lundi 17 juillet 2017

Violences en banlieue

Des ouvriers d'Échirolles harcelés par des bandes d'ados (18.07.2017)
Aisne: plus de mineurs dans les rues à 23h (17.07.2017)
Seine-et-Marne. Une crèche part en flammes, la piste criminelle privilégiée (17.07.2017)
Seine-et-Marne: 2 jeunes écroués après la mort d'un homme, Hassen Kherbache (17.07.2017)
« Il faut que les choses changent. Hassen a grandi à Nangis, c’était la belle époque » (16.07.2017)
Seine-et-Marne : recueillement après la mort tragique d’Hassen Kherbache à Nangis (15.07.2017)
Seine-et-Marne : Hassen, 47 ans, tué en s’interposant dans une rixe à Nangis (14.07.2017)

Des ouvriers d'Échirolles harcelés par des bandes d'ados (18.07.2017)

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 Par Anne Jouan Mis à jour le 18/07/2017 à 19:29 Publié le 18/07/2017 à 19:09

Le chantier de la halte-garderie devrait reprendre en septembre. Il sera sécurisé, notamment avec des effectifs de la police nationale.

Deux chantiers sont suspendus depuis deux mois après que des jeunes ont intimidé des ouvriers. Ils leur reprochent d'occuper des emplois à leur place. Des interpellations ont eu lieu.


Après deux mois d'interruption, le chantier espace public a pu reprendre mardi à Échirolles (Isère). Il avait été suspendu mi-mai quand une bande de jeunes du coin était venue intimider et menacer les ouvriers. Ils leur reprochaient d'occuper des emplois auxquels ils auraient, eux, pu prétendre. Après avoir demandé aux perturbateurs de les laisser travailler en paix, les ouvriers avaient fait valoir leur droit de retrait dans deux chantiers d'Échirolles: une halte-garderie de ...

Aisne: plus de mineurs dans les rues à 23h (17.07.2017)
Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/07/2017 à 16:28 Publié le 17/07/2017 à 16:14

Le maire d'un village de l'Aisne, Origny-Sainte-Benoîte, vient de prendre un arrêté pour interdire la circulation des mineurs après 23 heures, estimant qu'ils étaient à l'origine de dégradations et nuisances sonores.

"Nous avons pris cette décision avec le conseil municipal pour que les parents comprennent qu'après 23 heures, les enfants n'ont rien à faire dehors", a expliqué aujourd'hui à l'AFP Francis Delville, maire de cette commune de 1800 habitats à l'ouest de Saint-Quentin.


Prise le 11 juillet, cette mesure fait suite à "une série de dégradations et nuisances sonores", constatées après l'extinction des lumières dans le village, à 23 heures. Elles seraient le fait d'une "quinzaine de mineurs", selon M. Delville. "En période scolaire, c'est le week-end mais en période de vacances, c'est tous les jours. Nous voulons tous passer un été tranquille", a-t-il ajouté, réfutant le terme de "couvre-feu" et affirmant vouloir "avant tout sensibiliser les parents".

C'est la gendarmerie qui sera chargée d'intervenir: "Si un mineur est interpellé après 23 heures, il sera ramené chez ses parents ou conduit à la gendarmerie où ses parents viendront le chercher le lendemain".

Seine-et-Marne. Une crèche part en flammes, la piste criminelle privilégiée (17.07.2017)


Modifié le 17/07/2017 à 10:50 | Publié le 17/07/2017 à 10:50

Un incendie a partiellement réduit en cendres une crèche de Chelles (Seine-et-Marne) dimanche soir, sans faire de blessés, a-t-on appris lundi auprès de sources policières qui privilégient la piste criminelle.

 L'incendie du bâtiment situé dans le centre de cette ville de la région parisienne s'est produit vers 21h, dimanche. Il a été « rapidement maîtrisé » par les pompiers, a indiqué l'une de ces sources policières. Le rez-de-chaussée a été « détruit » et le premier étage « endommagé », a-t-elle précisé.


« La porte du bâtiment a été retrouvée ouverte par les pompiers », a-t-elle poursuivi, ajoutant que la piste « criminelle » était privilégiée. Une autre source policière a aussi évoqué des « actes de vandalisme » à l'intérieur du bâtiment.

Seine-et-Marne : 2 jeunes écroués après la mort d'un homme (17.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 17/07/2017 à 16:38 Publié le 17/07/2017 à 16:34


Deux suspects, un homme et une femme d'une vingtaine d'années, ont été mis en examen et écroués hier après la mort d'un père de famille de 47 ans qui s'était interposé lors d'une bagarre à Nangis en Seine-et-Marne, selon des sources concordantes.

Une information judiciaire a été ouverte et les deux suspects, qui avaient été interpellés rapidement après les faits, ont été placés en détention provisoire, a indiqué le parquet de Melun.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime a reçu un coup de couteau en intervenant "pour apaiser les choses" dans une dispute entre des jeunes d'un quartier défavorisé de Nangis, dans la nuit de jeudi à vendredi.


