mardi 22 août 2017

Néonazis, extrême-droite

Un site néonazi pousse le Web américain à se questionner sur la liberté d'expression (22.08.2017)
« Peut-on frapper un néonazi ? » : la violence à l’épreuve de l’éthique (21.08.2017)

Un site néonazi pousse le Web américain à se questionner sur la liberté d'expression (22.08.2017)


Mis à jour le 22/08/2017 à 12h09 | Publié le 22/08/2017 à 11h34


The Daily Stormer a été abandonné par la plupart de ses intermédiaires en ligne. L'affaire pose la question de la responsabilité des hébergeurs et de leurs valeurs morales.

Un site néonazi a-t-il le droit d'exister sur Internet? Depuis une semaine, le Daily Stormer est inaccessible pour la plupart des internautes. Cet influent site d'extrême droite a été abandonné par les entreprises qui permettaient son hébergement en ligne. En cause, la publication d'un article insultant Heather Heyer, l'Américaine tuée alors qu'elle manifestait contre l'extrême droite à Charlottesville. Cette énième polémique a été celle de trop: le Daily Stormer a perdu un à un ses intermédiaires techniques. En fin de semaine, il a finalement été forcé de se replier sur une adresse uniquement accessible via le réseau anonyme et décentralisé Tor, sur le Dark Web et sans l'aide d'entreprises. L'affaire symbolise le malaise de la société américaine, et de l'industrie des nouvelles technologies en particulier, face à la montée de l'extrême droite en ligne.

Attentats en France et en Belgique (suite) : à partir du 21 août 2017



    PARIS: UN HOMME FONCE AVEC SA VOITURE SUR DES POLICIERS EN CRIANT "ALLAH AKBAR" DANS LE 18E ARRONDISSEMENT (21.08.2017)
    Un véhicule fonce sur des piétons à Marseille, un mort (21.08.2017)
    Un homme soigné en psychiatrie fonce sur des piétons à Marseille (21.08.2017)
    Aubagne: des incendiaires présumés arrêtés (21.08.2017)

    PARIS: UN HOMME FONCE AVEC SA VOITURE SUR DES POLICIERS EN CRIANT "ALLAH AKBAR" DANS LE 18E ARRONDISSEMENT (21.08.2017)


    Publié le : Lundi 21 Août 2017 - 10:30 Mise à jour : Lundi 21 Août 2017 - 10:43
    Un homme a tenté de s'en prendre à des policiers dimanche soir dans le XVIIIe arrondissement de Paris en fonçant sur eux avec sa voiture. Il a été interpellé et placé en garde à vue. Le suspect a quitté son véhicule et a tenté de s'en prendre aux automobilistes accidentés en cirant "Allah akbar".

    La piste terroriste n'est, pour l'heure, pas privilégiée par les enquêteurs. Dimanche 20 au soir, un homme a tenté de percuter un véhicule de patrouille de la police avec son véhicule dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Il a été interpellé et placé en garde à vue.

    lundi 21 août 2017

    Maroc

    Le viol collectif d'une jeune femme dans un bus indigne le Maroc (21.08.2017)
    Agression sexuelle dans un bus : le Maroc indifférent aux violences faites aux femmes ? (21.08.2017)
    Une scène filmée à Tanger relance le débat sur le harcèlement sexuel au Maroc (11.08.2017)
    Maroc: le gouvernement veut s'assurer du développement des régions (13.07.2017)
    Au Maroc, début du procès de Nasser Zefzafi, leader de la contestation dans le Rif (10.07.2017)
    Au Maroc, œil au beurre noir cherche poudre libre pour maquillage de violences (07.12.2016)

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    dimanche 20 août 2017

    Terrorisme : mesures de sécurité

    Alain Bauer : «Les avatars de l'État islamique et l'urgence d'adapter nos dispositifs de protection» (20.08.2017)
    Comment se protéger contre les attaques à la voiture-bélier ? (18.08.2017)

    Alain Bauer : «Les avatars de l'État islamique et l'urgence d'adapter nos dispositifs de protection» (20.08.2017)
    Par Alain Bauer 

    Publié le 20/08/2017 à 18h09

    CHRONIQUE - L'État islamique poursuit un processus inédit dans l'histoire du terrorisme en employant une gamme de moyens et d'acteurs très étendue. Pour le spécialiste en criminologie, il faut rapidement nous adapter à l'exceptionnelle capacité de mutation de cette entité.

    Poursuivant un processus sans doute unique dans l'histoire du terrorisme, l'État islamique (et, de manière moins sophistiquée, ce qui reste de ce qu'on croit devoir appeler génériquement al-Qaida) a développé un processus de terreur marqué par la diversité.

    Alors que la «signature» terroriste nécessitait des agents et des modes opératoires clairement identifiés, l'EI joue de toute la gamme des auteurs («lions», envoyés spéciaux depuis le siège du califat, désormais essentiellement mobilisés pour défendre ce qui reste de son territoire ; soldats, sous-traitants en mission ; lumpenterroristes, indépendants plus ou moins ubérisés ; inconnus se réclamant de l'organisation qui les découvre en même temps que le reste du monde) et des moyens d'action, du plus artisanal au plus sophistiqué.

    La gamme a continué de s'élargir avec des attentats alliant désormais le nombre des agents et l'absence de moyens. Avant Barcelone, on avait connu Paris (groupes massifs, moyens lourds, armes de guerre) ou Nice (agent isolé, peu ou pas connecté au QG de l'EI, moyens artisanaux). Barcelone vient d'être victime de la diversité des dispositifs (incluant sans doute une bombe ayant éliminé son artificier, des camionnettes, des ceintures d'explosifs factices, des armes…).

    Si l'État islamique est en perdition territoriale, et malgré une exceptionnelle résistance, il reste en capacité de déclencher au Sahel comme en Occident, en Asie du Sud-Est comme en Iran, des attaques localisées, en général de faible intensité, mais toujours aux répercussions médiatiques énormes.

    Il est largement temps de repenser non seulement la protection des sites, mais surtout celle des flux.

    Ce qui compte est l'exceptionnelle capacité de mutation, la diversité des opérateurs et des moyens, l'apparition de nouveaux avatars de l'EI, la résurrection de ses soutiens sur des territoires partiellement libérés avant d'être de nouveau grignotés.

    Pour les États et les services publics, on est effectivement passé d'une logique de prévention situationnelle et de sanctuarisation des territoires vers l'apparition d'espaces indéfendables tant le besoin d'interconnexion et de fluidité des sociétés modernes a contrecarré les obligations de sûreté et de sécurité.

    Ayant oublié les bases fondamentales de la protection des personnes avant celle des biens, nous payons au prix fort les mêmes erreurs, qu'il s'agisse des inondations sur des espaces rendus constructibles par la folie immobilière et des attentats sur des espaces publics ou l'on a savamment déconstruit ce qui en justifiait historiquement l'existence : la sécurité des populations.

    Si l'essentiel de l'action antiterroriste est de nature invisible et nécessite de forts investissements dans le renseignement opérationnel (surtout humain), qui semble donner de biens meilleurs résultats préventifs depuis quelques mois, il est aussi largement temps de repenser non seulement la protection des sites, mais surtout celle des flux.

    Et les Jeux de 2024 en France, à Paris, devraient servir à enfin revoir les aménagements urbains pour vivre, aller et venir, se promener, en sûreté et en sécurité.

    Le connu alors traité, on pourra aussi se concentrer sur les évolutions attendues mais sous-estimées: cyberattaques et surtout objets (et notamment véhicules) connectés…

    * Professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, New York et Shanghaï, auteur de «Comment vivre avec le terrorisme», Éditions First.

    La rédaction vous conseille :

     Commentaires : 
    biton2 Abonné(e)
    Est-ce que des murs, du béton partout, des barrières, des barbelés, des miradors,... est vraiment la solution? On a tous compris qui sont et d'où viennent les agresseurs, ne serait-ce pas plus efficace de traiter le mal à ce niveau? D'accord, on n'a pas l'exécutif qui convient pour cela, mais on ne va pas continuer à se faire massacrer pendant cinq ans parce qu'on a un Président qui considère que la France n'a rien d'une entité culturelle et civilisationnelle, et qui tout simplement ne force pas la justice à utiliser les lois qui existent. C'est inadmissible!
    22/08/2017 à 11h56

    Canard sauvage Abonné(e)
    Pour commencer, il faut réaliser que l'un des buts des terroristes islamiques est de causer des guerres civiles entre musulmans et non-musulmans. Et il appartient aussi à chacun de ne pas uniquement compter sur la police et l'armée..... à titre de rappel, la Reine Victoria d'Angleterre a repoussé elle-même un terroriste à l'aide de son parapluie.....
    22/08/2017 à 09h59

    CHRISTIAN LOROLE Abonné(e)
    ce qu'il faut cet définir notre ennemi ? et pour cela stop à la langue de bois ? tous musulman est susceptible de devenir un jour un radical ! acceptons-le , ou non , là est la question ? alors que fait-on ? pouvons-nous compter sur nos politiques qui nous volent nos votes ? cela fait peur !
    22/08/2017 à 09h31

