. On verra dans quelle mesure Emmanuel Macron saura se montrer plus moderne et acceptera de répondre aux questions de la justice burkinabée.

Les mots d’un tribun
«Parler au nom de  mon peuple» «Je ne suis ni un messie ni un prophète. Je ne détiens aucune vérité. Ma seule ambition est une double aspiration : premièrement pouvoir en langage simple, celui de l’évidence et de la clarté, parler au nom de mon peuple, le peuple du Burkina Faso ; deuxièmement, parvenir à exprimer aussi, à ma manière la parole du "grand peuple des déshérités", ceux qui appartiennent à ce monde qu’on a malicieusement baptisé tiers-monde. Et dire, même si je n’arrive pas à le faire comprendre, les raisons que nous avons de nous révolter. Certes nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. Mais en général, la politique d’assistance et d’aide n’a abouti qu’à nous désorganiser, à nous asservir, à nous déresponsabiliser dans notre espace économique, politique et culturel». (A l’ONU, à New York, le 4 octobre 1984).

«Le désert est à nos portes» «Chacun de nous a compris que le désert avance, que le désert est déjà à nos portes, que le désert est déjà au-dessus de nous, il ne lui reste plus qu’à s’abattre sur nous. […]. C’est donc un crime contre les générations du Burkina Faso, c’est-à-dire contre l’éternité même du Burkina Faso que de ne penser qu’à soi, c’est-à-dire tout pour soi et le désert pour les générations à venir.» (Ouagadougou, le 22 avril 1985).

Le français et «les langues des autres» «Qui pourrait par vanité et mauvaise fierté s’encombrer de tournures alambiquées pour dire en français, par exemple, les mots islam, baraka, quand la langue arabe exprime mieux que nulle autre ces réalités ? Ou bien le mot pianissimo, doucereuse expression musicale d’au-delà du Piémont ? Ou encore le mot apartheid que la richesse shakespearienne exporte d’Albion sans perfidie vers la France ? Refuser d’intégrer au français les langues des autres, c’est ériger des barrières de chauvinisme culturel» (Message envoyé au sommet de la francophonie, 17 février 1986).

L’oppression des femmes, «une terrible réalité» «Un homme si opprimé soit-il, trouve un être à opprimer : sa femme. Lorsque nous parlons de l’ignoble système de l’apartheid, c’est vers les Noirs exploités et opprimés que se tournent et notre pensée et notre émotion. Mais nous oublions hélas, la femme noire qui subit son homme.» (Ouagadougou, 8 mars 1987)

La dette «ne peut pas être remboursée «La dette sous sa forme actuelle, est une reconquête savamment organisée de l’Afrique. […]. Faisant en sorte que chacun d’entre nous devienne l’esclave financier, c’est-à-dire l’esclave tout court, de ceux qui ont eu l’opportunité, la ruse, la fourberie de placer des fonds chez nous avec l’obligation de rembourser. […]. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyez-en sûrs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyez-en sûrs également. […]. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer.» (Discours à la tribune de l’Organisation de l’Union africaine, à Addis-Abeba, Ethiopie, 29 juillet 1987).

Maria Malagardis

BRUNO JAFFRÉ THOMAS SANKARA, LA LIBERTÉ CONTRE LE DESTIN Syllepse, 2017, 350 pp., 20 €

Marc Trévidic

DOA et Marc Trévidic : «Le monde mystérieux du terrorisme, je comprends que ça intéresse un écrivain» (21.07.2017)
Trévidic, Terroristes : les sept piliers de la déraison (2014)


DOA et Marc Trévidic : «Le monde mystérieux du terrorisme, je comprends que ça intéresse un écrivain» (21.07.2017)


Par Sabrina Champenois et Willy Le Devin — 21 juillet 2017 à 18:16

L’un a enquêté sur les jihadistes pendant quinze ans, l’autre a imaginé leurs trajectoires complexes pour ses polars : une matière intellectuelle passionnante, disent l’ex-juge de la section antiterroriste comme l’auteur. Avant de s’écharper un brin sur le cas de Bob Dylan prix Nobel.