Blessé à l'artère fémorale, ce père de trois enfants, très apprécié dans le quartier, a succombé à une hémorragie. Une marche blanche est organisée ce lundi à 18H00 par la famille de la victime.


« Il faut que les choses changent. Hassen a grandi à Nangis, c’était la belle époque » (16.07.2017)
>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Nangis|Sophie Bordier S. B.|16 juillet 2017, 21h06 | MAJ : 17 juillet 2017, 11h03|0


Nangis. La famille très soudée organise une marche ce lundi. Ici, Hassen Kherbache (avec la casquette) près de son frère aîné Mohammed (à droite) et de ses frères Larbi et Zouhir (à gauche) avec leur neveu Youssef (2e en partant de la gauche) DR
Sophie Bordier S. B.

En attendant l’inhumation du père de famille au Maroc, un rassemblement est prévu ce lundi à 18 heures. Côté enquête, une femme et un jeune homme ont été placés en détention provisoire.

Une marche silencieuse est prévue ce lundi à 18 heures à Nangis*en hommage à Hassen Kherbache, 47 ans, mortellement blessé à l’arme blanche à la cuisse alors qu’il tentait de s’interposer dans une rixe dans la nuit du 13 au 14 juillet dans le quartier de la Mare-au-Curé. Ce père de famille laisse une épouse et trois orphelins âgés de 10, 8 et 4 ans.

Ce sont les femmes de la famille Kherbache qui ont décidé cette marche, à commencer par Malika, sa veuve. Toute vêtue de blanc, très émue, les yeux humides, elle lance avec détermination : « Il faut que les choses changent. Hassen a grandi à Nangis, c’était la belle époque. Avec les nouvelles générations, il y a une violence qui n’a rien à faire ici. En organisant cette marche, nous voulons faire réagir les gens. »

Dans le pavillon de la mère d’Hassen ce dimanche, beaucoup d’amis, de voisins se retrouvent. Une cinquantaine de personnes qui se tenaient dans le salon, dans le jardin, dans la cuisine ou devant la bâtisse. Depuis trois jours, la maison ne désemplit pas. On apporte des gâteaux. La famille offre du thé à la menthe. Des gens issus de diverses communautés.

« Notre père a été le premier immigré marocain arrivé à Nangis en 1966. Notre famille est très connue et parfaitement intégrée », assure Asmaa, une sœur du défunt. Elle prononcera une discours à l'issue de la marche silencieuse, sur les lieux du drame. Elle commençait hier à réfléchir au texte qu’elle voulait écrire. Elle cite ses frères en exemple : Mohammed, fondateur du club de boxe, Larbi médiateur. Hassen avait travaillé aux services techniques de la ville. « À la marche, il y aura des Turcs, des musulmans, des commerçants, des enseignants comme Jean, notre ancien instituteur...», assure-t-elle, tellement Hassen était apprécié.

Dévastée par le chagrin, la famille s’interroge aussi sur le ou les auteurs présumés du coup mortel. « Dans cette famille, le fils se promenait toujours avec un couteau. Pourquoi il n’y a pas eu de suivi ? J’ai dit qu’un jour ça finirait mal », soupire Larbi, un des trois frères du défunt.
*Rassemblement à 18 heures à l’angle du boulevard Henri-Rousselle et de la rue du Marquis de Guerchy.

Deux personnes mises en examen et écrouées

Que s’est-il passé, ce 14 juillet à Nangis ? Selon les premiers témoignages, des jeunes du quartier ont refusé de serrer la main à un autre, arrivé de la petite couronne avec sa famille il y a plusieurs mois. Une altercation a suivi. Le jeune aurait sorti un couteau. Désarmé, il serait monté dans son logement puis redescendu avec ses parents. Des témoins auraient vu la mère portant des couteaux de cuisine. Hassen se serait alors interposé pour calmer la rixe. Il a été mortellement blessé à l’artère fémorale par arme blanche. Le père du jeune, lui, a été roué de coups et se trouve toujours hospitalisé dans un état grave. Les gendarmes ont interpellé trois personnes. Le parquet de Melun a ouvert une information judiciaire pour assassinat et violences aggravées. Ce dimanche, une femme et l’homme âgé d’une vingtaine d’années ont été placés en détention provisoire. La troisième personne a été remise en liberté. Le parquet n’en dira pas plus sur qui a porté le coup fatal à Hassen.


Seine-et-Marne : recueillement après la mort tragique d’Hassen Kherbache à Nangis (15.07.2017)


>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne|Sophie Bordier|15 juillet 2017, 19h36 | MAJ : 15 juillet 2017, 20h43|3

Nangis, 15 juillet. Mohammed Kherbache (en tee-shirt rouge), frère de la victime, au milieu des riverains venus déposer des roses blanchesprès de l'endroit où Hassen Kherbache a été mortellement blessé. LP/Sophie Bordier

Seine-et-MarneCoup mortelHassen Kherbachequartier de la mare au Curé
Trois personnes ont été placées en garde à vue et une information judiciaire ouverte après le décès de l’ancien agent communal.