    Trask Abonné(e)
    La notion de protection des flux n'est pas définie.
    21/08/2017 à 22h04

    BMMJL Abonné(e)
    Ce texte ne nomme pas l'adversaire avec la précision requise pour pouvoir le combattre efficacement et empêcher l'extension de ce mouvement mortifère qui trouve sa source dans le domaine spirituel et dans la lutte contre le matérialisme occidental .
    21/08/2017 à 19h54

    JEAN PHILIPPE MENETRIER Abonné(e)
    Il serait bien de montrer le malheur de leurs familles après
    les attentats dans des documentaires,afin de leurs faire comprendre les souffrances qu'il cause dans tout leurs entourages.
    21/08/2017 à 19h39

    Alain PRIVAT Abonné(e)
    Du Bauer dans le texte, c'est à dire pas grand chose .....
    21/08/2017 à 19h02

    Miper 34 Abonné(e)
    -Vous faites dire à M. Bauer :"les Jeux de 2024 en France, à Paris, devraient servir à enfin revoir les aménagements urbains", .
    Espérons que l'on n'attendra pas jusque là pour prendre enfin conscience du danger et des mesures pour le combattre.
    21/08/2017 à 17h17

    P. LE CANARD Abonné(e)
    que du blabla le copain a walls ,bonnes théories mais pas de résultats alors .....
    21/08/2017 à 15h20

    Oskar Lafontaine Abonné(e)
    Comme l'Etat islamique n'est déjà qu'un avatar de l'Etat hitlérien...ainsi même antisémitisme forcené avant tout...
    21/08/2017 à 14h56


    Patrick Rézé Abonné(e)
    La première des mesures qui ne couterait rien serait d'empécher les américains d'inventer encore un Ben Laden comme ils ont fait en Afghanistan en les laissant financer dans les années 80-89 le pire parti de la résistance afghane le Hezb-e islami de Gulbuddin Hekmatyar qui fit venir les arabes sur le front afghan et donc Ben Laden avec sa bande d'assassin, puis de les empêcher d'envahir un autre pays comme ils firent en Iraq, ce qui créa quelques années plus tard la naissance de l'état islamique avec les conséquences que l'on connait.
    21/08/2017 à 13h19

    LEYBURN Abonné(e)
    tous nos politiques; grands commis de l'Etat et autres ne risquent rien car ils ne se promènent pas sur les boulevards ou avenues, ne prennent pas les transports en communs et, pour beaucoup on une protection rapprochée. Tous ces attentats ne sont pour eux qu'une façon d'avoir accès aux médias.
    21/08/2017 à 13h15

    Eucalyptus Abonné(e)
    Déjà il faudrait arrêter de faire rentrer cette engeance par centaines chaque jour... au lieu de déposer des ours en peluche et des bougies après coup.
    21/08/2017 à 12h21

    didier bernadet Abonné(e)
    Vous n'auriez pas un autre spécialiste à nous proposer, il n'y a pas que des Francs-maçons dans le domaine?
    21/08/2017 à 11h59

    PAPANG13 Abonné(e)
    Je ne fais aucune confiance dans le Grand Orient de France dont est adhérent Alain Bauer pour que toutes les sécurités soient appliquées contre le terrorisme islamique......
    21/08/2017 à 11h55


    PAPANG13 Abonné(e)
    Il a été grand maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003.
    À l'âge de 15 ans, il rejoint le parti socialiste.
    Il était consulté par le président de la République française Nicolas Sarkozy et Manuel Valls sur les questions de sécurité et de terrorisme, après avoir été dans la même situation auprès du ministre de l'Intérieur (et de ses prédécesseurs depuis Jean-Pierre Chevènement).
    Il a été membre de la Commission nationale consultative des droits de l'homme entre 2000 et 2003 et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (la Halde), de 2005 à 2007.
    etc, etc, etc...
    Tout cela pour les résultats connus aujourd'hui, et plus de 15 ans après....
    Aucune confiance, donc. Je dis Au secours
    21/08/2017 à 11h41

    Benji59 Abonné(e)
    La loi du talion :
    Œil pour Œil , Dent pour Dent.
    Les murs sont fait pour être rasés !!!!!
    21/08/2017 à 11h40

    Benji59 Abonné(e)
    Malheureusement , nous n'avons rien de plus que ce que nous avons semé.
    A force de faire de la France un "open bar" et de courber l'échine ;
    Ce n'est pas étonnant ce qui nous arrive .
    Et ce n'est pas fini ....
    21/08/2017 à 11h33

    Jean GUICHETEAU Abonné(e)
    Il faut surtout bloquer l'immigration venant des pays concernés. Et bloquer les retours de Syrie puisqu'une loi sur l'"intelligence avec l'ennemi" le permet. Sinon, c'est le tonneau des Danaïdes.
    21/08/2017 à 10h16

    abracadabrix Abonné(e)
    Pourquoi faut-il que nous, nous nous adaptions aux mœurs de ces barbares échappés du 6ème siècle ?
    Répondons par la force à chaque agression et stoppons les avancées des nouveaux arrivants qui , n'en déplaise à LASTFLOOR ( revenu d'entre les ? ) sont surtout des migrants économiques et musulmans !
    21/08/2017 à 09h55

    philadelphie Abonné(e)
    Je reste un peu sur ma faim sur la réalité de ces moyens.
    21/08/2017 à 09h50

    CHRISTIAN LOROLE Abonné(e)
    l'islam est en guerre contre la terre entière , et elle fait la guerre . toute le reste c'est du blabla !
    21/08/2017 à 09h28

    BARDAMU29 Abonné(e)
    Il faut sans tarder éduquer les populations et diffuser les consignes de comportement sur le modèle de celles diffusées en Israel. Exemples : ne jamais s'assoir dos à la rue aux terrasses, marcher à contresens de la circulation automobile, construire les nouveaux bars avec une sortie de secours sur l'arrière (une seule entrée-sortie en façade et c'est un massacre assuré)... etc. Il faut aussi autoriser le port d'arme de poing - sur le volontariat avec entraînement spécifique sur le tir en milieu ouvert et clos - aux forces de l'ordre en civil et hors service ainsi qu'aux militaires officiers et sous-officiers.
    21/08/2017 à 08h37

    PASCONFIANCE Abonné(e)
    Une protection va devenir urgente en fonction des "flux" comme Bauer le dit ... il est urgent de commencer par le refus impératif de ces migrants qui nous arrivent .
    Ces derniers deviendront très vite un foyer pour semer de plus en plus le cahot dans notre France .
    Il devient URGENT de les renvoyer dans leur pays.
    21/08/2017 à 07h44

    dulayon Abonné(e)
    Si l'EI recule sur le terrain, Irak, Syrie, il peut compter sur un "domaine" très vaste: celui des dévots et croyants. Cette "eau" où se dissimule les poissons, il faut la clarifier, afin de mieux repérer les prédateurs...
    21/08/2017 à 07h44

    Bill Verdam Abonné(e)
    Intéressante contribution mais insuffisante dans la mesure où A. BAUER s'intéresse aux conséquences sans traiter la cause.
    21/08/2017 à 07h37

    Patin-couffin Abonné(e)
    Pas faux "l'ubérisation des bras armés"... mais pour combattre l'Ubérisation il y a une solution : nommer les fr...es mu.....ns et sa......tes comme sectes dangereuses !
    Pour ceci il existe la loi About-Picard 2001... mais faut-il qu'il y ait la volonté politique, la ce n'est pas gagné !
    21/08/2017 à 01h36

    Symphorien 78 Abonné(e)
    Que des protections passives?
    A quand des mesures s'attaquant aux causes?
    21/08/2017 à 00h55

    avide Abonné(e)
    Bien, maintenant je me sens rassuré...
    21/08/2017 à 00h50

    MORTAIN Abonné(e)
    Notre faiblesse est en partie la conséquence de la prépondérance des vues de conseillers tels que Monsieur Bauer
    21/08/2017 à 00h20

    PASCAL RENDU- MOSCOU Abonné(e)
    Le lecteur est exigeant.Le constat ne nous a pas échappé mais c'est toujours le flou des solutions.
    Alors! Protection des sites et des flux on fait quoi?
    Pascal Rendu Présidentielle 2022
    20/08/2017 à 23h05

    Pamphile Rastignac Abonné(e)
    cette nouvelle sécurité va couter une fortune. Mais ça permettra de faire encore payer les français. et de faire passer le surcout des jo.
    20/08/2017 à 22h57

    MAS66 Abonné(e)
    Arrêtons de jouer aux bisounours
    20/08/2017 à 18h28

    Comment se protéger contre les attaques à la voiture-bélier ? (18.08.2017)


    • Par Clément Duffau
    • Mis à jour le 18/08/2017 à 18:01
    • Publié le 18/08/2017 à 16:32
    EN IMAGES - Blocs de béton, sacs de sable, véhicule en barrage...voici les options retenues par les autorités des pays européens pour protéger la population contre les attaques à la voiture-bélier.

