dimanche 16 juillet 2017

Trafic de drogue, grand banditisme

800 millions d'euros de cocaïne saisies en Allemagne (20.07.2017)
2 tonnes de cannabis interceptées en Méditerranée (17.07.2017)
Afghanistan. L’armée reprend un district de l’opium aux talibans (17.07.2017)
Gard et Hérault. Des hommes encagoulés sèment la terreur sur les routes (17.07.2017)
La Fed s'inquiète de la consommation d'opiacés (13.07.2017)
Escroquerie aux allocations: 200.000 euros de préjudice (13.07.2017)
Jawad, le «logeur de Daech», ne sera pas jugé pour terrorisme (11.07.2017)
Essonne: 3 blessés, dont 2 policiers après une interpellation (06.07.2017)
Culture de cannabis à Tourcoing : 4 arrestations (06.07.2017)


800 millions d'euros de cocaïne saisies en Allemagne (20.07.2017)


Mis à jour le 20/07/2017 à 14:08

Les douanes allemandes ont annoncé, aujourd'hui, avoir réalisé une saisie record dans le port de Hambourg de 3,8 tonnes de cocaïne, provenant d'Amérique du Sud et d'une valeur marchande estimée à 800 millions d'euros.

Les précédentes grosses saisies ponctuelles de cocaïne en Allemagne concernaient des livraisons de "50 à 150 kg, maintenant les agents des douanes font face à des commandes d'une tonne ou plus", expliquent les services des douanes dans un communiqué.

Il s'agit "de la plus grosse saisie jamais réalisée en Allemagne", a souligné un haut responsable du ministère des Finances, qui chapeaute les douanes, Werner Gatzer.

Celle-ci s'est faite en plusieurs temps. En mars, les douaniers ont commencé par saisir 1,4 tonne de cocaïne, dissimulée à bord d'un cargo en provenance du Paraguay.

Le mois suivant, ils interceptent près de 1,6 tonne de poudre blanche toujours en provenance du Paraguay. En mai, 788 kilos expédiés cette fois-ci depuis l'Uruguay sont trouvés dans le port de Hambourg, le principal port marchand du pays.

La drogue était emballée dans des poches en plastique colorés, elles-mêmes rangées dans des sacs de sports voyageant au milieu d'autres marchandises dans des containers.

Les trafiquants ont utilisés la technique bien connue des agents de la lutte anti-drogues dite "à l'arrache": la drogue n'est pas soigneusement dissimulée, elle est placée au milieu d'autres marchandises et facilement accessible.

A l'arrivée dans un port, avant l'inspection des douanes, un complice brise les plombs scellant le container, exfiltre la marchandise et scelle de nouveau le container avec des plombs imitant les originaux.

Pour cette opération, qui n'a été rendue publique que aujourd'hui, les douanes allemandes ont eu recours à des "technologies de détection avancée", selon Gatzer. Les autorités n'ont pas indiqué ce qu'il en était d'éventuelles interpellations.


Cette saisie de drogue, dont la pureté a été évaluée à 85 ou 90%, a une valeur marchande de 800 millions d'euros sur le marché européen, selon les autorités.

2 tonnes de cannabis interceptées en Méditerranée (17.07.2017)

Mis à jour le 17/07/2017 à 15:03


Un total de 2,3 tonnes de résine de cannabis a été saisi début juillet par les douanes française et espagnole sur plusieurs "go-fast" de type Zodiac en Méditerranée, a annoncé, aujourd'hui, la douane française.

L'opération "Pascal 2017" a mobilisé du 3 au 17 juillet les moyens aériens, maritimes et terrestres des deux pays sur trois opérations de convoyage entre l'Afrique du Nord et l'Europe.

Le 7 juillet, après que des avions français et espagnols ont identifié "un transport de drogue sur un go-fast semi-rigide avec plusieurs dizaines de ballots à bord", la Garde civile espagnole a saisi 600 kg de résine de cannabis qui venaient d'être déchargées dans une camionnette à Algesiras (sud de l'Espagne) et arrêté le chauffeur, détaille la douane française dans un communiqué.

Le 10 juillet, "après plusieurs heures de traque en mer d'Alboran" (la partie occidentale de la Méditerranée), les forces françaises et espagnoles ont pris en chasse et intercepté un nouveau go-fast, un convoyage de drogue à vive allure, "alors qu'une partie de la cargaison (était) jetée en mer par les trafiquants". Les quatre membres d'équipage ont été arrêtés et 1,1 tonne saisie.


