dimanche 16 juillet 2017

Afghanistan

Afghanistan. L’armée reprend un district de l’opium aux talibans (17.07.2017)
Afghanistan: record de victimes civiles (17.07.2017)
Le chef de l'EI en Afghanistan tué par l'armée américaine (15.07.2017)
L'armée américaine affirme avoir tué le chef de l'EI en Afghanistan (14.07.2017)
Les talibans afghans se disent prêts à gouverner (04.07.2017)
Cartes Asie et Afghanistan

Afghanistan. L’armée reprend un district de l’opium aux talibans (17.07.2017)

Modifié le 17/07/2017 à 16:58 | Publié le 17/07/2017 à 16:58


Les forces de sécurité afghanes appuyées par des frappes aériennes américaines ont repris aux taliban un district de la province du Helmand, dans le sud du pays. | EPA/MAXPPP

Un district du Sud repris aux talibans en deux jours. Forte de ce succès, l’armée afghane, conseillée par les Marines américains, va poursuivre son offensive dans la province du Helmand, un des principaux centres de production d’opium au monde.

Les forces de sécurité afghanes appuyées par des frappes aériennes américaines ont repris aux talibans un district de la province du Helmand, dans le sud du pays, deux jours après le début de leur offensive, ont annoncé lundi des responsables du ministère de la Défense.


L’offensive a été lancée samedi pour reprendre le district de Nawa aux insurgés, affaiblir leurs positions dans le Helmand et les repousser jusqu’à Lashkar Gah, chef-lieu de la province.

Plus de cinquante bombes artisanales désactivées

Le général Dawlat Waziri, porte-parole du ministère de la défense a annoncé la mort de plus de 50 talibans ainsi que la destruction de véhicules et d’équipement militaire. Plus de 50 bombes artisanales ont été désactivées, a annoncé de son côté la Task Force Southwest, la mission d’assistance dirigée par les Marines américains dans le Helmand.


Les forces de sécurité devraient poursuivre l’opération plus au sud en empruntant la route principale jusqu’à la ville de Garmsir.

La reprise du district de Nawa, où les insurgés menaçaient Lashkar Gah, reflète le regain d’intérêt de l’armée afghane et de leurs conseillers américains pour la province du Helmand, d’où provient une grande part de l’opium produit dans le monde.

Afghanistan: record de victimes civiles (17.07.2017)
Mis à jour le 17/07/2017 à 10:06
L'Afghanistan a enregistré au premier semestre 2017 un nouveau record à la hausse des victimes civiles avec 1662 morts et 3581 blessés au sein de la population, notamment à Kaboul, ont annoncé lundi les Nations unies.

Une grande partie des victimes (40%) ont été touchées par des explosions - attentats, mines et engins explosifs improvisés (EEI) - dont près d'une sur cinq dans la capitale Kaboul, précise la Mission d'assistance de l'ONU à l'Afghanistan (Manua) dans son rapport semestriel.


Sur les six premiers mois de 2017, les attentats suicides et attaques complexes -- comprenant une voiture piégée ouvrant la voie à un commando armé -- ont entraîné la mort de 259 civils, tandis que 892 ont été blessés, en hausse de 15% comparé à 2016.

Nombre de ces victimes ont résulté de l'attaque suicide au camion piégé perpétrée dans le quartier diplomatique de Kaboul le 31 mai, qui a fait 92 morts selon l'ONU - 150 selon le président Ashraf Ghani - et 500 blessés, "l'incident le plus meurtrier depuis 2001" selon la Manua.

Les femmes (174 ont été tuées, +23%) et les enfants (436 sont morts, +9%) sont également de plus en plus touchés par les mines terrestres et les raids aériens visant les positions insurgées, les talibans et le groupe Etat islamique.

Signe que le conflit s'étend, les victimes civiles sont en augmentation dans quinze des 34 provinces du pays, avec la recrudescence des attaques perpétrées par les insurgés, y compris pendant les mois d'hiver de janvier à mars. Les plus touchées sont, outre Kaboul, le Helmand, Kandahar, l'Uruzgan au sud, le Nangarhar (est), Herat et Faryab (ouest), Laghman (centre) et Kunduz et Farah (nord).

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Le chef de l'EI en Afghanistan tué par l'armée américaine (15.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec ReutersMis à jour le 15/07/2017 à 08:35 Publié le 15/07/2017 à 08:31


Le chef de l'Etat islamique (EI) en Afghanistan, Abu Sayed, a été tué dans une frappe aérienne alors qu'il se trouvait au quartier général du groupe dans la province de Kunar, a annoncé le Pentagone vendredi.
L'opération s'est déroulée mardi et d'autres membres de l'EI ont été tués, a indiqué la porte-parole de l'armée américaine Dana White qui a publié un communiqué.