    Au lendemain des attaques à la voiture-bélier en Catalogne, qui rappelle les attentats de Nice, de Berlin et ceux de Londres, le maire de Nice Christian Estrosi a proposé la création d'un «fonds» européen pour les communes qui luttent «contre le terrorisme». L'élu LR souhaite que «puissent être mis en place, à l'exemple du plan Juncker sur l'innovation, des fonds pour les communes qui aménageront leur espace public pour lutter contre le terrorisme». Le maire de Nice, première ville européenne visée par un attentat meurtrier à la voiture-bélier le 14 juillet 2016, invite ses homologues européens à venir discuter fin septembre de lutte contre le terrorisme avec le commissaire européen à la Sécurité, Julian King.

    Charlie Hebdo

    Film anti-islam, caricatures : sécurité renforcée et interdiction des manifs à Paris (19.09.2012)
    "L'Innocence des musulmans", le film qui a mis le feu aux poudres (12.08.2012)


    Film anti-islam, caricatures : sécurité renforcée et interdiction des manifs à Paris (19.09.2012)


    Manifestation en faveur de Charlie Hebdo l'année dernière à Paris./©AFP / archives
    Manifestation en faveur de Charlie Hebdo l'année dernière à Paris./©AFP / archives

    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé ce mercredi l’interdiction de la manifestation prévue à Paris samedi prochain. Des appels à manifester ont en effet été lancés sur les réseaux sociaux en réaction au film anti-islam, « L’innocence des musulmans ». Les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo aujourd’hui ont par ailleurs suscité de vives réactions et pourraient amplifier le mouvement de mobilisation.

    Concernant le but premier de la manifestation, à savoir la polémique autour du film anti-islam, Jean-Marc Ayrault explique qu’il n’y a « pas de raison qu'on laisse dans notre pays venir des conflits qui ne concernent pas la France ». « Nous sommes dans une république qui n'a pas du tout l'intention de se laisser intimider par qui que se soit autour de ses valeurs », poursuite le Premier ministre. Cette manifestation prévue à Paris fait donc l’objet d’une interdiction : « Nous ne tolérerons pas de débordement. Ce sont des groupes minoritaires qui veulent exploiter la situation, la République ne se laissera pas faire. »

    Première mesure de sécurité contre le terrorisme islamique : la connaissance des textes islamiques et de l'histoire des pays musulmans

    Puisque l'expulsion des imams radicaux, la fermeture des mosquées radicales, la déchéance de nationalité, l'expulsion des criminels immigrés n'est pas à l'ordre du jour, le nombre de personnes à surveiller est trop importante pour pouvoir éviter toute attaque. Mais revenons en arrière, pourquoi vouloir expulser les imams radicaux ? La liberté de religion n'est-elle pas garantie dans les démocraties occidentales ? Oui, à condition que cette religion respecte les droits de l'homme et ce n'est pas le cas de l'islam radical. 

    Accepterait-on de laisser prêcher un homme prônant le cannibalisme ou le nazisme ou la pédophilie ou le meurtre des vieillards, etc. ?

    Mais pour l'islam, pas de problème, quels que soient les contenus des textes et les prêches des imams. Alors que les gens ne savent pas ce qu'il y a dedans. Et quand on leur dit qu'il n'y a pas de rapport entre les attentats et l'islam, que ce n'est pas ça l'islam, ils le croient. Par une inversion incroyable de la réalité digne des plus belles pages de 1984, ceux qui critiquent l'antisémitisme de certains musulmans se voient traiter d'islamophobes, donc de racistes. En 1938, année des accords de Munich, de la capitulation morale face au mal, les critiques de Hitler et du nazisme ne se voyaient pas traîner en justice pour germanophobie. 

    A force de vouloir ménager les musulmans et de prôner le vivre-ensemble sans se préoccuper de savoir avec qui on vit ensemble et comment on vit ensemble, on oublie d'attaquer la racine du mal : l'islam lui-même. Une grande partie des musulmans de France serait ravi de vivre selon un islam réformé et conforme à la laïcité. Mais on ne soulève pas le problème, de peur de se recevoir une bombe ou pire d'être traité de raciste et d'islamophobe. Trop souvent, on traite le jihadisme comme une perversion de l'islam, un islam de dégénérés, de gens illettrés qui n'ont pas lu le Coran, alors qu'il en constitue bien au contraire un pan essentiel si l'on se penche sur les textes islamiques eux-mêmes et non sur ce qu'en disent soit des ignorants soit des gens ayant intérêt à cacher cela aux yeux du peuple. 

    Les très nombreuses sourates de la haine et celles du jihad contenues dans le Coran ne sont en effet presque jamais mentionnées par les hommes politiques, les journalistes ou les musulmans eux-mêmes. 

    Encore plus cachées et dissimulées à la connaissance des non-musulmans, mais non moins essentielles à la compréhension de la violence et de l'intolérance de  l'islam sunnite, sont les œuvres qui constituent tout le reste du corpus sunnite. Le sunnisme ne se limite pas au Coran mais comporte aussi la sunna, c'est-à-dire la collection d'un grand nombre d'actes ou de propos du prophète (les hadiths) rapportés par des témoins de la vie du prophète (ses femmes, ses proches compagnons) et recueillis par des auteurs comme Bukhari ou Muslim. Il faut aussi inclure à ce socle sunnite la vie du prophète (sira) et encore quelques grands ouvrages de commentaires écrits des siècles après la mort du prophète. 

    De même aussi n'est jamais racontée en entier l'histoire de l'expansion de l'islam faite de crimes, de viols, de massacres, d'atrocités commencée par le prophète Mahomet lui-même et poursuivie par les califes et chefs musulmans de manière plus ou moins intense depuis 620.

    La première mesure de sécurité est donc la vérité sur l'islam. Si les gens connaissaient le contenu du Coran, les principaux hadiths, les éléments essentiels de la vie du prophète, quelques pages des grands commentateurs sunnites, cela m'étonnerait que les gens laisseraient se construire des mosquées dans leurs villages ou leurs quartiers, cela m'étonnerait que les immigrés musulmans puissent passer aussi facilement les frontières des pays non-musulmans, 



    Interviews de jihadistes

    Emprisonnés, ils racontent ce qui a motivé «leur djihad» (16.08.2017)

    Emprisonnés, ils racontent ce qui a motivé «leur djihad» (16.08.2017)



    Mis à jour le 18/08/2017 à 18h51 | Publié le 16/08/2017 à 20h12

    Quatre professeurs et chercheurs ont étudié les mécanismes de radicalisation violente auprès d'une vingtaine de détenus, issus des mouvances nationalistes et islamistes.

    «Incarcérés à leur retour, explique au Figaro une source policière, les revenants, qui jouissent d'une certaine aura, peuvent influencer des individus condamnés pour apologie du terrorisme ou association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.» La prison demeure en effet un des viviers de l'islamisme radical. Quatre professeurs et chercheurs (Bilel Ainine, Xavier Crettiez, Thomas Lindemann et Romain Sèze) ont étudié «les mécanismes de la radicalisation violente» de détenus avec le soutien de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (Inhesj) et du Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CNRS).

    Finlande

    ATTAQUE EN FINLANDE: LE PRINCIPAL SUSPECT PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE (22.08.2017)
    Attaque en Finlande : le principal suspect a été identifié (21.08.2017)
    En Finlande, hommage aux victimes de l’attaque qui « visait des femmes » (20.08.2017)
    Finlande: la police enquête sur un acte terroriste après l'attaque au couteau à Turku (18.08.2017)
    Finlande : une attaque au couteau fait deux morts et six blessés à Turku (18.08.2017)

    ATTAQUE EN FINLANDE: LE PRINCIPAL SUSPECT PLACÉ EN DÉTENTION PROVISOIRE (22.08.2017)
    Publié le : Mardi 22 Août 2017 - 12:09
    Mise à jour : Mardi 22 Août 2017 - 17:50

    L'assaillant a délibérément visé des femmes, d'après les enquêteurs. Deux Finlandaises ont été tuées et huit autres personnes --six femmes et deux hommes-- ont été blessées, selon les autorités.
    © Roni Lehti / Lehtikuva/AFP

    Auteur : Par AFP

    Le jeune Marocain soupçonné d'avoir mortellement poignardé deux personnes et blessé huit autres vendredi en Finlande a reconnu mardi être l'auteur de l'attaque et a été écroué dans le cadre de l'enquête ouverte pour meurtres à caractère terroriste.

    Depuis son lit d'hôpital où il est soigné après avoir été blessé par balle à la cuisse par la police lors de son interpellation, Abderrahman Mechkah, 18 ans, ne s'est pas expliqué sur les raisons de son geste.

    Il comparaissait par liaison vidéo depuis l'hôpital devant le tribunal de Turku (sud-ouest) en vue de son placement en détention, qui équivaut en droit français à une inculpation.

