mardi 11 juillet 2017

Tunisie



Tunisie : la justice interdit «Wonder Woman» (19.07.2017)
Tunisie : les policiers réclament d'être protégés (06.07.2017)

Tunisie : la justice interdit «Wonder Woman» (19.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 19/07/2017 à 21:03 Publié le 19/07/2017 à 20:53


La justice tunisienne a finalement décidé d'interdire le film américain Wonder Woman, dont l'actrice principale est israélienne, plus d'un mois après sa diffusion programmée, a déclaré aujourd'hui le porte-parole du parquet Sofiène Sliti.


Suite à une plainte du parti nationaliste Al-Chaab, la diffusion du film avait d'abord été "suspendue" début juin. Le long-métrage hollywoodien devait passer dans au moins deux salles de la capitale Tunis.


Après plusieurs reports d'audience, la justice s'est prononcée vendredi pour l'interdiction du film, a dit M. Sliti, mais le verdict n'a été communiqué aux médias que cette semaine. Les attendus du jugement n'étaient pas encore connus.

Le parti Al-Chaab réclamait l'interdiction du film au motif que son actrice principale, l'Israélienne Gal Gadot, avait défendu à l'été 2014 sur Facebook l'offensive meurtrière d'Israël contre l'enclave palestinienne de Gaza. Une demande similaire d'une association de jeunes avocats avait en revanche été rejetée.

Le parti Al-Chaab avait dit dans un communiqué en juin qu'"il faut poursuivre la mobilisation sur ce type d'affaires, comme sur tout ce qui touche à la normalisation avec l'entité sioniste".

L'affaire a fait polémique en Tunisie: si certains ont appuyé cette interdiction pour dire "non à la normalisation" des relations avec Israël, d'autres ont parlé de "censure" et jugé qu'un appel au boycott aurait été plus approprié.

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Tunisie: les policiers réclament d'être protégés (06.07.2017)

Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 06/07/2017 à 15:22 Publié le 06/07/2017 à 15:19

Des centaines de policiers tunisiens se sont rassemblés aujourd'hui devant le Parlement, près de Tunis, pour réclamer l'adoption d'une loi les protégeant lors de leur travail, faisant valoir la difficulté de leurs tâches.

Rassemblés à l'appel du Syndicat national des forces de sécurité intérieure, les manifestants, dont la majorité habillés en civil, ont dénoncé les agressions enregistrées ces dernières semaines contre des agents de sécurité.

Le 24 juin, un policier est mort après avoir été grièvement brûlé par un cocktail Molotov lors de violences dans la région de Sidi Bouzid. Deux autres agents ont été blessés par des jets de projectiles et de pierres.


"Cher gouvernement, chers députés, c'est honteux que notre collègue ait été brûlé", "Ni peur ni terreur, l'agent de sécurité fait partie de ce peuple", ont crié les manifestants brandissant les portraits de policiers blessés ainsi que le drapeau national.

D'autres manifestants ont circulé autour du rassemblement dans leurs véhicules de fonction toutes sirènes allumées.

"Il faut que l'Etat protège ses hommes!", a dit Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat national des forces de sécurité intérieure, estimant que "l'Etat a laissé tomber les agents de sécurité qui appliquent la loi. Et si les gens parlent aujourd'hui d'une faiblesse de l'Etat c'est parce que nous sommes pas protégés, ni nous ni les membres de nos familles!" Selon lui, l'"adoption d'une loi interdisant les agressions contre les forces de sécurité intérieure" est nécessaire.

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