Abu Sayed est le troisième chef de la branche afghane de l'EI à se faire tuer depuis juillet 2016. Son prédécesseur, Abdul Hasib, avait été tué lors d'une opération conjointe américano-afghane le 27 avril dernier dans la province de Nangarhar (est). Hafiz Saeed Khan, à qui il avait succédé, a été tué par une frappe de drone en 2016.


La branche afghane de l'EI, parfois désignée sous le nom d'Etat islamique-Khorasan, du nom de l'ancienne région englobant l'Afghanistan, une partie de l'Iran et de l'Asie centrale, est active depuis 2015. Elle combat à la fois les taliban et les forces afghanes et américaines.

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L'armée américaine affirme avoir tué le chef de l'EI en Afghanistan (14.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2017 à 21:47 Publié le 14/07/2017 à 20:49


L'armée américaine a tué le nouveau chef du groupe Etat islamique en Afghanistan lors d'un bombardement en début de semaine dans la province de Kunar, trois mois après la mort de son prédécesseur dans de semblables circonstances, a annoncé ce vendredi le Pentagone. Les Etats-Unis intensifient leur lutte contre l'organisation extrémiste dans ce pays, craignant que l'Afghanistan ne devienne à terme la nouvelle plaque tournante des jihadistes, qui perdent du terrain en Irak et en Syrie.

"Les forces américaines ont tué Abou Sayed", leader de l'EI-Khorasan - appellation de la branche locale de l'EI en Afghanistan - dans une "frappe sur le quartier général du groupe" jihadiste le 11 juillet, a précisé dans un communiqué la porte-parole du ministère américain de la Défense, Dana White. Le "raid aérien a également tué d'autres membres de l'EI-Khorasan et va considérablement perturber les objectifs du groupe terroriste d'intensifier sa présence en Afghanistan", a-t-elle expliqué.


Abou Sayed est le troisième "émir" de l'organisation djihadiste en Afghanistan à être abattu par Washington et Kaboul, après Hafiz Sayed Khan l'an dernier et Abdul Hasib fin avril. Ce dernier a été tué lors d'une opération conjointe des forces américaines et locales dans l'est du pays. Les forces afghanes et américaines ont lancé une offensive depuis mars 2017, souligne le Pentagone, pour "envoyer à l'EI le message clair qu'il n'y a pas de sanctuaire pour leurs combattants en Afghanistan".

Les talibans afghans se disent prêts à gouverner (04.07.2017)
Le mouvement taliban a engagé une politique d’apaisement à l’égard de la communauté internationale.

LE MONDE | 04.07.2017 à 10h57 | Par Jacques Follorou (Kaboul, envoyé spécial)

Des forces de sécurité afghanes observent des affrontements entre talibans et forces afghanes, à Kunduz, le 10 mai.

L’armée afghane a-t-elle délogé, mi-juin, l’organisation Etat islamique (EI) des grottes de Tora Bora avec l’aide des talibans ? L’information a été démentie au Monde par le gouvernement afghan, mais elle continue d’alimenter les conversations au sein des chancelleries occidentales à Kaboul. Et des ONG, afghanes et internationales, présentes dans la région, la confirment en souhaitant conserver l’anonymat. « Il y a des alliances tactiques ponctuelles dans les zones d’implantation de Daech, comme le nord-est, où les forces gouvernementales ont même pu donner des munitions aux talibans pour lutter contre un ennemi commun », explique Ahmed Rashid, expert reconnu du mouvement taliban.

Ce qui peut apparaître comme une contradiction – une alliance entre les talibans et le gouvernement afghan – s’inscrit dans un contexte local complexe où le principal mouvement insurgé afghan semble mener, derrière une action militaire connue de tous, un autre combat, plus ambitieux peut-être : celui consistant à être considéré comme un interlocuteur crédible et responsable pour pouvoir gouverner à nouveau le pays.

« Même si le mouvement taliban reste divisé et difficile à analyser, il y a indubitablement une nouvelle stratégie en cours, poursuit M. Rashid. Le camp de la paix reste minoritaire parmi les talibans, mais leur volonté d’exister politiquement dépasse largement leur seule soif d’emprise militaire. » Au quartier général de l’OTAN, à Kaboul, on se borne à reconnaître que « les talibans n’ont jamais été dans une position aussi favorable, même s’ils gagnent surtout sur le terrain de l’image et de la communication ».

Emprise croissante

Sur le terrain, « les talibans contrôlent plus de 40 % du territoire et 35 % de la population et leur emprise ne cesse de se renforcer », estime l’ONU à Kaboul. Dans certaines provinces du sud, comme le Helmand, fief historique taliban, le mouvement contrôle désormais...




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