Le premier, l’écrivain DOA, est arrivé en moto. Le juge Marc Trévidic est venu à pied du séminaire auquel il participait, non loin du café du rendez-vous. C’était en plein après-midi caniculaire, sans vergogne on les a plantés aussi sec sous les projecteurs du photographe. Qui les a voulus tout proches, quasiment à se toucher. Avec la contrainte que l’addict à la discrétion DOA refuse de montrer son visage. Entrée en matière un peu «chaude» mais qui a eu le mérite d’installer une proximité immédiate entre deux hommes de la même génération (48 ans pour DOA, 51 pour Trévidic), qui, chacun à sa manière, ont planché sur le terrorisme, qui partagent le goût de la recherche, de la précision, mais aussi du rock, de la poésie… et du bois.

Marc Trévidic : Je ne sais pas grand-chose de DOA. J’ai lu Pukhtu, j’ai compris qu’il y a sans doute beaucoup de voyages dans votre parcours, et puis d’après la fiche Wikipédia, j’ai vu que vous étiez passé par la marine marchande…

vendredi 28 juillet 2017

Crise des migrants en Europe

Crise migratoire : Européens et Africains en mal de solution (28.08.2017)
Crise migratoire : le délicat projet de «hot spots» installés au Sahel (28.08.2017)
Migrants en Méditerranée : Rome optimiste (15.08.2017)
Migrants : plusieurs ONG rejettent un «code de conduite» (31.07.2017)
Migrants : l'Italie lance une opération maritime en accord avec Tripoli (27.07.2017)
L'Europe orientale perd une manche devant la justice sur les réfugiés (26.07.2017)
L'UE veut associer l'Afrique à la lutte contre l'immigration (24.07.2017)
Le Danemark légifère contre les Roms (21.07.2017)
L'Autriche demande à l'Italie de garder les migrants sur ses îles (20.07.2017)
Grèce: les réfugiés mineurs toujours mal pris en charge (20.07.2017)
Immigration: L'UE prête à des ajustements (Blair) (15.07.2017)
Crise migratoire : le dessous des cartes par Elise Vincent (14.07.2017)
3500 migrants secourus en Méditerranée (12.07.2017)
Coldplay: une chanson de soutien aux migrants (07.07.2017)
Migrants : l'UE veut accroître les contrôles au large de la Libye (06.07.2017)
L’année 2017 pourrait être la plus meurtrière pour les migrants en Méditerranée (06.07.2017)
Réfugiés : le mauvais procès fait aux ONG (05.06.2017)
Réfugiés : le SOS de l’Italie à l’Europe (05.07.2017)
Migrants : Calabre, le front du refuge (05.07.2017)
Argent sale : Un procureur sicilien enquête sur le financement des ONG migrants par la mafia (04.07.2017)
Plus de 100 000 migrants ont traversé la Méditerranée depuis janvier (04.07.2017)
Marne : une ex-élue condamnée pour un mariage blanc (04.07.2017)
Immigration : l'éclairage d'un analyste américain (03.07.2017)
L'immigration et l'islam crispent de plus en plus les Français (03.07.2017)
Avramopoulos : «La situation migratoire telle qu'elle est maintenant n'est plus soutenable» (03.07.2017)
Nice: un policier qui faisait payer des migrants pour passer la frontière en prison (03.07.2017)
Un passeur nigérian arrêté avec 79.000 euros dans le ventre (03.07.2017)
Tensions accrues en France sur les dispositifs de l'asile (02/07/2017)
Face à l'afflux de migrants, l'Italie menace de fermer ses ports (02/07/2017)
L’Italie dénonce à nouveau « l’énorme pression » migratoire à laquelle elle est confrontée (02/07/2017)
Migrants : l'apocalypse à Paris, dans le quartier de la Chapelle (01.07.2017)
Aider les réfugiés : une nouvelle stratégie de communication pour les multinationales ? (01.07.2017)
Migrants : l'Europe face à un nouveau défi venu d'Afrique (13.06.2017)
Une majorité d'Européens se disent contre l'immigration provenant de pays musulmans (11.02.2017)
Calais: pourquoi les migrants veulent-ils à tout prix aller en Grande-Bretagne? (02.03.2016)
La Suède, terre promise des migrants, s'apprête à en expulser plus de 60.000 (28.01.2016)

Voir aussi :
Crise des migrants en France.
Réflexions sur l'immigration et la démographie

Etat islamique (EI, ISIS, Daech) au jour le jour

Voir aussi :
Attentat de Londres : "N'ayons pas peur de nommer l'islamisme radical" (Goldnagel)
Attentats en France et en Belgique         Attentats en Europe
Frères musulmans à la conquête du monde
Égypte  Iran   Irak    Liban, Hezbollah   Libye     Syrie    Turquie
Mali, Sahel, Opération Barkhane
Philippines     Tchétchénie