    "L'assaillant de Turku est soupçonné de meurtres et tentatives de meurtre avec intention terroriste, et a été placé en détention", a annoncé dans un tweet le Bureau national d'enquête (BNE), chargé de l'enquête.

    Identifié comme le principal suspect de cette attaque survenue en plein jour dans le centre de la ville, Abderrahman Mechkah est un demandeur d'asile marocain arrivé dans le pays en 2016.

    Selon son avocat, il "reconnaît avoir commis des actes ayant entraîné la mort, mais dément l'intention homicide". "Il ne s'est pas expliqué sur le mobile de ses actes", a indiqué Kaarle Gummerus à l'AFP.

    D'après les enquêteurs, Abderrahman Mechkah a délibérément visé des femmes. Deux Finlandaises ont été tuées et huit autres personnes --six femmes et deux hommes portant secours-- ont été blessées, selon les autorités.

    Trois autres suspects, Abdederrazak Essarioul, Ilyas Berrouhin et Mohamed Bakier, tous de nationalité marocaine, ont également été placés en détention pour les mêmes chefs. La police cherche à déterminer leur degré d'implication dans le projet du jeune Marocain.

    Un quatrième a été remis en liberté et écarté de l'enquête.

    - La tentation du repli sur soi -

    Si le caractère terroriste de l'attaque était confirmé, il s'agirait d'une première dans ce pays nordique.
    Le mobile de l'attaque n'est pas encore connu, mais selon les services de renseignement finlandais (Police de sécurité, Supo), le Marocain avait été signalé pour radicalisation.

    L'audience s'est tenue pour une large part à huis clos. Des photos prises par la presse avant l'ouverture des débats ont montré le suspect couché sur son lit, la tête posée sur un oreiller et le visage dissimulé par un drap blanc.

    L'attaque meurtrière de Turku a choqué les consciences en Finlande, un pays de 5,5 millions d'habitants considéré comme l'un des plus sûrs au monde.

    D'après les médias finlandais, Abderrahman Mechkah s'est vu refuser sa demande d'asile en Finlande, une information qui n'a pas été confirmée officiellement. La police s'est contentée d'indiquer qu'il "était en plein processus de demande d'asile en Finlande" et qu'il avait fait appel d'une première décision reçue, sans en préciser la nature.

    Le chef de file des Vrais finlandais, un parti populiste anti-immigration, a demandé le placement en centres de rétention des demandeurs d'asile déboutés en attendant leur expulsion. "Les îles finlandaises feraient l'affaire" pour accueillir ces centres, a ajouté Jussi Halla-aho.

    Devant la conférence des ambassadeurs finlandais mardi à Helsinki, le président Sauli Niinistö a quant à lui mis en garde contre la tentation du repli sur soi.

    Si "l'attaque a ébranlé le sentiment de sécurité des Finlandais (...), nous ne pouvons fermer nos frontières sans nous enfermer nous-mêmes", a-t-il prévenu.

    En juin, la Supo avait relevé d'un cran son niveau d'alerte face au risque terroriste et annoncé avoir repéré une activité du groupe jihadiste État islamique (EI) susceptible de viser la Finlande. Le risque est actuellement au niveau deux sur une échelle de quatre.


    Auteur : Par AFP

    Attaque en Finlande : le principal suspect a été identifié (21.08.2017)
    • Par Alicia.Paulet, AFP, Reuters Agences
    • Mis à jour le 21/08/2017 à 14:03
    • Publié le 21/08/2017 à 13:35
    L'homme qui a tué deux personnes et en a blessé huit autres à Turku, le 18 août, est un demandeur d'asile marocain de 18 ans, qui «s'intéressait aux idéologies extrémistes», selon les services de renseignements finlandais. Il sera présenté mardi devant un juge.

    L'enquête sur l'attaque à Turku, qui a fait deux morts et huit blessés, se poursuit. Le tribunal a annoncé avoir identifié Abderrahman Mechkah comme le principal suspect de l'attaque qualifiée de «terroriste» par les autorités finlandaises. La police l'avait rapidement interpellé, le blessant par balles à la jambe. Il est actuellement hospitalisé.

    vendredi 18 août 2017

    Espagne

    ESPAGNE: UN SUSPECT ADMET QUE LA CELLULE PRÉPARAIT UNE ATTAQUE PLUS IMPORTANTE (22.08.2017)
    Le terroriste des Ramblas abattu par la police espagnole (22.08.2017)
    ATTENTATS EN ESPAGNE: QUATRE SUSPECTS DEVANT LA JUSTICE, HUIT AUTRES TUÉS (22.08.2017)
    Divergences entre Madrid et Barcelone dans l'enquête sur les attentats (21.08.2017)
    Barcelone : l'auteur de l'attentat tué dans une opération de police (21.08.2017)
    Sur les traces des djihadistes de Catalogne (20.08.2017)
    Attentats en Espagne : les étranges voisins d'Alcanar (20.08.2017)
    Barcelone : les zones d'ombre de l'enquête (20.08.2017)
    Attentats en Espagne : un imam de Ripoll au centre de l'enquête (20.08.2017)
    Espagne : les terroristes avaient probablement un projet plus meurtrier (19.08.2017)
    Attentats en Catalogne : quelle est l’implantation de la mouvance djihadiste en Espagne ? (19.08.2017)
    Attentats en Espagne : deux jours après, l'enquête se poursuit (19.08.2017)
    Qui sont les suspects des attaques terroristes en Espagne ? (19.08.2017)
    Le salafisme a largement contaminé la Catalogne (18.08.2017)

    La campagne d’Europe de Daech : l’Espagne (2016)
    En Catalogne, devenue terre d'immigration, les étrangers s'intègrent par la langue (27.02.2008)
    L’islam espagnol et sa renaissance (2006)
    La Catalogne comptait 2.000.000 d'habitants en 1900 et, si elle avait suivi une croissance végétative, elle en serait à 2.400.000 habitants, au lieu des 6 millions actuels, qui s'expliquent par les migrations. Le poids de la Catalogne au sein de l'Etat espagnol serait de 6% au lieu de 16%. (1996, http://www.revues-plurielles.org/_uploads/pdf/9_17_21.pdf)
    Voir aussi : Attentats en Europe

    ESPAGNE: UN SUSPECT ADMET QUE LA CELLULE PRÉPARAIT UNE ATTAQUE PLUS IMPORTANTE (22.08.2017)
    Publié le : Mardi 22 Août 2017 - 16:20
    Mise à jour : Mardi 22 Août 2017 - 19:15

    Mohamed Houli Chemlal, membre présumé de la cellule djihadiste responsable des attentats en Espagne le 22 août 2017 à Tres Cantos, près de Madrid
    © STRINGER / AFP
    Auteur : Par AFP
     
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    La cellule jihadiste accusée des sanglants attentats de Catalogne revendiqués par le groupe Etat islamique préparait bien une attaque de plus grande ampleur, a confirmé l'un des quatre suspects interrogés mardi.

    Cet homme et les trois autres survivants de la cellule ont été inculpés pour "appartenance à une organisation terroriste, assassinats terroristes, possession d'explosifs".

    Mohamed Houli Chemlal a confirmé mardi devant le juge d'instruction les déclarations qu'il avait faites en garde à vue, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

    Il avait alors affirmé que la cellule préparait un attentat plus important que les deux attaques de Barcelone et de Cambrils. Ces attaques jeudi et vendredi contre la capitale catalane et la station balnéaire, plus au sud, ont fait 15 morts et plus de 120 blessés, dont sept étaient entre la vie et la mort mardi après-midi.

    Mohamed Houli Chemlal avait été blessé dans l'explosion d'une maison à Alcanar, au sud de Barcelone, où la cellule aurait préparé les attaques, et constitue à ce titre un suspect-clef pour les enquêteurs: il est le seul en vie dont on sait avec certitude qu'il a séjourné à cet endroit et qui puisse raconter ce que les suspects y faisaient.

    Sous les décombres, les policiers ont découvert 120 bonbonnes de gaz et des traces de substances habituellement utilisées pour fabriquer du TATP, un explosif prisé par l'EI.

    - Devant l'Audience nationale -

    Selon la police, la perte de ce laboratoire de fortune a pu pousser les suspects à recourir à des moyens plus rudimentaires.

    Jeudi, Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans, a pris le volant d'une camionnette pour faucher la foule sur les Ramblas, y faisant 13 morts, et a ensuite assassiné un automobiliste pour lui voler sa voiture.

    Après quatre jours de cavale, il a été abattu lundi par la police à Subirats, à 50 km de Barcelone.

    Quelques heures après le massacre sur les Ramblas, d'autres membres présumés de la cellule jihadiste - Moussa Oukabir, Mohamed Hichamy, son frère Omar Hichamy, Saïd Aallaa et Houssaine Abouyaaqoub - avaient à leur tour foncé dans la foule sur le bord de mer à Cambrils, blessant plusieurs personnes avant d'entrer en collision avec une patrouille de police, puis d'être tués par la police.