Le 14 juillet, un hélicoptère français a repéré une nouvelle embarcation "chargée de ballots de résine de cannabis". Après avoir assisté au débarquement de la marchandise sur une plage proche de Gibraltar, les forces de l'ordre ont "arrêté le chauffeur de la camionnette ayant récupéré 600 kg de résine de cannabis"

Afghanistan. L’armée reprend un district de l’opium aux talibans (17.07.2017)

Modifié le 17/07/2017 à 16:58 | Publié le 17/07/2017 à 16:58


Les forces de sécurité afghanes appuyées par des frappes aériennes américaines ont repris aux taliban un district de la province du Helmand, dans le sud du pays. | EPA/MAXPPP

Un district du Sud repris aux talibans en deux jours. Forte de ce succès, l’armée afghane, conseillée par les Marines américains, va poursuivre son offensive dans la province du Helmand, un des principaux centres de production d’opium au monde.

Les forces de sécurité afghanes appuyées par des frappes aériennes américaines ont repris aux talibans un district de la province du Helmand, dans le sud du pays, deux jours après le début de leur offensive, ont annoncé lundi des responsables du ministère de la Défense.


L’offensive a été lancée samedi pour reprendre le district de Nawa aux insurgés, affaiblir leurs positions dans le Helmand et les repousser jusqu’à Lashkar Gah, chef-lieu de la province.

Plus de cinquante bombes artisanales désactivées

Le général Dawlat Waziri, porte-parole du ministère de la défense a annoncé la mort de plus de 50 talibans ainsi que la destruction de véhicules et d’équipement militaire. Plus de 50 bombes artisanales ont été désactivées, a annoncé de son côté la Task Force Southwest, la mission d’assistance dirigée par les Marines américains dans le Helmand.


Les forces de sécurité devraient poursuivre l’opération plus au sud en empruntant la route principale jusqu’à la ville de Garmsir.

La reprise du district de Nawa, où les insurgés menaçaient Lashkar Gah, reflète le regain d’intérêt de l’armée afghane et de leurs conseillers américains pour la province du Helmand, d’où provient une grande part de l’opium produit dans le monde.

Gard et Hérault. Des hommes encagoulés sèment la terreur sur les routes (17.07.2017)

Modifié le 17/07/2017 à 15:47 | Publié le 17/07/2017 à 15:46
Au volant d’une voiture volée, plusieurs hommes encagoulés ont agressé des automobilistes dans le Gard et dans l’Hérault, sur des routes de Camargue et sur l'A9. Au volant d’une voiture volée, plusieurs hommes encagoulés ont agressé des automobilistes dans le Gard et dans l’Hérault, sur des routes de Camargue et sur l'A9. | Google StreetView

Au volant d’une voiture volée, plusieurs hommes encagoulés ont agressé des automobilistes dans le Gard et dans l’Hérault, sur des routes de Camargue et sur l'A9 afin de les dévaliser. Pris en chasse par la gendarmerie, ils ont réussi à s’enfuir.

Plusieurs automobilistes ont eu la peur de leur vie, dimanche matin dans le sud de la France. Tandis qu’ils circulaient sur la route près de La Grande-Motte (Hérault), au Grau-du-Roi ou à Estézargues (Gard), pour les uns, et sur l’autoroute A9 pour d’autres, une Renault Captur volée est venue les percuter ou leur faire des queues de poisson pour les forcer à s’arrêter.

Une fois le véhicule immobilisé, les malfaiteurs armés et encagoulés menaçaient les conducteurs et les passagers pour leur voler portables, sacs à main et affaires personnelles.


Les agresseurs ont été pris en chasse par la gendarmerie sur l’autoroute A9, au niveau de Nîmes. Mais ils ont réussi à s’enfuir et ont abandonné la Renault volée. Celle-ci a ensuite été retrouvée incendiée à Beaucaire. Une enquête a été ouverte.

La Fed s'inquiète de la consommation d'opiacés (13.07.2017)
Mis à jour le 13/07/2017 à 18:33


La patronne de la banque centrale américaine (Fed), Janet Yellen, s'est alarmée jeudi de l'épidémie d'abus d'opiacés aux Etats-Unis et de son impact sur l'emploi et la productivité de la jeune population masculine. 

S'exprimant devant une commission du Sénat, Mme Yellen a estimé que la crise des opiacés --de nombreux jeunes surtout dans l'est du pays deviennent dépendants à de puissants médicaments antidouleurs avant, parfois de se tourner vers l'héroïne-- "est liée à un déclin de la participation à l'emploi des travailleurs dans la force de l'âge". "Je ne sais pas si c'est la cause" d'une baisse de la participation à l'emploi ou "si c'en est un symptôme", a ajouté Mme Yellen. 