L’armée libanaise annonce le début de l’offensive pour chasser l’EI de l’est du pays (19.08.2017)
À la reconquête de Raqqa, avec la Brigade de la liberté (28.07.2017)
Turquie : 26 membres présumés de l'EI arrêtés (27.07.2017)
L'EI chassé de la moitié de Raqqa (26.07.2017)
Une agence de presse turque dévoile l’emplacement de forces spéciales américaines et françaises en Syrie (20.07.2017)
Les yazidies à Raqqa pour libérer leurs sœurs esclaves de Daech (20.07.2017)
La CIA met fin à son soutien aux rebelles syriens (20.07.2017)
L'Ei tombe «très vite», affirme Trump (20.07.2017)
Un village repris par les forces irakiennes (20.07.2017)
Baghdadi est vivant selon un chef du renseignement kurde (17.07.2017)
Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute» (16.07.2017)
L’Etat islamique restera en embuscade (13.07.2017)
L'EI revendique les attaques ratées de juin (13.07.2017)
Mossoul en ruines délivrée du joug des djihadistes (09.07.2017)
L'Irak annonce que Mossoul est "libérée" de l'État islamique (09.07.2017)
Deux journalistes irakiens tués par l’EI près de Mossoul (08.07.2017)
Éric Zemmour : «L'État islamique, hydre cauchemardesque des Occidentaux» (07.07.2017)
L'Etat islamique est "moribond" à Mossoul (07.07.2017)
Irak: 20.000 civils pris au piège à Mossoul (06.07.2017)
L’aviation française a effectué 600 frappes lors de la bataille de Mossoul (05.07.2017)
A Mossoul, l’interminable traque des derniers combattants de l’EI (05.07.2017)
À Mossoul, la chute dantesque de l'État islamique (05.07.2017)
Syrie : des brèches ouvertes dans le mur qui entoure la vieille ville de Rakka (04.07.2017)
A Mossoul, la menace croissante des femmes de l’organisation Etat islamique (03.07.2017)
À Mossoul, Daech lance ses kamikazes pour freiner l'armée (03.07.2017)
Mossoul : L'EI lance des kamikazes sur les forces irakiennes (03.07.2017)
Qui sont les auteurs d'attaques terroristes en Occident ? (30/06/2017)
L'EI reprend un quartier de Raqqa (30/06/2017)
L'EI totalement retiré de la province d'Alep (30/06/2017)
Mossoul : dans les ruines laissées par Daech (29/06/2017)
L'EI subit deux revers en Irak et Syrie (29/06/2017)
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Wahhabisme

Renaud Girard : «Le wahhabisme s'exporte en Asie» (25.07.2017)


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Mis à jour le 25/07/2017 à 17h23 | Publié le 25/07/2017 à 17h21

Pakistan


Le Pakistan dans le collimateur de Donald Trump (22.08.2017)
Au Pakistan, œil pour œil, viol pour viol (27.07.2017)

Pakistan : carte


Le Pakistan dans le collimateur de Donald Trump (22.08.2017)
Par Emmanuel Derville
Mis à jour le 22/08/2017 à 19h06 | Publié le 22/08/2017 à 18h34

VIDÉO - Le président américain a accusé le pays voisin de l'Afghanistan d'abriter des factions d'insurgés, dans son discours solennel prononcé lundi soir.

C'est le pilier de la stratégie américaine: mettre la pression sur le Pakistan, allié des talibans. Donald Trump n'a pas mâché ses mots contre un pays qui a reçu 20 milliards de dollars depuis 2001.

À Kaboul, les Afghans ont applaudi en écoutant ces déclarations musclées. «Si la guerre en Afghanistan dure, c'est parce que le Pakistan fournit des bases arrière aux talibans et au réseau Haqqani (l'une des principales factions insurgées)», martèle Sediq Sediqi, porte-parole du ministre de l'Intérieur.