    Après la mort de deux autres membres de la cellule dans l'explosion de la maison à Alcanar, l'imam marocain Abdelbaki Es Satty et en principe Youssef Aallaa (dont les restes doivent encore être identifiés officiellement), il n'en reste que quatre vivants.

    Driss Oukabir, Mohammed Aallaa, Salh El Karib et l'Espagnol Mohamed Houli Chemlal ont tous été présentés mardi matin devant l'Audience nationale, une juridiction spécialisée dans les affaires sensibles à Madrid, selon une source proche de l'enquête en Catalogne.

    - Ramifications internationales -

    La police continue parallèlement à enquêter sur les possibles ramifications internationales de la cellule, notamment sur les déplacements de plusieurs de ses membres à l'étranger.

    Au moins un des suspects, dont le nom n'a pas été révélé, s'est rendu à Zurich en décembre, selon la police fédérale suisse, qui a retrouvé trace de son passage dans un hôtel de la ville. L'imam Abdelbaki Es Satty a quant à lui séjourné en Belgique entre janvier et mars 2016.

    Enfin, l'Audi A3 utilisée à Cambrils a été flashée près de Paris par un radar le 12 août avec quatre personnes à son bord, selon le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, qui doit recevoir mercredi à Paris son homologue espagnol Juan Ignacio Zoido.

    Parmi les quatre suspects, deux sont des frères de terroristes présumés abattus: Driss Oukabir, 27 ans, frère aîné de Moussa Oukabir, un des cinq occupants de l'Audi, et Mohammed Aaalla, 27 ans, le propriétaire de l'Audi, dont le frère Said, âgé de 18 ans, était à bord du véhicule.

    Le père de Mohammed Aallaa a déclaré à l'AFP que son aîné ne savait rien des plans du cadet, qui n'arrêtait pas de lui emprunter sa voiture pour "chercher du travail". Ce jour-là, c'était pour se rendre à la plage, a-t-il raconté.

    Les douze hommes de la cellule, en majorité des Marocains, ont pour la plupart grandi à Ripoll, une petite ville au pied des Pyrénées où s'étaient installés leurs parents marocains.
    Auteur : Par AFP



    Le terroriste des Ramblas abattu par la police espagnole (22.08.2017)


    Par Jean Chichizola et Service InfographieMis à jour le 22/08/2017 à 09h16 | Publié le 21/08/2017 à 20h19

    INFOGRAPHIE - L'enquête s'oriente désormais sur les complicités internationales des auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils.

    De notre envoyé spécial à Barcelone.

    Officiellement identifié lundi matin comme le terroriste de Barcelone, Younès Abouyaaqoub a été abattu le même jour par les Mossos d'Esquadra (la police catalane) à Subirats (à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Barcelone). D'après le quotidien catalan La Vanguardia, c'est un particulier qui, en début d'après-midi, a remarqué un homme correspondant au signalement du terroriste. Sa femme avait alors interpellé l'inconnu qui s'était mis à courir en direction d'une vigne voisine. Alertée, une patrouille de police est arrivée sur les lieux et a abattu l'individu, qui a crié «Allah akbar» et portait une ceinture d'explosifs qui s'est révélée factice, comme celles des terroristes de Cambrils.

    Les enquêteurs sont par ailleurs désormais certains que, dans sa fuite, Abouyaaqoub a poignardé un Catalan de 34 ans, Pau Pérez, devenu la quinzième victime des attentats, pour utiliser son véhicule. Peu de temps après le massacre des Ramblas, cette voiture avait forcé un contrôle de police. Les Mossos avaient tiré et retrouvé la Ford un peu plus loin avec à son bord le cadavre de Pau Pérez. On sait maintenant qu'après avoir quitté sa camionnette, le terroriste a tranquillement traversé un marché couvert et pris la direction de la zone universitaire. C'est à ce moment qu'il a tué de nouveau. Depuis plusieurs jours, Younès Abouyaaqoub, né le 1er janvier 1995 à M'rirt (Maroc), était l'homme le plus recherché de Catalogne et d'Espagne. Le mandat avait été transmis à l'ensemble des pays européens dans l'hypothèse où il serait sorti du pays.

    Une connexion belge

    Car la cellule terroriste pourrait bien disposer de complicités dans certains pays et les connections internationales des terroristes sont un axe majeur de l'enquête. Les voyages de l'imam de Ripoll, Abdelbaki es-Satty, soupçonné d'être le chef du groupe et mort dans l'explosion d'Alcanar, sont ainsi passés au crible. L'homme, condamné en Espagne en 2010 pour des faits de droit commun, s'est rendu au Maroc et en Belgique. Il a séjourné entre janvier et mars 2016 à Vilvoorde, connue pour être l'un des points de départs de djihadistes vers la zone syro-irakienne mais aussi à Diegem et Bruxelles. Es-Satty cherchait officiellement à s'employer comme imam.

    Les enquêteurs espagnols et belges tentent maintenant de savoir s'il a pu rencontrer des islamistes du cru. À noter que le maire de Vilvoorde a affirmé que la police locale l'avait «surveillé intensément» mais que rien d'inquiétant n'avait été constaté. Ce qui semble indiquer que l'individu était signalé. Par qui? Les Espagnols assurent qu'il n'était pas connu pour son radicalisme. Si les Belges ont eu des soupçons, en ont-ils fait part à leurs homologues ibériques? Dans tous les cas, cette connexion belge ne doit pas surprendre quand on connaît la porosité entre les communautés marocaines de Belgique, de France et d'Espagne. Mais elle est inquiétante car les filières djihadistes belges sont apparues dans nombre de dossiers ces dernières années.

    Côté français, on confirme que, comme l'a révélé Le Parisien, l'Audi utilisée à Cambrils, appartenant à l'un des frères Aalla en détention, a été flashée en région parisienne une semaine avant les attentats. Mais de source proche du dossier, on précise «qu'à ce stade, les investigations se poursuivant naturellement», il n'y a pas de connexions françaises ou de liens connus de l'imam es-Satty en France (ce qu'affirme El Pais se fondant sur des sources espagnoles). L'exploitation des documents retrouvés au domicile de ce dernier à Ripoll ainsi que de l'ensemble du matériel informatique des membres de la cellule fera peut-être évoluer la situation. Autre piste, certaine celle-là: le voyage à Zurich, en décembre 2016, de Mohamed Hichamy (tué à Cambrils) et de Youssef Aalla (probablement mort à Alcanar). La police helvétique a confirmé le passage de Mohamed Hichamy. Que venaient-y faire les jeunes radicalisés de Ripoll?


    Sous la solidarité, la division entre Castillans et Catalans

    L'unité nationale espagnole qui prévaut depuis les attentats djihadistes en Catalogne reste fragile. Malgré l'élan de solidarité suscité dans le pays par les attaques et la messe à la Sagrada Familia auxquels ont participé Mariano Rajoy, le président catalan, Carles Puigdemont, ainsi que le roi Felipe VI, la mésentente entre Madrid et Barcelone est perceptible. Notamment en ce qui concerne le déroulé de l'enquête. Le ministre de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a réveillé les susceptibilités en annonçant samedi que la cellule à l'origine des attentats avait été «démantelée». Le responsable de l'Intérieur de Catalogne, Joaquim Forn, avait jugé l'annonce prématurée et rappelé que c'était la police catalane, les Mossos d'Esquadra, qui était aux commandes.

    La Catalogne, comme le Pays basque, possède sa propre police, jalouse de son autonomie, mais hiérarchiquement soumise à l'État central.

    La presse madrilène, hostile au séparatisme catalan, relève que Joaquim Forn, en faisant le bilan des attentats, parle de victimes «catalanes» et «espagnoles», comme s'il s'agissait de nationalités différentes.

    Les journaux ont également mis en évidence l'idée selon laquelle la Catalogne serait un terreau de l'islamisme radical et une plateforme de recrutement de djihadistes. Certains vont même plus loin: la région aurait alimenté le risque terroriste sur son propre territoire en favorisant délibérément et sans contrôle l'immigration maghrébine face à celle des Latino-Américains, pour assurer la propagation de la langue catalane.

    La rédaction vous conseille :



    LES MUSULMANS DE BARCELONE CRAIGNENT DE PERDRE LEUR ESPAGNE TOLÉRANTE (20.08.2017)

    Publié le : Dimanche 20 Août 2017 - 15:48
    Mise à jour : Dimanche 20 Août 2017 - 16:45

    Une femme brandit une affichette sur laquelle est écrit: "Je suis musulmane catalane, je ne suis pas terroriste. L'islam c'est la paix", le 19 août 2017 sur les Ramblas de Barcelone
    © LLUIS GENE / AFP
    Auteur : Par AFP

    [Faux : L'islam, c'est le jihad. Voir la démonstration dans "le triangle du jihad". Ces gens sont des musulmans modérés, c'est-à-dire des personnes qui n'obéissent pas au Coran ou alors qui ne connaissent rien à leurs textes, car il n'y a pas d'islam modéré. S'ils veulent qu'on les pense sincères alors il faut qu'ils suppriment les versets du jihad du Coran. Mais ils ne le feront jamais : critiquer l'islam = apostasie = peine de mort ; et de plus, ils pensent que le Coran est la parole divine parfaite. Donc, même s'ils ne prennent pas les exhortations au massacre des juifs, des chrétiens et des polythéistes au pied de la lettre, ils ne toucheront pas à la lettre du Coran, ce qui laissera la possibilité pour l'islam radical (salafisme, frères musulmans, wahhabisme) plus cohérent de continuer à proliférer.