"Beaucoup d'individus avec peu de qualification ont des difficultés à trouver des emplois à revenus moyens, ce qui s'est peut-être intensifié pendant la récession", a-t-elle expliqué. "Mais cela dure vraiment. Nous voyons maintenant que c'est hélas probablement lié à la crise des opiacés", a poursuivi Mme Yellen, mentionnant aussi un accroissement "des décès dus au désespoir, aux suicides et aux drogues". "Nous observons une hausse du nombre de morts qui est particulièrement inhabituelle", s'est encore alarmée la présidente de la Fed. 

"Je crois que les Etats-Unis sont le seul pays développé où nous voyons une augmentation des décès dans ce type de population, spécialement parmi les jeunes hommes avec peu de formation", a-t-elle affirmé ajoutant: "C'est un problème très grave".

Plus de 33.000 personnes sont mortes en 2015 après une overdose d'opiacés, dont 20.000 par médicaments sur ordonnance, un record et quatre fois plus qu'en 1999, selon les derniers chiffre des Centres de contrôles de la santé (CDC).

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Escroquerie aux allocations: 200.000 euros de préjudice (13.07.2017)

Mis à jour le 13/07/2017 à 14:45


Un vaste réseau d'escroquerie aux allocations versées aux adultes handicapés a été démantelé par la Police de l'air et des frontières (PAF) de Toulouse et cinq personnes ont été mises en examen et écrouées, a indiqué, aujourd'hui, la PAF.

Depuis le début de la fraude il y a un an, le préjudice subi par les allocations familiales s'élève à environ 200.000 euros. Tous les versements irréguliers, dans plusieurs département du sud de la France, ont été stoppés, a indiqué la même source.

L'affaire a débuté par un banal contrôle à l'aéroport de Toulouse-Blagnac d'un couple âgé d'une trentaine d'années, de nationalité algérienne, en provenance d'Alger. Dans leurs bagages, les policiers ont été intrigués par des documents liés à des prestations sociales, qui semblaient faux.

L'enquête a rapidement montré que le couple convoyait d'Algérie vers la France des documents permettant de recevoir des allocations, essentiellement des aides versées aux adultes handicapés. Le couple devait ensuite remettre ces faux au chef du réseau.

Le parquet de Toulouse a ouvert une information judiciaire pour "escroquerie en bande organisée", "faux et usage de faux", "obtention frauduleuse de prestations sociales" et "aide aux séjours irréguliers". Le couple a été mis en examen et place en détention provisoire.

Le chef du réseau, un Franco-Algérien, et ses deux complices ont été arrêtés lundi matin dans le centre de Marseille, selon la PAF de Toulouse.

Jawad, le «logeur de Daech», ne sera pas jugé pour terrorisme (11.07.2017)
Les images de Jawad Bendaoud, diffusées sur BFMTV, le 18 novembre 2015.

Par Anne Jouan
Publié le 11/07/2017 à 18h52
INFO LE FIGARO - Il comparaîtra à la rentrée pour recel de malfaiteurs. Il encourt trois ans de prison.

Il a peut-être été la catharsis et la risée de tout un pays, il n'empêche. Jawad Bendaoud, 31 ans dont une dizaine d'années derrière les barreaux, va s'en tirer plutôt bien. Celui que la France entière connaît comme le «logeur de Daech», après son passage surréaliste en direct sur BFMTV cinq jours après les attentats du 13 novembre 2015, ne comparaîtra pas pour terrorisme.

Selon nos informations, le parquet de Paris vient de demander la requalification des faits visant Jawad Bendaoud en recel de malfaiteurs. Il sera jugé à la rentrée. La peine encourue passe ainsi de vingt ans pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes», à trois ans. Une décision qui ne fait pas l'unanimité chez les magistrats du pôle antiterroriste. Comme il a déjà passé deux années en détention préventive, il devrait sortir d'ici à un an.

Oui, Jawad Bendaoud a bien loué un squat de la rue du Corbillon, en plein cœur de Saint-Denis, à Abdelhamid Abaaoud, accusé d'être le commandant opérationnel des attentats de novembre 2015 et qui a directement participé au mitraillage des terrasses. Le djihadiste est décédé lors de l'opération policière du 18 novembre 2015 à Saint-Denis, lorsque son complice Chakib Akrouh se fait sauter avec une ceinture d'explosifs. Mais Jawad, le petit vendeur de crack hâbleur, n'était pas au courant de leurs motivations terroristes. Le 13 novembre s'arrête donc là pour lui. Le 18 novembre 2015, Jawad Bendaoud était apparu sur les écrans de télévision de BFMTV. L'inconnu vantard au blouson de cuir et cheveux gominés répondait aux questions d'un journaliste avant d'être interpellé en direct par la police. Il devient l'exutoire national sur les réseaux sociaux, qui se déchaînent.