Certains ont apporté une rose blanche. D’autres sont venus avec leurs mots et leurs bras tendus. Près d’une trentaine d’habitants du quartier de la Mare au Curé, à Nangis, se sont réunis ce samedi à partir de 13 h 30 près du lieu où Hassen Kherbache est décédé dans la nuit du 13 au 14 juillet.

Agé de 47 ans, ce père de famille qui rentrait du feu d’artifices de la ville a tenté de s’interposer dans une rixe pour calmer les choses.

Touché à l’artère fémorale avec une arme blanche

Selon l’autopsie, effectuée ce samedi, il a été mortellement blessé à l’artère fémorale avec une arme blanche par l’un des protagonistes. Trois personnes ont été placées en garde à vue.
Samedi, ses proches ont multiplié les hommages. «Un homme généreux, joyeux, quelqu’un de bien » soupire Nelly. «Un homme toujours prêts à apaiser les relations entre les gens » assure Florence. «C’est injuste » résume une habitante.

Aucun problème entre les communautés turque et marocaine

Frère du défunt, Mohammed incite chacun au calme. Soutenu par Driss Lachhab, représentant du conseil régional du culte musulman, il le redit : «Il n’y a aucun problème entre les communautés turque et marocaine. C’est un cas particulier. »

La victime sera inhumée au Maroc. Le maire Michel Billout (PCF) réfléchit avec les élus et la famille à faire un geste solennel pour saluer le courage d’Hassen qui fut aussi agent communal.
Le parquet va demander l’ouverture d’une information judiciaire.


Seine-et-Marne : Hassen, 47 ans, tué en s’interposant dans une rixe à Nangis (14.07.2017)

>Île-de-France & Oise>Seine-et-Marne>Nangis|Sylvain Deleuze|14 juillet 2017, 11h18 | MAJ : 15 juillet 2017, 17h10|10


Nangis, vendredi midi. Des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie étaient toujours sur les lieux où un homme a été mortellement blessé lors d’une rixe entre deux bandes dans le quartier de la Mare-aux-Curées, durant la nuit du jeudi 13 au vendredi 14 juillet. LP/Sylvain Deleuze
Sylvain Deleuze

En voulant mettre fin à une bagarre, un père de famille a été mortellement poignardé. Une autre personne a également été blessée lors de cette soirée émaillé de violences.

L’ambiance était pesante au cœur du quartier de la Mare-aux-Curées à Nangis (Seine-et-Marne), ce vendredi matin. Hassen, un père de trois enfants, âgé de 47 ans, a été mortellement poignardé à la cuisse alors qu’il essayait de s’interposer entre plusieurs individus, aux alentours de minuit. A 20 mètres de là, un autre homme a également été roué de coups et est dans un état jugé sérieux.


Hassen, 47 ans, a été tué jeudi soir dans son quartier. DR.

Les gendarmes de la section de recherche de Paris, en charge de l’enquête, ont procédé à plusieurs interpellations dans les heures qui ont suivi. Mais aucune information sur l’identité de l’auteur du ou des coups mortels n’a été communiquée, ni s’il figure parmi les personnes arrêtées.

«Il n’y a aucun problème entre communautés», tient à préciser d’emblée Mohammed, l’un des frères de la victime. Selon ses dires, «une altercation entre jeunes a éclaté pour rien. L’un d’eux aurait sorti un couteau et aurait été désarmé. Furieux, il serait allé chercher ses proches. Ils seraient descendus, armés, avec d’autres personnes. Mon frère qui rentrait du feu d’artifice aurait voulu s’interposer et a été mortellement blessé». La seconde victime aurait été blessée à la suite de ces premiers faits.

«Mort en accomplissant son devoir de citoyen»

«Les secours ont mis beaucoup de temps pour intervenir car les pompiers devaient être escortés par les gendarmes, raconte Mohammed. Touché à l’artère fémorale, il a perdu énormément de sang malgré le point de compression que quelqu’un a fait.»

A l’arrivée des secours, la tension était extrême et les forces de l’ordre ont d’ailleurs été caillassées. Un gendarme a reçu un coup de poing. «Il y avait des pierres qui pleuvaient de partout, décrit une mère de famille qui rentrait du feu d’artifice. Les gendarmes ont dû se déployer pour disperser plein de jeunes alors que la victime gisait dans son sang.»

Michel Billout, le maire (PC) de Nangis, s’est rendu dans le quartier dès jeudi soir. Dans un communiqué, il a rendu hommage à Hassen, un ancien employé de la mairie, «mort en accomplissant son devoir de citoyen». L’édile a aussi lancé «un appel au calme afin que les enquêteurs et la justice fassent convenablement leur travail». «C’était quelqu’un de gentil, c’est terrible», raconte une habitante du quartier, la gorge nouée. Arsène, un grand colosse, marche hagard. «Je suis sonné. Je ne réalise pas. Je le connais depuis 10 ans, bredouille-t-il. Il cherchait toujours à arranger les problèmes.»




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