    Liens pour comprendre cette manipulation médiatique par les musulmans et secondées par une bonne partie de la presse et du monde politique :

    L'imam Raja Miah du quartier de Raval à Barcelone a croisé moins de fidèles depuis les attentats en Catalogne. L'importante communauté musulmane du quartier se fait discrète, craignant de ne plus vivre l'harmonie entre communautés religieuses qui règne en Espagne.

    "Les gens ont vraiment peur", explique le jeune Raja Miah, assis dans une pièce minuscule tandis qu'à côté, des enfants étudient le Coran dans cette modeste mosquée proche des Ramblas, l'avenue endeuillée par l'attentat où 13 personnes ont trouvé la mort jeudi.

    "Dès qu'ils sortent, les gens ont peur. Ils sont peu nombreux à venir prier. D'habitude nous sommes une quarantaine, mais hier soir, nous étions quinze et ce matin, dix", expliquait samedi le jeune religieux de 23 ans, arrivé il y a neuf ans dans la capitale catalane.

    La communauté musulmane du pays avait la sensation jusqu'à présent de vivre dans une petite oasis d'entente.

    En Espagne, les partis d'extrême droite sont isolés. La société accepte bien la différence. Seuls 4% des citoyens estiment que l'immigration constitue un problème, selon les études d'opinion du Centre de recherches sociologiques (CIS).

    Après la vague d'attentats du groupe Etat islamique (EI) en Europe, le nombre d'actes islamophobes a tout de même flambé, passant de 48 à 534 entre 2014 et 2015, selon la Plateforme citoyenne contre l'islamophobie.

    - Quelque chose a changé -

    Mais au Raval, où la moitié de la population est immigrée, avec de grandes communautés pakistanaise, bangladaise et marocaine, on vivait plutôt bien.

    "Les Espagnols nous traitent bien, ils nous aident, ils nous font nous sentir chez nous", explique Raja.
    Après les attentats cependant un silence un peu plus lourd qu'à l'accoutumée régnait dans les rues habituellement grouillantes du quartier populaire et densément peuplé.

    Quelques minutes après l'attentat de Barcelone, l'imam a senti que quelque chose avait changé.

    Alors qu'il avait pris peur en entendant la panique entraînée par le passage de la camionnette meurtrière, il a tenté de quitter le quartier lui aussi, mais la police l'a arrêté pour un contrôle.

    "C'est normal, ils ont vu ma barbe, ma tunique, ils m'ont fouillé. Tu te sens mal", raconte-t-il.

    "Ce qui se passe en France, au Royaume-Uni ou ailleurs fait peur", témoigne aussi, en évoquant la montée des partis d'extrême droite, Islam Zahid, 22 ans, gérant d'une supérette dans une petite rue où seuls résonnent les cris d'enfants jouant au football.

    En remontant les Ramblas avec sa fille pour rejoindre une manifestation de musulmans condamnant les attentats, Marzouk Rouj, un Marocain de 39 ans, avoue être "submergé" par la tristesse.

    Au début de l'allée touristique, en plein coeur de la ville, il rejoint une centaine de personnes, les yeux humides. "Ils ne sont pas musulmans, ils sont terroristes", "l'islam c'est la paix", scande le groupe. Certains ont déposé une couronne de fleurs en hommage aux victimes.

    "J'ai passé plus de temps ici que dans mon pays. Mes enfants sont scolarisés ici et je ne veux pas qu'on les regarde de travers à cause de ces barbares", s'énerve Marzouk, qui a quitté Nador, au nord-est du Maroc, quand il avait 16 ans.

    "En fin de compte, nous, les musulmans, sommes les principales victimes, aussi bien parce que nous sommes les plus nombreux à être tués dans ces attentats qu'à cause de la pression sociale", se lamente aussi Xantal Genovart, vice-présidente de l'association des femmes musulmanes de Catalogne.

    Cette région du nord-est de l'Espagne, où vit un quart de la population musulmane du pays, soit un demi-million de personnes, constitue l'une des principales zones de radicalisation, selon les experts.
    Mounir Benjelloun, président de la Fédération espagnole des groupes religieux islamiques, se veut optimiste : "Je pense que l'Espagne saura faire la part des choses et ne pas nous assimiler aux coupables, afin que le message xénophobe ne se répande pas".

    Vendredi, certains à Barcelone semblent lui avoir donné raison: quand une vingtaine de militants anti-islam ont tenté de manifester sur l'avenue, des passant les ont repoussés à coups de "Non aux racistes !"

    Auteur : Par AFP

    ATTENTATS EN ESPAGNE: QUATRE SUSPECTS DEVANT LA JUSTICE, HUIT AUTRES TUÉS (22.08.2017)
    http://www.francesoir.fr/actualites-monde/attentats-en-espagne-quatre-suspects-devant-la-justice-huit-autres-tues
    Publié le : Mardi 22 Août 2017 - 05:09
    Mise à jour : Mardi 22 Août 2017 - 09:00

    Des membres la police espagnole à côté du véhicule transportant le corps de Younès Abouyaaqoub, conducteur présumé du véhicule-bélier de l'attentat de Barcelone, à Subirat, le 21 août.
    © Josep LAGO / AFP
    Auteur : Par AFP

    Quatre suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête sur les attentats en Catalogne doivent être présentés à la justice mardi, alors que les huit autres membres de la cellule jihadiste ont été tués.

    "Les douze objectifs principaux sont détenus ou morts", a tweeté la police catalane lundi vers 20h00 (18H00 GMT) après quatre jours d'une traque qui a maintenu sur le qui-vive toutes les forces de l'ordre espagnoles.

    En cavale depuis les attentats de jeudi en Catalogne (nord-est de l'Espagne) revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), le conducteur présumé du véhicule-bélier de Barcelone, un Marocain de 22 ans, a finalement été tué peu après 17H00 (15H00 GMT) par les Mossos d'Esquadra (la police catalane) à Subirats, petit village au milieu des vignes, à 50 kilomètres à l'ouest de la capitale catalane.

    Younès Abouyaaqoub, Marocain ayant grandi en Espagne et tenu pour responsable de la mort de 14 des 15 victimes des attentats, a été abattu après avoir crié "Allah est grand". Ses empreintes digitales ont confirmé son identité.

    Plusieurs témoignages le situaient dans cette région lundi après-midi, après la diffusion d'un avis de recherche avec photos le qualifiant d'homme dangereux.

    "Ici, il y a pas mal de maisons de travailleurs saisonniers abandonnées, c'est facile de se cacher", confiait à l'AFP Arnau Gomez, 24 ans, qui habite à un kilomètre de là où l'homme a été tué.

    - 'Il fallait en finir' -

    "Je suis content et triste à la fois", réagissait lundi soir Hassan Azzidi, un Marocain de Ripoll, la ville catalane où le présumé jihadiste a grandi, comme la plupart des membres de la cellule.

    "Il fallait en finir avec tout ça, parce qu'on vit comme en guerre, mais en même temps, ce garçon si jeune, quelqu'un lui avait lavé le cerveau", poursuit-il.

    Après avoir annoncé sa mort, la police a aussi confirmé celle de l'imam marocain Abdelbaki Es Satty, soupçonné d'avoir radicalisé la bande de jeunes auteurs des attaques.

    Ses restes ont été identifiés dans une maison à Alcanar, à 200 km au sud-ouest de Barcelone, où ils auraient manipulé des explosifs, a expliqué le chef de la police catalane Josep Lluis Trapero.

    La veille des attentats, une déflagration a détruit la maison dans les décombres de laquelle on a découvert plus de 120 bombonnes de gaz: c'était le repaire des suspects.

    C'est sans doute cette explosion qui a précipité les attaques de Barcelone puis à Cambrils (120 km au sud de Barcelone), où une personne a été tuée et six blessées par une deuxième voiture-bélier, une Audi.

    Huit membres sur 12 de la cellule sont donc morts: cinq abattus dès vendredi dans la localité de Cambrils, où ils ont foncé à bord de l'Audi contre un barrage de police, deux tués dans l'explosion de la maison d'Alcanar et Younès Abouyaaqoub tué lundi après-midi.

    Après cinq jours de garde à vue, les quatre autres suspects encore en vie devaient comparaître mardi à Madrid devant l'Audience nationale, le tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme. Le juge déterminera alors s'ils sont inculpés et quel rôle on leur attribue.

    - Des connexions en Espagne et ailleurs ? -

    Parmi les quatre suspects en garde à vue, dont trois appréhendés à Ripoll et un à Alcanar, figurent trois Marocains et un Espagnol né dans l'enclave espagnole de Melilla au Maroc. Ils sont âgés de 21, 27, 28 et 34 ans.