En lançant son plan, Donald Trump pose une équation que ses deux prédécesseurs n'ont jamais résolue: comment persuader le Pakistan de rompre avec l'insurrection? Le problème est épineux. Tout repose sur un contentieux vieux de soixante-dix ans entre Kaboul et Islamabad. L'Afghanistan conteste le tracé de la frontière et veut le rattachement des régions pachtounes du Pakistan : les Pachtounes sont l'ethnie majoritaire en Afghanistan, ils doivent vivre dans le même pays. Face à cela, Islamabad a soutenu l'opposition islamiste dès les années 1970.

Tensions entre puissances nucléaires

«L'Inde gagne des milliards de dollars en exportant aux États-Unis, donc elle doit nous aider davantage en Afghanistan, en particulier en matière d'assistance économique et de développement»
Donald Trump

La tension entre Kaboul et Islamabad est d'autant plus vive que l'Inde a toujours pris fait et cause pour le pouvoir afghan, hormis le régime des talibans. Depuis la chute de ce dernier, en 2001, Delhi a dépensé 1 milliard de dollars pour la reconstruction. Et les services secrets pakistanais accusent l'adversaire indien d'utiliser ses consulats sur place pour soutenir l'insurrection baloutche, dans l'ouest de son territoire. Pas question dans ces conditions de laisser un régime pro-indien à Kaboul.

Donald Trump a pris le risque d'exacerber les tensions entre les deux puissances nucléaires d'Asie du Sud lorsqu'il a appelé New Delhi à s'impliquer: «L'Inde gagne des milliards de dollars en exportant aux États-Unis, donc elle doit nous aider davantage en Afghanistan, en particulier en matière d'assistance économique et de développement.» Bref, tout le contraire de ce que veut le Pakistan.

Islamabad reculera-t-il? Il s'est défendu en réaffirmant son «désir de travailler avec la communauté internationale pour éliminer la menace du terrorisme». Donald Trump, pour sa part, n'a rien dit des mesures qu'il comptait prendre. Un récent rapport du Center for a New American Security préconise des sanctions graduées, variant selon l'attitude pakistanaise : suspension de l'aide financière, lobbying au FMI pour empêcher l'octroi de prêts, inscription sur la liste des États qui soutiennent le terrorisme.
Mais le Pakistan n'est plus aussi dépendant des Américains. La Chine y déploie un «plan Marshall» de 55 milliards de dollars pour construire un corridor énergétique et routier, et les entreprises chinoises ont investi 1 milliard l'an dernier. Ensuite, les États-Unis ont besoin du Pakistan pour faire passer le ravitaillement des soldats, mais aussi pour persuader les talibans qui résident sur son sol de négocier. Enfin, d'autres pays financent l'insurrection, l'Arabie saoudite surtout. L'Iran, inquiet de voir les troupes américaines si proches de son territoire, aide aussi les talibans. Deux pays dont Trump n'a soufflé mot tandis que les talibans menaçaient de transformer l'Afghanistan en «nouveau cimetière» pour les Américains.

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Au Pakistan, œil pour œil, viol pour viol (27.07.2017)

Par Laurence Defranoux — 27 juillet 2017 à 16:32 (mis à jour à 17:40)

La jeune fille de 16 ans a été traînée au milieu de la nuit devant le conseil, et la «réparation» exécutée en public dans cette pièce. Photo SS MIRZA. AFP 
Dans le Penjab, 24 membres d'un conseil villageois ont été arrêtés après le viol public d'une adolescente en guise de représailles.

C’est une histoire sordide qui fait la une des journaux télévisés du Pakistan, où des femmes paient encore pour les crimes des hommes de leur famille. Le 16 juillet, F., une enfant de 12 ans coupait de l’herbe dans les champs dans la périphérie de Multan, une grande ville du centre du pays, lorsqu’elle a été attaquée et violée en plein après-midi par un jeune homme de 17 ans. Pas un bandit de grand chemin, mais un garçon du village, son cousin éloigné. De quoi éclabousser gravement l’honneur de la famille de F., dans une culture où la honte tombe sur l’enfant brisée, et non sur l’agresseur.

Le conseil de village, que l’on appelle panchayat ou jirga, s’est saisi de l’affaire. L’assemblée composée de 27 hommes a considéré que l’honneur de la famille de F. serait lavé si son frère violait lui-même la sœur de l’accusé. La jeune U., 16 ans, a donc été sortie de son lit et traînée au milieu de la nuit jusque devant le conseil, et la «réparation» exécutée en public. Viol pour viol, l’affaire, tristement banale, aurait pu s’arrêter là, avec la bénédiction de la police locale, comme de nombreux autres cas rapportés par la presse régionale. Dans ces zones rurales qui vivent sous le joug des seigneurs féodaux, ce système de justice parallèle, encouragé par l’éloignement et l’inefficacité des tribunaux, résout les différends entre les clans dans le vase clos de la communauté. Les jugements des conseils villageois relèvent du code tribal et n’ont rien à voir avec la loi officielle du pays.

