mardi 11 juillet 2017

Yémen



Yémen: 20 civils tués dans un raid aérien (19.07.2017)
Yémen: trois militaires tués par balle (28.06.2017)
Dans le Yémen en guerre, le choléra a déjà fait près de 1000 morts (16.06.2017)

Yémen : le premier raid ordonné par Trump tourne à la bataille rangée (31.01.2017)

Yémen: 20 civils tués dans un raid aérien (19.07.2017)
Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 19/07/2017 à 10:59 Publié le 19/07/2017 à 10:54

Au moins 20 civils ont été tués dans un raid aérien contre un camp de déplacés près de Taëz, la troisième grande ville du Yémen, un pays déchiré par la guerre, selon un communiqué de l'ONU et des témoins.

L'attaque, survenue hier après-midi, a touché des Yéménites déplacés par la guerre, a indiqué le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) dans un communiqué. Au moins 7 femmes et 4 enfants figurent parmi les victimes, selon des témoins qui ont attribué le raid aérien à la coalition militaire arabe qui intervient au Yémen sous commandement saoudien.

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Yémen : trois militaires tués par balle (28.06.2017)


Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 28/06/2017 à 20:53 Publié le 28/06/2017 à 20:44
Trois militaires yéménites, dont un officier, ont été tués par balles mercredi dans le Hadramout, a rapporté une source militaire qui a évoqué la piste d'Al-Qaïda, actif dans cette province du sud-est du Yémen.

Les trois hommes, relevant de la 1ère région militaire, ont été abattus par des hommes armés dans la région d'Al-Qotn, a ajouté la même source. Les assaillants, qui ont réussi à prendre la fuite après l'attaque, seraient des membres d'Al-Qaïda, a encore dit la même source.


Par ailleurs, un officier a été enlevé mercredi soir dans la province d'Abyane (sud) par des membres présumés d'Al-Qaïda, selon une source de sécurité. Cet officier est membre de la garde présidentielle dans la province voisine d'Aden où est basé le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi.
Le Yémen est pris dans une guerre civile dévastatrice qui oppose depuis mars 2015 les rebelles chiites Houthis aux forces gouvernementales soutenues par une coalition arabe dirigée par l'Arabie saoudite, un chaos dont profitent des groupes jihadistes comme Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et l'organisation Etat islamique (EI).


Les partisans d'Al-Qaïda sont notamment actifs dans le sud et le sud-est du pays, régions sous contrôle des forces gouvernementales. Pour leur part, les Etats-Unis ont multiplié les attaques, notamment de drones, contre Al-Qaïda au Yémen depuis l'arrivée du président Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.

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Dans le Yémen en guerre, le choléra a déjà fait près de 1000 morts (16.06.2017)
Par Edouard de Mareschal Mis à jour le 20/06/2017 à 09:31 Publié le 16/06/2017 à 12:25
Des patients infectés par le choléra sont traités dans un hôpital de Sanaa, le 15 juin 2017.

L'épidémie de choléra prend une tournure dramatique au Yémen, ou des milliers de personnes sont aussi menacées par la famine. Le Figaro fait le point sur les causes de cette catastrophe humanitaire.
Plongé dans une guerre depuis plus de deux ans, le Yémen fait face aujourd'hui à un risque de famine doublé d'une épidémie de choléra qui a déjà fait près de 1000 morts. Le Figaro fait le point sur cette crise humanitaire qui peine à mobiliser la communauté internationale.

● La maladie se propage à un rythme «sans précédent»

Le Yémen s'enfonce dans une crise humanitaire qui s'aggrave de jour en jour. Actuellement, une épidémie de choléra «se propage à un rythme sans précédent» alerte l'ONU. 124.000 cas suspects ont été détectés en six semaines, et 923 décès sont à déplorer. Le virus est désormais présent dans 20 des 22 provinces du pays. «La situation risque de s'aggraver davantage à l'approche de la saison des pluies et en raison d'une malnutrition généralisée et de la faim», prévient l'ONU. Le 19 mai dernier, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a dit craindre jusqu'à 250.000 cas dans les six mois.

● Une épidémie favorisée par la destruction des infrastructures

Dans les décombres de maisons détruites dans des bombardements de la coalition arabe menée par l'Arabie saoudite, le 9 juin 2017 à Sanaa.