Treize condamnations

Jawad Bendaoud, 31 ans, d'origine marocaine, est né à Épinay-sur-Seine. En 2008, il est condamné à huit ans d'emprisonnement par lacour d'assises de Seine-Saint-Denis, pour avoir tué «accidentellement», à coups de hachoir, son meilleur ami, âgé de 16 ans. À l'origine, une dispute pour un téléphone portable qui aurait mal tourné. Depuis, il vivait de trafics de drogue et a cumulé pas moins de treize condamnations pour des faits liés aux stupéfiants, détention d'armes aggravée en réunion, faux et usage de faux, conduite en état d'ivresse, violences conjugales ou encore violences aggravées en réunion. En décembre 2015, depuis la prison de Villepinte où il était détenu, Jawad Bendaoud avait écrit au juge d'instruction. Il lui disait ne pas vouloir devenir le «bouquet missaire» (bouc émissaire, NDLR) du 13 novembre. Il ne le sera pas.

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Essonne: 3 blessés, dont 2 policiers après une interpellation (06.07.2017)
Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 06/07/2017 à 20:46 Publié le 06/07/2017 à 20:41

Deux enquêtes, dont une de la police des polices, ont été ouvertes, aujourd'hui, après une interpellation mouvementée en Essonne lors de laquelle un policier a été traîné par la voiture d'un individu soupçonné d'être lié à un trafic de drogue, a indiqué le parquet d'Evry.


Dans la matinée, des fonctionnaires de police de la brigade des stupéfiants de Paris, agissant dans le cadre d'une affaire instruite à Bobigny, ont voulu interpeller à Arpajon le conducteur d'un véhicule faisant l'objet d'une surveillance, selon un communiqué du parquet. Alors que le véhicule était immobilisé dans le trafic, un policier a brisé une vitre pour maîtriser l'individu au volant, mais celui-ci a démarré pour se soustraire à l'interpellation, "entraînant le fonctionnaire de police sur plusieurs mètres", précise la même source.

Selon les témoignages des policiers sur place, cinq d'entre eux ont "fait usage de leur arme en direction du véhicule", tirant à une dizaine de reprises. Le conducteur, blessé à un mollet, a pu être interpellé alors qu'il prenait la fuite à pied. Un second fonctionnaire de police a été blessé à un bras en enjambant un parapet. Les trois blessés ont été hospitalisés.


Le parquet d'Evry a ouvert une enquête pour tentative d'homicide sur personne dépositaire de l'autorité publique et dégradations de biens privés et publics, qui a été confiée au commissariat d'Arpajon. La seconde enquête, règlementaire, a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale, les fonctionnaires ayant fait usage de leur arme.

Culture de cannabis à Tourcoing : 4 arrestations (06.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 06/07/2017 à 17:20 Publié le 06/07/2017 à 17:19
Quatre personnes soupçonnées d'avoir créé un important centre de production de cannabis indoor à Tourcoing ont été interpellées mardi, a indiqué aujourd'hui la Sûreté départementale de Lille.
Environ 800 pieds de cannabis - d'une valeur marchande potentielle de 320.000 euros - et "plusieurs centaines de milliers d'euros" d'avoirs criminels (voitures, biens immobiliers, comptes courants) ont été saisis lors de cette opération.


Les quatre hommes, âgés d'une trentaine d'années et déjà poursuivis dans des affaires de trafic de stupéfiants, ont été déférés jeudi matin devant le parquet de Lille.

Le bâtiment "de type industriel" où était organisée la culture était équipé "pour permettre une production beaucoup plus importante à celle saisie", destinée à l'agglomération lilloise, a précisé la Sûreté départementale, qui a mené l'enquête.

Les suspects intervenaient déjà dans l'importation d'herbe pour le marché lillois, mais auraient décidé de "produire eux-même" en indoor, une activité "très rentable". "Sur 1 m2, on peut planter 10 pieds, et chaque pied a une valeur marchande potentielle de 400 euros", souligne-t-on de même source.


Ce type de production quasiment industrielle est particulièrement développée dans la région lilloise, notamment en raison de la proximité avec la Belgique et les Pays-Bas où le matériel nécessaire est en vente libre, et de nombreux locaux appropriés vacants, de type hangars.

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