    "Cela ne signifie pas qu'on a fini. Nous travaillons encore", a précisé la police sur Twitter, tandis que son chef évoquait la recherche désormais des connexions des membres de la cellule en Espagne et ailleurs.

    Jeudi, Younès Abouyaaqoub avait lancé sa camionnette contre une foule de promeneurs sur les Ramblas, la grande avenue de Barcelone qui descend vers la mer.

    Quand le véhicule s'est encastré contre un kiosque, il s'est enfui à pied, marchant pendant plus d'une heure vers le sud, sans être arrêté, a raconté lundi matin le major Trapero.

    Il a ensuite poignardé à mort un homme pour lui voler sa voiture.

    Ce décès n'avait, jusqu'à lundi matin, pas été relié par la police aux attentats.

    Après avoir forcé un barrage, Younès Abouyaaqoub avait abandonné la voiture. La police avait retrouvé l'homme mort à l'arrière, et perdu sa trace.

    L'imam marocain, âgé d'une quarantaine d'années, qui a fait de la prison pour trafic de drogue de 2010 à 2014, a lui séjourné en Belgique dans la commune de Machelen, près de Bruxelles "entre janvier et mars 2016".

    L'identification des victimes est aussi terminée, a par ailleurs annoncé le responsable de la Justice de Catalogne, Carles Mundó.

    Il s'agit de six Espagnols dont une femme avec la double nationalité argentine et un enfant, de trois Italiens, un Canadien, une Belge, deux Portugaises, un Américain, et un Autralo-Britannique de sept ans.

    En revanche, huit personnes continuaient lundi à lutter entre la vie et la mort lundi, et 12 blessés étaient dans un état grave.


    Auteur : Par AFP

    Divergences entre Madrid et Barcelone dans l'enquête sur les attentats (21.08.2017)

    • Publié le 21/08/2017 à 13:00
    L'union sacrée face au terrorisme reste fragile en Espagne, alors que le gouvernement régional catalan reste déterminé à tenir un référendum sur la sécession le 1er octobre, et Madrid à l'en empêcher.

    Le bras de fer entre Barcelone et Madrid sur le référendum d'indépendance en Catalogne menace l'union nationale et rejaillit sur l'enquête des attentats de jeudi qui ont fait au moins quatorze morts et plus de cent blessés. Quatre jour après, les dissensions existent entre le gouvernement et les indépendantistes catalans.

    Ce lundi, le responsable de l'Intérieur de Catalogne Joaquim Forn a communiqué à toutes les polices européennes l'identité de Younès Abouyaaquoub, le conducteur en fuite de la camionnette blanche avec laquelle il a semé la terreur jeudi sur les Ramblas.

    Distinction entre victimes «catalanes» et victimes «espagnoles»

    Deux jours plus tôt, le ministre espagnol de l'Intérieur, Juan Ignacio Zoido, avait annoncé que la cellule à l'origine des attentats avait été «démantelée». Une déclaration critiquée et jugée «prématurée» par Joaquim Forn, qui avait rappelé que c'était la police catalane, les Mossos d'Esquadra, qui était aux commandes. Une police certes hiérarchiquement soumise à l'Etat central, mais qui cultive jalousement son autonomie. Pourtant, Forn annonçait dimanche que la cellule était «neutralisée». La presse madrilène, hostile au séparatisme catalan, relevait pour sa part que Joaquim Forn, en faisant le bilan des attentats, distinguait les victimes «catalanes» et «espagnoles», comme s'il s'agissait de nationalités différentes.

    Ce dernier épisode illustre les divergences entre le gouvernement central et les Catalans, qui jouent chacun leur propre partition malgré une unité de façade. Jeudi soir, le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy s'était rendu à Barcelone avec son numéro deux, Soraya Saenz de Santamaria. Mais les autorités catalanes tenaient de leur côté une réunion de crise.

    «Vive la Catalogne»

    Ce n'est que le lendemain, qu'il rencontrait face à face le président catalan, l'indépendantiste Carles Puigdemont, avec lequel il avait eu une brève conversation téléphonique. A l'issue de cette première entrevue officielle depuis plus d'un an, Rajoy l'avait qualifiée de «très positive», insistant par ailleurs sur la nécessité de «travailler ensemble» et de chercher «l'unité dans la lutte contre le terrorisme». Unité qu'il est accusé jusque dans son propre camp d'avoir malmenée, en ayant alimenté la fièvre indépendantiste par son intransigeance envers les demandes d'autonomie accrue de la Catalogne.

    Le roi Felipe VI lui-aussi s'est rendu à Barcelone pour observer vendredi une minute de silence, avec Rajoy, Puigdemont et les dirigeants des partis politiques, sur une grande place proche des Ramblas. Ce moment de recueillement a été suivi de longs applaudissements, aux cris répétés de «Je n'ai pas peur» en catalan, dans une ambiance de solidarité. Mais le lendemain, quand, après avoir rendu visite à des blessés dans les hôpitaux, le roi a déposé une gerbe sur les Ramblas, les cris de «Vive la Catalogne» ont fusé, répétés. Felipe VI a encaissé, le visage fermé, comme lorsqu'il se faisait siffler aux matchs du Camp Nou, le stade du FC Barcelone, fief du nationalisme catalan.

    Tous les journaux ont souligné que la Catalogne était une source d'inquiétude pour les experts de la lutte anti-terroriste en raison du nombre élevés de djihadistes présumés arrêtés sur son territoire. Mais certains sont allés jusqu'à reprendre un reproche que la Catalogne rejette farouchement : la Catalogne se serait exposée au risque terroriste en favorisant délibérément et sans contrôle l'immigration maghrébine contre celle des latino-américains, pour assurer l'emprise de la langue catalane. En effet les arabophones seraient davantage ouverts à apprendre le catalan pour se faire entendre que les latino-américains qui parlent déjà l'espagnol que comprennent tous les Catalans.



    Barcelone : l'auteur de l'attentat tué dans une opération de police (21.08.2017)

    Par Le figaro.fr et AFP agenceMis à jour le 21/08/2017 à 18h31 | Publié le 21/08/2017 à 17h24

    La police catalane a indiqué que Younès Abouyaaqoub, le conducteur de la voiture-bélier qui a foncé sur la foule jeudi, a été abattu ce lundi en fin d'après-midi lors d'une opération policière. Il portait ce qui ressemblait à une ceinture d'explosifs.

    Toutes les polices du continent étaient à sa recherche. Younès Abouyaaqoub, identifié comme le chauffeur de la fourgonnette blanche qui a semé la terreur sur l'allée centrale des Ramblas à Barcelone, a été abattu par la police catalane, en fin d'après-midi à Subirats, à 850 kilomètres à l'ouest de la capitale de Catalogne. Il semblait porter une ceinture d'explosifs. Les démineurs, aidés d'un robot, ont été appelés sur place, les policiers ne sachant pas si c'est une véritable ceinture d'explosifs ou si elle est simulée a indiqué la police dans un communiqué.


    La police espagnole a diffusé, ce lundi, dans toute l'Europe le signalement de ce Marocain de 22 ans, qui «pourrait être armé». Les autorités ont publié sur les réseaux sociaux quatre photos de cet homme d'environ 1,80m. Elles avaient demandé, dans le même temps, à la population de les aider à «mettre la main» sur Younès Abouyaaqoub, en apportant toutes les informations qu'elle pourrait avoir sur ses contacts ou ses activités passées.

    Le bilan des attaques de Barcelone, jeudi, et de la station balnéaire catalane, de Cambrils la nuit suivante, est monté lundi à 15 morts. Les enquêteurs ont en effet établi que le fuyard avait tué un automobiliste espagnol pour s'emparer de sa voiture.

    Des zones d'ombre persistent

    Après avoir abandonné la camionnette sur la Rambla, il s'était enfui à pied. Après un parcours de quelque six kilomètres, il est arrivé à un parking où il a abordé un conducteur. «Il le poignarde, le place sur le siège arrière et tente de sortir de Barcelone», a raconté le chef de la police catalane, le major Josep Lluis Trapero. La ville est alors bouclée, Younès tombe sur un contrôle de police et accélère, renversant un agent. Les policiers tirent sur la voiture, qu'ils retrouveront plus tard abandonnée. Dans un premier temps, ils ont cru que le cadavre était celui du conducteur, touché par une balle, a expliqué le major Trapero.


    Ce dernier n'a par ailleurs toujours pas confirmé la mort de l'imam Abdelbaki Es Satty, un des derniers membres de la cellule terroriste. Ce Marocain âgé d'une quarantaine d'années, qui a fait de la prison pour trafic de drogue de 2010 à 2014 et a séjourné dans la commune de Machelen, près de Bruxelles «entre janvier et mars 2016», a disparu depuis mardi. L'homme pourrait avoir péri dans l'explosion d'Alcanar, la planque des djihadistes à 200 kilomètres au sud-ouest de Barcelone, où la police a retrouvé des restes humains encore non identifiés.