«Barbarie continuelle»
«Nous sommes scandalisés par la barbarie continuelle de ces systèmes parallèles de justice, tous illégaux, confie à Libération Farida Shaheed, membre de la Commission nationale pakistanaise sur le statut des femmes. La Haute Cour du Sindh avait pourtant statué sur cette pratique il y a quelques années. C’est pourquoi toutes les militantes exigent que le gouvernement mette fin à l’impunité de ces groupes.» Dans la journée de jeudi, le chef de la Cour suprême et le ministre en chef du Penjab se sont saisis du cas et ont annoncé la suspension des policiers locaux. «La question est pourquoi la police n’a pas agi plus tôt?, se demande Shaheed, qui milite aussi au Forum d’action pour les femmes. Le viol semble avoir eu lieu le 16, or le premier rapport de police n’est daté que du 21. Le 18, la police locale s’était contentée de renvoyer la fille sur le centre Violence contre les femmes.»

Le premier centre Violence contre les femmes (VAWC) du Pakistan a ouvert en mars à Multan, une région du Penjab particulièrement rétrograde où de nombreuses attaques à l’acide, viols ou kidnappings sont recensés. Une avancée spectaculaire qui suivait le vote, en 2016, de la loi provinciale sur la «Protection des femmes contre la violence», adoptée malgré l’opposition des groupes religieux qui arguaient que cela «augmenterait le taux de divorce» et «détruirait le système familial traditionnel». Sur le modèle des «Women’s Crisis Center» qui existent aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, le VACW, bâtiment moderne entièrement géré par des femmes, abrite un centre de coordination judiciaire et médical, un refuge pour femmes battues et une antenne de police spécialisée.

C’est là que les parents de U. ont fini par se rendre, le 20 juillet. L'adolescente a été prise en charge médicalement et le VACW les a aidés à faire enregistrer leur plainte. Quatre jours plus tard, la famille de la petite F. a fait de même. Ce jeudi, le chef du conseil et 23 de ses membres étaient en garde à vue, ainsi l’agresseur de la petite F. Le violeur de U. a pris la fuite.

En octobre 2016, le Parlement pakistanais a durci les peines encourues pour viol, prévoyant jusqu’à 25 ans de prison, et s’est engagé à faire juger les cas dans les trois mois. «Tous les membres du conseil doivent être poursuivis, pas seulement les violeurs présumés, demande Farida Shaheed. Et la police et les autorités locales doivent être tenues pour responsables de la survenue de tels événements dans leur juridiction.» En 2002, un panchayat avait organisé le viol collectif d’une femme après que son frère avait été accusé - à tort - d’un flirt. Défiant le qu’en-dira-t-on, elle avait traîné ses agresseurs devant les tribunaux. Ils avaient finalement été acquittés pour «insuffisance de preuves».

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Laurence Defranoux

Grande-Bretagne

Alpes-de-Haute-Provence : un père de famille poignardé à mort à Londres (29.08.2017)
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Grande-Bretagne : record d'actes antisémites (27.07.2017)
GB: Une adolescente liée à Daech poursuivie (26.07.2017)

Alpes-de-Haute-Provence : un père de famille poignardé à mort à Londres (29.08.2017)


Mardi 29/08/2017 à 17H34 Oraison

Un père de famille domicilié à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence) a été mortellement poignardé à Londres alors qu’il se trouvait en vacances, le 11 août

Un père de famille domicilié à Oraison (Alpes-de-Haute-Provence) a été mortellement poignardé à Londres alors qu’il se trouvait en vacances, le 11 août. Le principal suspect est un Britannique de 38 ans interpellé après l’agression.

L’information révélée par la presse britannique a été relayée, aujourd'hui, par les médias locaux. Originaire d’Oraison (Alpes-de-Haute-Provence), Laurent Volpé, 49 ans, marié et père de deux enfants, a été poignardé dans une rue à Londres, le vendredi 11 août dernier, indique le quotidien L’Evening Standard.