La guerre a détruit les infrastructures du pays. «L'effondrement des systèmes d'assainissement et d'approvisionnement en eau, les hôpitaux à peine fonctionnels et l'économie privée de liquidités font que 27,7 millions de Yéménites font face à une catastrophe humanitaire implacable», explique Bismarck Swangin, responsable de la communication pour l'Unicef au Yémen. «Les centres de santé ont cessé de fonctionner soit parce qu'ils ont été endommagés, soit parce qu'ils sont arrivés à cours de carburant et de fournitures, ou encore parce que les employés ont fui», détaille-t-il.

Pourtant, ces établissements doivent faire face à un très large afflux de patients qui viennent des quatre coins du pays. «Les enfants, qui sont les plus vulnérables, sont parfois traités à même le sol. Beaucoup sont dans un état critique», poursuit Bismark Swangin. «Pour ne rien arranger, il y a une pénurie de médecins et d'infirmiers, dont beaucoup n'ont pas été payés depuis 9 mois.»


Le Yémen entre dans sa troisième année de guerre. Elle oppose des rebelles Houthis, pro-iraniens, aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenu par une coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite. Les premiers contrôlent des provinces au Nord, dont Sanaa, quand les seconds ont fait d'Aden, au sud, leur capitale provisoire.

● Des familles entières s'enfoncent dans la pauvreté

Une femme porte son enfant qui souffre de malnutrition, le 13 juin 2017 à l'hôpital d'Hodeidah sur le bord de la mer rouge.

Les tissus économique et social du pays sont effondrés. «Les deux ans de guerre ont gravement entravé la capacité de résilience des familles, ainsi que leurs mécanismes de survie», explique Bismark Swangin. 80% des familles sont endettées ou vivent à crédit. Elles subissent des restrictions de nourriture parfois sévères. Le nombre d'enfants soldats est en hausse constante. «Au premier trimestre 2017, le nombre de cas vérifiés d'enfants recrutés et utilisés par des forces armées est presque trois fois plus important qu'au trimestre précédent», explique Bismark Swagin.

» Lire aussi - Yémen: «Des familles meurent de faim»

«Bien plus d'enfants meurent aujourd'hui de maladies évitables que des balles et des bombes»
Bismark Swagin, responsable de la communication pour l'Unicef au Yémen

De même, les mariages de jeunes filles augmentent significativement. «C'est un problème qui va de mal en pis. Aujourd'hui, plus des 2/3 des filles sont mariées bien avant leurs 18 ans, contre 50% d'entre elles avant la crise», assure le responsable de l'Unicef. Celui-ci ajoute qu'aujourd'hui, les enfants mineurs -qui représentent 80% de la population au Yémen- ont besoin d'une aide urgente et directe. «Bien plus d'enfants meurent aujourd'hui de maladies évitables que des balles et des bombes», explique Bismark Swangin.

● Appels à la mobilisations des organisations internationales


Les ONG et les agences de l'ONU lancent un appel immédiat à la communauté internationale pour qu'elle fournisse un appui immédiat en matière de secours et de santé. Moins de 30% de l'aide humanitaire promise au programme humanitaire de l'ONU a été honorée, a déclaré mercredi un porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). De son côté, l'Unicef a besoin de 83 millions de dollars pour éviter que l'épidémie ne se propage davantage. Fin mai, la vice présidente du Comité international de la Croix-rouge, Christine Beerli, appelait pour sa part à agir pour «mettre fin aux violences contre le personnel et les infrastructures de santé, qui sont commises tant par des Etats que par des groupes armés non-étatiques».

Yémen : le premier raid ordonné par Trump tourne à la bataille rangée (31.01.2017)
Par Adrien Jaulmes Mis à jour le 01/02/2017 à 16:29 Publié le 31/01/2017 à 19:59

VIDÉO - Le nouveau président américain a commandité une mission d'envoi de commandos dans la petite ville d'al-Bayda, fief d'al-Qaida. Les combats auraient fait plusieurs dizaines de morts.


La première opération militaire ordonnée par le président Trump a été un raid nocturne contre un fief d'al-Qaida au Yémen. Dans la nuit de samedi à dimanche 29 janvier, plusieurs hélicoptères ont déposé des commandos dans la localité d'al-Bayda, une petite ville du centre du pays. L'opération était menée par la «Team 6» des Navy Seals, unité célèbre pour avoir tué Ben Laden au Pakistan en 2011. 

Selon les Américains, le raid avait pour but de capturer ou d'éliminer un ou plusieurs responsables d'al-Qaida dans la Péninsule arabique, et de recueillir des renseignements opérationnels sur les activités du groupe. 

Selon d'autres sources, le but de l'opération aurait été de libérer un ou plusieurs otages occidentaux, dont ...

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