    Es Satty vivait, comme d'autres assaillants, à Ripoll, petite ville au pied des Pyrénées, où la police a mené ce lundi matin de nouvelles perquisitions. Il est soupçonné d'avoir «mangé le cerveau» de jeunes compatriotes pour les amener à former la cellule djihadiste derrière les attentats de Barcelone.

    Les 15 morts identifiés

    L'identification des victimes est terminée, a également annoncé le responsable des affaires de Justice de Catalogne, Carles Mundó. Il s'agit de six Espagnols dont une femme avec la double nationalité argentine et un enfant, de trois Italiens, un Canadien, une Belge, deux Portugaises, un(e) Américain(e), et un autralo-britannique de sept ans. Neuf personnes étaient encore entre la vie et la mort ce lundi, et 10 blessés dans un état grave.

    Le bilan aurait pu être encore plus lourd puisque les conspirateurs s'apprêtaient à commettre «un ou plusieurs attentats» de «manière imminente», selon le major Trapero. Un raté a entraîné la déflagration qui a détruit à Alcanar la maison où ils préparaient des explosifs depuis environ six mois. Martine Groby, une retraitée française de 61 ans voisine de la villa, a raconté avoir vu depuis avril quatre hommes, «qui parlaient tous français», aller et venir en déchargeant avec méfiance des marchandises.

    L'inspection de leur repaire a permis de découvrir au moins 120 bonbonnes de gaz butane, des substances explosives, y compris des traces de composants de TATP, explosif prisé des djihadistes du groupe État islamique (EI) qui a revendiqué les attentats. Le TATP, surnommé par les jihadistes «la mère de Satan», se fabrique avec des ingrédients en vente libre.

    Une manifestation de la communauté musulmane contre le terrorisme est prévue lundi soir à Barcelone alors que des graffiti hostiles ont été découverts sur quelques mosquées en Espagne.



    Sur les traces des djihadistes de Catalogne (20.08.2017)

    Par Jean Chichizola
    Mis à jour le 20/08/2017 à 20h09 | Publié le 20/08/2017 à 19h14

    INFOGRAPHIE - Les attentats ont été perpétrés par un petit groupe de jeunes Marocains venant de Ripoll, une petite ville au pied des Pyrénées.

    Envoyé spécial à Ripoll

    Capitale de la culture en 2013, Ripoll est fière d'être le «berceau de la Catalogne». Pour son malheur, cette ville de 10.500 habitants, au pied des Pyrénées, fut aussi le «berceau» de la cellule terroriste du «17 A».

    Située à une centaine de kilomètres au nord des Ramblas, elle accueille le visiteur avec un slogan: «1er octobre: Indépendance», allusion au projet de référendum opposant Madrid à Barcelone. Mais, en ce jour d'août, l'heure n'est pas, encore, à la politique. Les Mossos de Squadra (police catalane) filtrent, plutôt paisiblement, les véhicules. Sillonnant les rues et ruelles entrelacées, on tombe sur d'autres véhicules et uniformes. Et pour cause: sur les douze suspects morts, en garde à vue ou encore officiellement recherchés, tous sont liés à Ripoll. Neuf, mineurs ou âgés d'une vingtaine d'années, sont issus de fratries locales: les Oukabir (un frère mort, l'autre en garde à vue), les Aala (deux morts et le troisième en garde à vue), les Hichamy (l'un tué, l'autre officiellement recherché) et enfin les Abouyaaqoub (un tué et le second officiellement recherché). Les trois autres suspects (deux détenus et un probablement mort) ont tous vécu sur place.

    Au rythme des perquisitions

    Rien d'étonnant donc à ce que la bourgade vive au rythme des perquisitions. Le sud de la ville a particulièrement été visé mais aussi des appartements du centre historique à l'ombre du monastère médiéval. Point de «ghetto» à Ripoll, mais quelques barres d'immeubles où l'on voit nombre de musulmans, ils seraient plusieurs centaines, venus vivre là. La clé de leur installation se trouve à la sortie de la ville, en direction des superbes paysages du Val de Nuria et de la commune touristique de Ribes de Freser, où l'un des terroristes avait des attaches.

    Dans cette vallée industrieuse, plusieurs bâtiments imposants jouxtent la route. On y travaille le métal et on a besoin de main-d'œuvre. Voilà pour la présence de ces immigrés, majoritairement marocains. Comment certains de leurs enfants sont-ils devenus des terroristes? Poser la question, c'est être saisi d'une désagréable certitude: dans l'Europe de 2017, le terrorisme islamiste est devenu un fait divers banal. De même qu'à chaque fusillade, les témoins parlent d'«un bruit de pétards», chaque attentat sécrète ses explications toutes faites.

    Premier récit: celui de jeunes sympathiques et intégrés. Préférant garder l'anonymat, «car on ne sait jamais», une ancienne camarade de classe de deux terroristes abattus par la police et anciens élèves de l'établissement public local parle «de garçons réservés et agréables, sans histoire». Un de leurs anciens partenaires au football remarque «qu'ils aimaient bien se retrouver entre eux mais c'est normal pour des copains». Du côté des familles, qui ont manifesté publiquement leur condamnation, on estime que «quelqu'un» leur a tourné la tête. Ami du père de l'un des suspects, un Marocain affirme que «personne ne s'est jamais rendu compte de rien».

    Pour entendre le second récit, il faut flâner du côté des terrasses de la vieille ville. Là où l'on croise, sans connaître la traduction en espagnol ou en catalan, ceux que d'aucuns appelleraient les Ripollés «de souche». L'agacement est palpable mais le discours est pondéré, témoignant avant tout de la stupéfaction que «ça» puisse se passer «ici». Un homme, sans qu'on sache si son point de vue est partagé, finit pourtant par glisser: «Ce sont des Marocains, rien d'étonnant!» Le voile est levé sur une réalité locale: celle d'une petite ville de montagne où, selon les statistiques, le nombre d'étrangers a fortement augmenté entre 2000 et 2016. En 2013, le maire notait: «nous n'avons pas de problèmes particuliers. Les enfants d'immigrés s'intègrent bien sur le plan de la culture et de la langue grâce au travail des établissements scolaires, des associations sportives, culturelles.». Reste que, ces derniers jours, les interpellations de suspects ont donné lieu à des scènes qui laissent penser que le problème est plus profond: une petite foule les a accueillis à grand renfort «d'assassins» et de menaces de mort.

    L'imam de la rue Saint-Pierre

    Voici donc Ripoll, comme beaucoup de cités avant elle, prise au piège d'un double mythe: celui d'anges soudain «maraboutés» pour devenir des démons ou celui d'individus condamnés génétiquement à devenir des bourreaux. Mais, comme les terroristes d'autres obédiences, les membres de la cellule de Ripoll ont fait le choix conscient d'adhérer à une idéologie ayant pour visée de terroriser et de tuer. Et cette adhésion, on peut en percevoir le faible écho, dans les rues de la ville, dans les témoignages de proches, dans les messages laissés sur Internet.

    Depuis le Maroc, le père de Moussa Oukabir, tué dans l'attaque de Cambrils, remarque que son fils, qui fréquentait avec certains de ses futurs complices un centre luttant contre «l'exclusion sociale», s'était récemment mis à «prier». En plein cœur de la vieille ville, dans la rue Saint-Pierre, à deux pas du monastère, les policiers ont perquisitionné samedi le domicile de l'imam Abdelbaki Es Satty, recherché et possiblement mort. Arrivé en 2015, le religieux, qui aimait semble-t-il aller en Belgique, officiait depuis moins d'un an dans la seconde mosquée du lieu (au sud de la ville non loin de la première créée en 2008, les deux ressemblant plus à des garages qu'à des édifices religieux). Il n'exerçait plus depuis juin, arguant d'un départ au Maroc, même si son colocataire affirme l'avoir vu à Ripoll le 15 août.

    Es Satty connaissait au moins une partie des futurs terroristes. Marocain, il était domicilié en 2007 à Vilanova i La Geltru, entre Barcelone et Tarragone. Selon les autorités, son profil est éloquent: sorti de prison en 2012 après deux ans de détention, en contact, selon des médias espagnols citant des sources proches de l'enquête, avec un terroriste du 11 mars 2004. Âgé de 45 ans, a-t-il été le recruteur, l'inspirateur des jeunes de Ripoll? À l'enquête de le déterminer. Les a-t-il radicalisés à la vitesse de l'éclair? La réalité est peut-être plus complexe. En 2015, Es Satty venant à peine d'arriver à Ripoll, Moussa Oukabir, provocateur, rêvait sur Internet du haut de ses 15 ans «de tuer des infidèles». Quel rôle la Toile, ou les échanges entre amis, ont-ils joué dans l'adhésion à l'islam radical? À Ripoll, on se souvient qu'on voyait parfois les copains discuter le soir sur les terrains de sport. Sans qu'on se doute de ce qu'ils pouvaient bien se raconter.

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