Selon nos informations, la victime, un ingénieur qui travaillait au Commissariat à l’Énergie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA) de Cadarache à Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône) était en vacances avec sa famille dans la capitale britannique lors de l’agression.

Un "déséquilibré" interpellé rapidement

Laurent Volpé est décédé dans un hôpital de Londres des suites de ses blessures, le 14 août dernier, confirme à La Provence une source proche du dossier. Le Français aurait été poignardé par un déséquilibré.

"Des témoins ont déclaré qu’il rentrait à la maison après un voyage à la coopérative à Eltham, quand il a été attaqué et poignardé juste avant 19 heures (…) Il n’y avait aucune motivation, juste une attaque aléatoire, c’est incroyable", a raconté un voisin cité par L’Evening Standard dans un article en date du 16 août.

"Interpellé le jour même de l’agression, le principal suspect, un Britannique, âgé de 38 ans, serait atteint de troubles psychiques. Les enquêteurs britanniques n’ont aucune raison d’envisager un acte terroriste", confie à La Provence une source judiciaire qui évoque "un acte isolé" alors qu’un homme a été arrêté vendredi dernier après avoir attaqué des policiers avec un couteau devant le palais de Buckingham. Une attaque qualifiée de terroriste.

Le meurtrier présumé de Laurent Volpé a depuis été placé en détention provisoire en Grand Bretagne le temps de la procédure. Une enquête est actuellement menée par la police britannique. De plus, une enquête miroir a été ouverte par le parquet de Digne-les-Bains pour meurtre. L’enquête a été confiée aux gendarmes de la Section de recherches (SR) de Marseille. Peu d’informations ont filtré concernant la personnalité du mis en cause qui pourrait comparaître, d’ici la fin de l’année, devant la Cour criminelle de Londres.

Jérémy Michaudet



 La City pourrait perdre 40.000 postes de banquiers après le Brexit (01.08.2017)

  • Par Le Figaro.fr avec Reuters
  • Mis à jour le 01/08/2017 à 06:29
  • Publié le 01/08/2017 à 06:22
La place financière de Londres pourrait perdre jusqu'à 40.000 postes de banquiers d'affaires hautement rémunérés dans les prochaines années si Londres ne parvient pas à trouver un accord permettant de limiter les conséquences de la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne, selon le cabinet de consultants Oliver Wyman, particulièrement actif dans le secteur bancaire.

Les banques se préparent actuellement au pire des scénarios, celui dans lequel elles perdraient l'accès au marché unique européen depuis Londres une fois la sortie effective, soit après 2019.

De grandes banques d'investissement américaines comme Citigroup, Bank of America et Morgan Stanley mais aussi britanniques comme Barclays ont dit le mois dernier qu'elles mettaient la dernière main à des projets prévoyant d'établir des filiales au sein de l'UE.

Ces premières initiatives pourraient se traduire par le déplacement de quelque 12.000 à 17.000 postes mais avec des questions encore en suspens comme celle de la compensation, le nombre pourrait plus doubler à 40.000, estime Oliver Wyman.

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Grande-Bretagne : record d'actes antisémites (27.07.2017)



Mis à jour le 27/07/2017 à 13h34 | Publié le 27/07/2017 à 13h32


Un nombre record d'actes antisémites a été enregistré au Royaume-Uni au premier semestre 2017, a averti aujourd'hui une association de défense de la communauté juive britannique. Le Community Security Trust (CST) a comptabilisé 767 actes antisémites à travers le pays entre janvier et juin 2017, en hausse de 30% par rapport à la même période l'année dernière.

"L'antisémitisme a un impact croissant sur la vie des juifs britanniques. La haine et la colère qui se cachent derrière sont en train de s'étendre", a déclaré dans un communiqué David Delew, le directeur général du CST.


Les injures sont les incidents les plus fréquents, mais l'association dénombre aussi 80 agressions physiques. Elle comptabilise également 51 cas de dommages ou profanations contre des biens juifs. Par ailleurs, 142 actes antisémites ont été recensés sur les réseaux sociaux, mais l'organisation estime que ce chiffre ne reflète pas l'ampleur du phénomène, qu'elle juge plus important.

Presque trois quarts des incidents répertoriés se sont produits dans les agglomérations de Londres et de Manchester, où vivent les deux plus grandes communautés juives du Royaume-Uni. Au premier semestre 2009, l'association avait enregistré un précédent record d'actes antisémites, à 629 incidents.

"L'antisémitisme n'a pas sa place dans ce pays, qui tire sa fierté de son ouverture, de sa diversité et de sa tolérance", a réagi la ministre de l'Intérieur Amber Rudd. Elle a rappelé que son gouvernement avait mis en place une aide de 13,4 millions de livres (15 millions d'euros) pour protéger les sites juifs, et une autre, de 900.000 livres, pour trouver des solutions innovantes pour lutter contre les crimes de haine.

Plus tôt en juillet, une autre organisation, l'ONG Campaign Against Anti-Semitism avait affirmé que la police avait enregistré en 2016 une hausse de 14,9% des atteintes contre les juifs. Elle avait alors estimé qu'un niveau élevé d'infractions antisémites était devenu la "nouvelle réalité" des juifs britanniques ces dernières années.

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GB: Une adolescente liée à Daech poursuivie (26.07.2017)


Par Le Figaro.fr avec AFP

Mis à jour le 26/07/2017 à 22h04 | Publié le 26/07/2017 à 22h02

Une jeune fille de 17 ans a comparu ce mercredi devant un tribunal londonien, accusée d'avoir préparé des actes qualifiés de "terroristes" par Scotland Yard, après avoir été en lien avec un combattant du groupe État islamique  en Syrie.

L'adolescente devait recevoir prochainement des "ananas", terme utilisé pour désigner des grenades, et des armes à feu. Elle avait reçu au préalable des instructions pour mener une attaque et cherchait un complice pour exécuter son plan, d'après Scotland Yard. Elle aurait également épousé, via le service de messagerie en ligne Skype, un membre de l'EI en septembre 2016, après avoir cherché, en vain, à se rendre en Syrie le mois précédent.

La jeune fille, qui s'est présenté au tribunal de Westminster en survêtement et coiffée d'une queue de cheval, n'a pris la parole que pour décliner son identité. Son avocat a indiqué qu'elle plaidait non coupable. Elle a été maintenue en détention provisoire à l'issue de cette première audition. Une nouvelle audience doit se tenir le 11 août devant la Cour criminelle d'Old Bailey.


D'après le ministère de l'Intérieur britannique, 304 personnes ont été arrêtées dans le pays entre avril 2016 et mars 2017 pour des "infractions liées au terrorisme", un nombre record, en augmentation de 18% par rapport à l'année précédente.

jeudi 27 juillet 2017

Migrants en France

Paris : Philippe Goujon dénonce l’installation de migrants dans son arrondissement (19.08.2017)
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Nice : un passeur éthiopien au tribunal (31.07.2017)
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A Metz, le camp de Blida surpeuplé et insalubre (26.07.2017)
Tarbes : le mur antimigrants a été détruit (26.07.2017)
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Migrants : le gouvernement en panne de solutions (12.07.2017)
Le gouvernement fait de la réduction du délai de demande d’asile une des clés du plan migrants (12.07.2017)
Orly : manifestation contre des expulsions (12.07.2017)
Philippe présente un plan pour faire face aux migrations (12.07.2017)
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Migrants : Hidalgo interpelle le gouvernement (07.07.2017)
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Édouard Tétreau : «Ce que j'ai vu porte de la Chapelle à Paris» (05.07.2017)
Calais : rixe entre des migrants africains (01.07.2017)
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Niger: 51 migrants probablement morts (30.06.2017)
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Pourquoi la délocalisation des audiences à Roissy pour les étrangers fait-elle polémique ? (28.06.2017)
Immigration : la grande faillite de l'Europe (23.06.2017)
«Calais, c’est pas mieux que la Libye» (21.06.2017)
Anne Hidalgo interpelle le gouvernement sur la crise migratoire qui reprend à Paris (20.06.2017)
Migrants : et si on les laissait passer en Angleterre ? (04.03.2016)
Migrants : l'Angleterre doit prendre ses responsabilités (30.07.2015)


Le nouveau califat de Turquie (Erdogan et les Frères musulmans)

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Voir aussi Relations Allemagne-Turquie.

Sébastien de Courtois : « Seule la France peut sortir la Turquie de la crise qu'elle traverse »

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La Taqiyya et les règles de la guerre islamique

by Raymond Ibrahim Middle East Quarterly Hiver 2010 Translation of the original text:  How Taqiyya Alters Islam's Rules of ...